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Archive for the ‘● CRITIQUES DE DISQUES’ Category

Critique de disque. Voulez-vous danser le boogaloo ? Mélange de musiques afro-cubaines et de soul, auquel on a ajouté une belle rasade de jazz et une pincée de rock psychédélique, ce genre a connu son heure de gloire à la fin des années Boogaloo1960 du côté de Nueva York. Apparu après la grande époque du mambo et du cha-cha-cha et juste avant celle de la salsa, le boogaloo disparut assez vite. Comme d’autres micromouvements musicaux, tels que le rocksteady jamaïcain ou le glam rock britannique, il ne jouit d’une renommée qu’au sein de cercles restreints de connaisseurs. Et c’est bien dommage ! Cette anthologie est une parfaite initiation pour qui veut succomber aux sortilèges boogalesques. Certains des artistes qui y figurent sont fameux : Tito Puente, Ray Barretto, Willie Colon, Bobby Valentin en sont, ainsi que la diva Celia Cruz, qui nous chante Tumbaloflesicodelicomicoso. Comme le titre de cet air l’indique, le boogaloo est principalement fait pour s’amuser et danser.

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Critique de disque. C’est par ce chanteur que le monde ébahi a découvert l’incroyable musique populaire moderne d’Éthiopie. Nous étions en 1986, alors que l’ancien royaume de l’autoritaire Hailé Sélassié était dirigé par une junte militaire. Sorti cette année-là en Europe bien qu’enregistré une décennie plus tôt, l’album Erè Mèla Mèla de Mahmoud Ahmed devint instantanément un classique de la « world music » naissante. Jusque-là, seuls quelques voyageurs ou expatriés connaissaMAHMOUD AHMED « Alèmyé »ient l’étonnante pop éthiopienne. A leur retour chez eux, ils s’amusaient à faire écouter des cassettes en blind test à leurs amis. Qu’est-ce que c’est ? D’où ça vient ? Peut-être est-ce Fela Kuti avec des jazzmen birmans et un chanteur d’Asie centrale ? Ou alors un soulman complètement barré dans un trip arabisant ? On se perdait en conjectures. Il fallait savoir que ce que l’on écoutait était basé sur des formes et des rythmes traditionnels d’Éthiopie et que c’était joué par des instrumentistes fort urbains, sensibles au jazz, au rock et au rhythm’n’blues. Ce qu’il y avait peut-être de plus fascinant, c’était les voix des chanteurs, celle de notre ami Mahmoud Ahmed au premier chef.

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Critiques de disque et de film. En 1990, à peine la Roumanie avait-elle fini sa révolution que de jeunes musiciens bruxellois se pThe continuing adventures of Taraf de Haïdouksrécipitèrent dans le pays afin de rencontrer ces collègues tsiganes qui avaient fasciné l’un d’eux quelque temps auparavant, lors d’un voyage à travers le pays. À Clejani, en Valachie, ils trouvèrent leur bonheur. Dans ce village à moitié peuplé de Roms, une rue réunit en effet les habitations des lautari, les troubadours locaux. En recrutant un instrumentiste par famille, pour ne pas faire de jaloux, Stéphane Karo et Michel Winter purent lancer sur les routes l’extraordinaire Taraf de Haïdouks (l’orchestre des bandits justiciers). Cette histoire, comme beaucoup d’autres, est racontée dans l’un des documents audiovisuels que propose The Continuing Adventures of Taraf de Haïdouks.

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Critique de disque. Le Chávez Ravine n’existe plus. Ou plutôt, cet ensemble de quartiers de Los Angeles Est a subi une telle mutation que ses premiers habitants ne peuvent plus le reconnaître. Aujourd’hui, le stade des Dodgers a remplacé les rues et sentiers de ce secteur semi-urbain où s’étaient établies des familles de RY COODER « Chávez Ravine »chicanos, ces émigrants mexicains installés en Californie. C’est le souvenir de ce lieu que ravive Ry Cooder dans un disque singulier. Rappelons aux étourdis que ce guitariste et chanteur est une figure à part dans le show business américain. Épris de toutes les formes de musique, il a exploré avec succès – public et critique – tous les registres existant aux États-Unis, puis ceux d’autres contrées : Inde (avec V. M. Bhatt), Mali (avec Ali Farka Touré) ou Cuba (avec Manuel Galbán et le Buena Vista Social Club). Ici, il s’inspire des musiques que l’on pouvait écouter à l’époque où les citoyens de Chávez Ravine, du moins certains d’entre eux, s’élevèrent contre leur expropriation, dans les années 1950. Rock tex-mex, rhythm’n’blues, conjunto, country et jazz sont au programme, le tout étant agrémenté de touches reggae et électro. Un vrai festival !

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Critique de disque. « Inna de yard », cela signifie « dans la cour » en créole jamaïcain. C’est en plein air que ce disque a été enregistré durant une session mi-amicale mi-professionnelle. Tel est le principe de la collection sous le nom duquel il parait. Celle-ci, imaginée par les producteurs français du label Makasound, permet de découvrir le reggae d’une manière originale. Des ethnomusicologues non académiques comme l’ÉtaLINVAL THOMPSON Inna de yardts-unien Alan Lomax ou le Français Charles Duvelle ont procédé de façon identique pour leurs formidables captations sur le terrain, de même que Frédéric Galliano, plus récemment, dont le label Frikyiwa présente des artistes maliens jouant et chantant eux aussi dans leur cour. Le matériel dont on dispose à présent permet de ne rien perdre du travail des musiciens alors même que souffle le vent, passent les poules ou dansent les amis de passage. Ce volume est le troisième de la série. Le premier a été consacré au guitariste Earl « Chinna » Smith (membre du Soul Syndicate, des Wailers…), le deuxième au chanteur Kiddus I, deux personnages mythiques de la scène jamaïcaine roots. C’est maintenant au tour de Linval Thompson, chanteur également, et producteur de quelques belles choses durant les années 1970, période qui le vit revenir de Brooklyn où il s’était un temps installé.

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Critique de disque. La voix a mûri, mais elle provoque toujours ce même frisson dans l’échine. Maria Bethânia Vianna Telles Veloso est une des artistes majeures de la musique populaire brésilienne. Essentiellement interprète, elle MARIA BETHANIA « Que falta você me faz »chante à merveille les plus importants auteurs et compositeurs de son pays. Ici, elle est au sommet, reprenant quelques trésors du répertoire de Vinicius de Moraes, figure historique de la bossa nova. Celui-ci accueillit chaleureusement la jeune Bahianaise lorsqu’elle descendit à Rio en 1965 pour confirmer les espoirs que l’on portait en elle après des débuts remarqués. Le titre de l’album est explicite : Combien tu me manques. Poète et diplomate, Vinicius de Moraes (1913-1980) était un bon vivant – marié sept fois ! – aux idées progressistes et, à ce titre, mis à la retraite par les dictateurs militaires en 1968. C’est notamment l’auteur, avec Tom Jobim, de « The Girl of Ipanema », standard non repris ici.

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Critique de disque. C’est d’une fraîcheur et d’un dynamisme rares et cela provoque une envie de danser irrépressible. Tel est le kwaito, le tempo selon lequel bat le cœur de la jeunesse sud-africaine. L’onde de choc de l’explosion house music partie de Chicago au milieu des années 1980 a rapidement atteint la TALES OF URBAN S.A. - KWAITO & HOUSEGrande-Bretagne, puis le monde entier. Si le genre existe encore en tant que tel, il a perdu sa suprématie parce que la famille électro s’est, depuis ces temps héroïques, considérablement enrichie de nombreux genres et sous-genres. Il reste au moins un pays ou ce rythme joyeux et bondissant est toujours vivace : l’Afrique du Sud. C’est dans les townships qu’il s’est formidablement acclimaté, dans ces quartiers populaires qui furent des zones de relégation durant l’apartheid, ségrégation qui a sévi dans le pays durant une quarantaine d’années. Lorsqu’au début de la décennie 1990, la minorité afrikaner renonça à monopoliser tous les pouvoirs, les jeunes issus des populations premières (Zoulous, Xhosas, etc.) se mirent à espérer en des temps meilleurs. C’est à ce moment-là que le kwaito apparut, particulièrement à Johannesburg (le terme se décompose ainsi : Kwaî pour énergie, To, pour township).

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