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Archive for the ‘● BIOGRAPHIES’ Category

Le Velvet Underground au Castle Los Angeles 1966 © Gerard MalangaEn 1966, trois garçons et une fille pâles tout de noir vêtus enregistraient un album qui changea la face du rock. Parrainés par Andy Warhol, ils ouvraient alors des voies inédites encore explorées de nos jours. L’exposition The Velvet Underground – New York Extravaganza de la Philharmonie de Paris nous fait visiter l’univers contrasté d’un groupe qui, aujourd’hui célèbre, fut quasiment ignoré en son temps.

Et le rock devint adulte… Sur le moment, peu de gens s’en sont rendu compte. C’est dans les décennies qui suivirent la fin du Velvet Underground que cela apparut comme évident. Conçue par Carole Mirabello et Christian Fevret, fondateur de la revue Les Inrockuptibles, l’exposition consacrée à ce groupe pop et avant-gardiste, séduisant et venimeux, est organisée à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’enregistrement du chef-d’œuvre qu’est The Velvet Underground and Nico, alternance de chansons délicates et de morceaux d’une rare brutalité. Dans les deux cas la sophistication des compositions et arrangements est extrême.

« Il ne s’agit pas d’un mausolée, nous explique Christian Fevret. Nous ne jouons pas la carte de la nostalgie car l’esthétique et le son du VU ne sont pas datés. Pour nous, c’est un groupe qui est notre contemporain. » Le parcours est constitué d’espaces qui illustrent ce point de vue à travers divers documents, dont des photos, films et sons. New York y tient un rôle majeur. « Le VU ne pouvait pas venir d’un autre lieu que cette ville qui était alors sinistrée, métallique, sale et sombre, que seuls égayaient quelques rayons de soleil. Sa musique est à cette image. »

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Villa SavoyeDossier. 50 ans après sa disparition, Le Corbusier reste une référence majeure dans le domaine de l’architecture. Pourtant, au-delà de quelques réalisations, l’étendue de ses travaux restent plutôt mal connue du grand public. L’exposition Le Corbusier, Mesures de l’homme du Centre Pompidou a été conçue pour nous donner les clés d’une œuvre qui a marqué profondément le XXe siècle. Comme il est difficile de faire entrer des bâtiments dans les salles d’une expo, Paris Capitale vous incite à aller en découvrir de vos propres yeux dans les rues de Paris et de ses environs. La région en compte une vingtaine, ce qui constitue un véritable trésor.

Une balade sur les traces de Le Corbusier amène à constater que son œuvre est à la fois simple et complexe, sensitive et intellectuelle. Tantôt on est séduit d’emblée tantôt on fait la moue, comme devant toute expression artistique authentiquement moderne. Car cette œuvre a été celle d’un créateur qui considérait l’architecture comme un art. Pour la « lire » au mieux, se référer à ses Cinq points d’une architecture moderne qu’il a théorisés en 1927 est des plus profitables : pilotis (qui libèrent de l’espace en rez-de-chaussée), plan libre, fenêtres en bandeau, façade libre (ces trois points étant rendus possible par l’absence de murs porteurs, remplacés par des dalles portées par des poteaux dans le étages) et toit-terrasse. À la fois contraignants et permettant à l’architecte de débrider son imagination, ces cinq points se retrouvent dans les réalisations de Le Corbusier, qu’il s’agisse d’une villa de luxe, d’un immeuble d’habitation social ou de toute autre construction.

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Bowie - Aladdin Sane, 1973 Photograph by Brian DuffyQui est David Bowie ? De quelle manière travaille-t-il, lui qui est entouré depuis ses débuts d’innombrables et très variés musiciens, producteurs, chorégraphes, photographes, designers, décorateurs… ? Une importante exposition présentée dans le cadre de la nouvelle Philharmonie de Paris va livrer quantité de secrets de cet artiste pop majeur. Au cœur du parcours sont présenté des tenues ébouriffantes de créateurs inspirés par le mystérieux Mr. Bowie.

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Combien d’étrangers ont-ils un de ses airs en tête à un moment ou à un autre quand ils visitent la capitale ? Presque tous sans doute ! C’est qu’en plus d’être une icône nationale, Piaf représente également un Paris idéal, à la fois sophistiqué et populaire. À l’occasion de la célébration du cinquantième anniversaire de sa disparition physique survenue le 10 octobre 1963, à l’age de 47 ans, voici un petit tour d’horizon des nids parisiens de ce drôle d’oiseau.

PiafC’est assez extraordinaire quand on y songe. Aux côtés de Napoléon, de Gaulle, BB ou Zidane, ce petit bout de femme continue d’incarner la France à travers le monde, alors même qu’elle a disparu voilà un demi-siècle. Ses chansons de haute facture et surtout la puissance de ses interprétations portées par une voix exceptionnelle et un jeu de scène théâtral saisissant, sa vie de femme libre émaillée de drames : tout cela explique ce succès continu.

Aussi brève qu’intense, la vie trépidante d’Édith Piaf s’est déroulée en majeure partie à Paris. Elle commence comme un roman naturaliste du XIXe siècle et se conclut comme une saga de star du XXe. C’est à Ménilmontant (hôpital Tenon) que naît Édith Gassion le 19 décembre 1915 de parents saltimbanques qui demeurent au 72 rue de Belleville (20e) – ne croyez pas la plaque qui évoque ici sa naissance sur les marches de l’immeuble…

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CORTO MALTESEDossier. Dans ces pages : la vie de Hugo Pratt et celle de son mythique personnage, plus une sélection de propos et dessins.

« Peut-être qu’en ce moment je rêve et que ma mort sera en fait un réveil, je quitterai ce rêve où je suis Hugo Pratt et je me retrouverai employé du cadastre à Linz », déclarait Hugo Pratt à son exégète Dominique Petitfaux. Il paraît qu’est mort, en 1995 à Lausanne, ce monstre sacré de la bande dessinée. Déjà en 1936, on avait annoncé la disparition de Corto Maltese, ce marin dont Pratt a raconté les aventures. On sait que Corto a participé à la guerre d’Espagne et puis plus rien. Très habilement le film de Jean-Claude Lubtchansky entremêle les biographies de Hugo et de Corto, nous proposant une masse de dessins et d’images d’archives qui restitue le rêve éveillé d’un auteur qui avouait, avant sa disparition : « Ma vie a été très riche, et je suis plein d’émotions, de beauté, de bonheur, de félicité. »

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Dossier. Commencée le 1er janvier 1994, la révolte des zapatistes de l’État du Chiapas a rappelé aux Mexicains la persistance de problèmes spécifiques dont pâtit une importante partie de leur société depuis la colonisation du pays, les Indiens. Le porte-parole des rebelles a sidéré le monde entier avec sa dialectique révolutionnaire teintée d’humour. Faisant autant référence à la globalisation libérale qu’à la question agraire locale, le « sous-commandant » Marcos est devenu une figure héroïque pour des millions de progressistes à travers le monde. Quoique sa figure… il ne la montre pas, caché sous son passe-montagne.

Cette humilité afficZapatahée rappelle celle d’Emiliano Zapata qui, entre 1910 et 1919, a été le fédérateur d’autres Indiens, ceux de l’État de Morelos. Là aussi, les problèmes agraires locaux eurent des répercutions aux niveaux national et international. Comme leur dénomination l’indique, les zapatistes du Chiapas font référence à leurs glorieux aînés.

Dix ans après le début de leur insurrection et près de cent ans après les premières flammèches de la révolution mexicaine dans laquelle Zapata joua un grand rôle, voici un dossier retraçant l’histoire des deux mouvements, sans oublier les événements dramatiques qui les ont précédés et en partie déterminés.

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Jacques Higelin 10Biographie. Né à Brou-sur-Chantereine (Seine-et-Marne), le 18 octobre 1940.

Issu d’une famille modeste, Jacques Higelin est poussé par son père vers le monde du spectacle. Enfant, il chante des chansons de Charles Trenet dans les cinémas, lors d’entractes. Adolescent, il s’initie à la cascade. Passant audition sur audition, il décroche un contrat de figurant pour l’opérette Nouvelle Orléans. On le voit en Indien ou en soldat au côté du jazzman Sidney Bechet.

Jeune homme, il apprend la musique et suit l’enseignement dramatique du cours Simon. Au théâtre, il est notamment mis Bébert et l’omnibusen scène par Michel Vitold dans Bon week-end monsieur Bennett, avec Guy Bedos. Higelin débute une carrière d’acteur de cinéma dans des films comme Le Bonheur est pour demain (Henri Fabiani, 1962), suivi entre autres du très joyeux Bébert et l’omnibus d’Yves Robert (la « suite » de La Guerre des boutons, 1963), de Sept jours ailleurs (Marin Karmitz, 1969), Elle court, elle court la banlieue (Gérard Pirès, 1972) ou La Bande du Rex (Jean-Henri Meunier, 1979) ; Higelin en a écrit la musique, il y est Frankie Mégalo, leader des Crans d’arrêt, alias Strychnine.

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