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Archive for the ‘● INTERVIEWS’ Category

Interview. Manon retrouve l’Opéra Comique, où cet opéra de Jules Massenet, adapté du roman Manon Lescaut de l’abbé Prévost, est né en 1884. Il est présenté dans une production mise en scène par Olivier Py avec, dans le rôle-titre, la flamboyante Patricia Petibon. Marc Minkowski en assure la direction musicale à la tête des Musiciens du Louvre. Quelle affiche !

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Qui est Manon ?

C’est une jeune femme dont on ne connaît pas le passé, qui cherche à briller, mais aussi à exister par rapport aux hommes. Avec le chevalier Des Grieux, elle vit une histoire passionnée, tous deux formant une sorte de couple à la Bonnie and Clyde !

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Interview. De multiples influences irriguent les beaux morceaux que compose ce jeune pianiste, dont le jeu est aussi précis que brillant et généreux. Ils les interprètent ce soir en trio, avec les non moins excellents Dan Pappalardo à la contrebasse et Philippe Lemm à la batterie.

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Vos morceaux semblent raconter des histoires. Quelles sont-elles ?

La musique est en effet pour moi comme une forme de récit. Mais mes morceaux ne se référent pas forcément à des événements concrets. Chacun d’eux exprime plutôt le sentiment que quelque chose est en train de se passer. Ce que cela pourrait être exactement, c’est à vous d’en décider. J’aime emmener les gens en voyage grâce à ces morceaux, à la croisée des chemins, entre mon imagination et celle de chaque auditeur.

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Interview. Pianiste aventurier, Wilhem Latchoumia propose un récital sur le thème du « silence dans le son » ! On sait que l’absence de son joue un rôle important en musique et c’est avec des œuvres de Cowell, Dubedout et Scelsi qu’il le démontre ce soir entre les murs d’une galerie d’art, cadre qui se prête bien à l’écoute attentive de cet artiste.

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Vous venez d’enregistrer un album dans lequel vous mélangez des pièces issues du Cendrillon de Prokofiev à d’autres de Henry Cowell, compositeur surprenant de la première moitié du 20e siècle, lequel est au programme de votre récital…

Ce qui fait cohabiter deux mondes féeriques, Cowell s’étant beaucoup penché sur des traditions irlandaises empreintes de magie, ainsi que de spiritualité. Pour le récital, j’associe quelques-unes de ses pièces à des œuvres de Scelsi et Dubedout ayant elles aussi des liens avec la spiritualité, hindou notamment.

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Interview. Flûtiste et chanteuse, Naïssam Jalal a entrepris une « Quête de l’invisible », laquelle donne des résultats d’une beauté saisissante. Pour y parvenir elle fait se rencontrer le jazz et des musiques orientales. Propices à la méditation, mais également pleines d’énergie, ses compositions vous captivent sans difficulté. Elle se produit ce soir en compagnie du pianiste Leonardo Montana et du contrebassiste Claude Tchamitchian.

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Qu’est-ce que l’invisible qui est l’objet de votre quête ?

C’est tout ce qui est de l’ordre de l’intuition, de l’impalpable, de l’improvisation, de ce qui est en chacun de nous et que l’on nomme spiritualité, âme… C’est l’œuvre de Dieu si l’on est religieux, sinon on se contente de dire que tout cela est inexplicable. Pourquoi la musique nous fait-elle du bien, comment se fait-il que l’on puisse créer immédiatement un lien avec telle ou telle personne sans prononcer un mot… ? Voilà ce que j’essaie d’explorer à travers ma musique. Ce projet est différent des précédents qui évoquaient plus des sujets liés à des questions de société, avec ce que cela peu comporter de conflictuel. Je me suis penchée cette fois vers tout ce que notre existence peut nous offrir de beau.

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Dossier. Dès le 25 novembre, l’exposition « Les Nuits parisiennes » présentée à l’Hôtel de Ville va nous plonger dans une histoire allant du 18e siècle à aujourd’hui, en nous emmenant au Palais-Royal, au Moulin Rouge, au Tabou ou au Palace. Cette sorte de tournée des Grands Ducs nous donne l’occasion de faire un point sur le Paris noctambule d’aujourd’hui.

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« Paris la nuit c’est fini » chantait Manu Chao et son groupe Mano Negra au début des années 1990. Cette sentence définitive, combien de noctambules l’ont-ils proférée ? Tous ou presque depuis toujours, quand l’excitation d’avoir été là au bon moment pour vivre intensément une période marquante a cédé la place au désenchantement de l’avoir vue disparaître… tandis que d’autres vivaient à fond la hype du moment ! Si l’histoire de la fête nocturne parisienne a connu des baisses de tension, elle ne s’est pourtant jamais arrêtée. Mais au fait, quand a-t-elle commencé ? Depuis que la ville existe, bien sûr, mais pour l’historien Antoine de Baecque, commissaire de l’exposition « Les Nuits parisiennes – Du Palais-Royal au Palace », elle débute à la fin du 18e siècle en ce qui concerne l’organisation d’événements, la création de lieux et d’activités constituant peu à peu les bases d’un secteur économique florissant.

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Interview. Unis à la ville comme à la scène, selon l’expression consacrée, Ludmila Berlinskaïa et Arthur Ancelle donnent ce soir un florilège de pièces pour deux pianos, françaises et russes, plus quelques solos. Elles font partie des programmes de leur 2 Pianos Originals Project discographique. Aussi subtils qu’inspirés, ils nous révèlent des trésors rarement interprétés.

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Comment en êtes-vous venus à vous spécialiser dans l’interprétation d’œuvres écrites pour deux pianos, en plus de mener vos carrières en solo ?

A.A. Nous avons beaucoup exploré les transcriptions pour deux pianos, puis nous nous sommes aperçus qu’il existait un répertoire très important d’œuvres écrites directement pour ce duo d’instruments. C’est un domaine à part, trop souvent traité comme un parent pauvre. Hors, les chefs-d’œuvre abondent, même si nombre d’entre eux ont été oubliés. On a un peu tendance à jouer toujours les mêmes pièces.

L.B. Pourtant, il suffit d’aller regarder ce qui se trouve dans les bibliothèques pour en découvrir beaucoup d’autres…

A.A. … de même que d’aller dans des boutiques spécialisées où vous tombez sur des partitions de compositions qui n’ont jamais été jouées !

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Interview. Baum est un trio à cordes qui, sous le titre Ici-bas, interprète des mélodies de Fauré après les avoir arrangées sur le plan instrumental et en faisant appel à des chanteuses et chanteurs issus des univers jazz et pop. À cela s’ajoutent des « décrochages stylistiques » joués à la guitare électrique par Olivier Mellano, le directeur artistique de ce projet. On tombe sous le charme de ces airs dont on (re)découvre la profonde beauté. Sur disque, les vocalistes sont une vingtaine. Sur scène montent ce soir Camille, Élise Caron, Himiko Paganotti, Kyrie Kristmanson, John Greaves, Judith Chemla, Sandra Nkaké, Philippe Katerine.

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Dans quel état d’esprit avez-vous réalisés vos arrangements ?

L’idée était de retrouver au mieux toute la douceur qui émane des mélodies de Fauré. Nous restons fidèles aux partitions et, d’une certaine façon, nous sommes très proches de ce que l’on entend lorsqu’on les lit. Ce travail nous a demandé deux ans pendant lesquels nous nous sommes immergés dans la musique de Fauré. Plus nous plongions dedans, plus nous en tombions amoureux. Cette musique est envoûtante, à tel point que l’on surnommait ce compositeur « le maître des charmes ». Avoir réussi à mettre autant de beauté dans de petites formes telles que ses mélodies, est exceptionnel.

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