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Archive for the ‘● INTERVIEWS’ Category

Interview. Un violoncelle qui chante au sein d’un chœur, voilà qui n’est pas banal. C’est Henri Demarquette qui en tient l’archet ce soir sous les ogives gothiques de la nef du collège des Bernardins au milieu des vocalistes de Sequenza 9.3, ensemble dirigé par Catherine Simonpietri. Il nous explique ce qui fait la spécificité de Vocello, ce divin projet qui les a réunis.

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D’où vous est venue l’idée de jouer avec un ensemble vocal ?

Vocello est né d’un désir que j’avais depuis longtemps. À l’origine, il y a le souvenir de ces chorales qui ont bercé mon enfance en Afrique. J’ai eu envie de retrouver l’émotion qu’elles suscitaient en moi en mariant les sonorités de chanteurs a capella avec celles de mon instrument, lesquelles sont très souvent comparées à celles de la voix humaine. La rencontre avec Catherine Simonpietri et Sequenza 9.3 a été décisive. Ensemble, nous avons créé un son nouveau, c’est un cocktail dont la saveur est immédiate. Une telle association étant inédite, ou presque, il m’a fallu créer un répertoire en m’adressant à des compositeurs d’aujourd’hui.

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Interview. Fondé par le flûtiste Joce Mienniel et le saxophoniste Sylvain Rifflet, l’ensemble Art Sonic est un quintette à vent, type de formation plutôt rare dans le jazz. Avec l’accordéoniste Didier Ithursarry, il rend hommage à un très beau répertoire, celui du musette et de la chanson populaire française. Intitulé « Le bal perdu », ce programme se constitue de morceaux, datant pour les plus récents d’il y a un demi-siècle, qui ont été arrangés de façon à la fois respectueuse et audacieuse. Joce Mienniel nous explique pour quelles raisons Art Sonic redonne vie à ces délicieuses ritournelles.

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Quel a été l’événement déclencheur de ce projet ?

Déjà, à la base, il faut dire que je suis curieux de nature, c’est une nécessité intérieure pour moi. J’ai besoin de m’exprimer dans différents genres. Récemment, j’ai réalisé un travail autour de l’œuvre du guitariste malien Ali Farka Touré, par exemple. C’est quelque chose que je partage avec Sylvain Rifflet qui, comme moi, aime explorer les domaines des musiques populaires. Plus précisément, c’est en écoutant la chanson « C’était bien (Au petit bal perdu) » de Bourvil que j’ai eu un flash. Cette merveille m’a amené à faire des recherches sur tout un univers.

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Interview. Il multiplie sans cesse des projets originaux en quête de nouvelles expériences, du côté de l’électro, du rap, de la chanson, du théâtre, de la radio, du cinéma documentaire… Mais ce pianiste revient toujours vers la forme trio, son « refuge » comme il dit. Avec Jérôme Regard (contrebasse) et Donald Kontomanou (batterie), le voici qui se consacre entièrement à la musique de Thelonious Monk (1917-1982), génie du jazz auquel il a jadis consacré une biographie exemplaire.

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Votre formation se nomme Monk Trio, ce qui ne laisse aucun doute sur ce que vous proposez au public…

Ce sont en effet des reprises de titres de Monk, arrangés à ma manière. Il m’a fallu 20 ans pour me lancer. Je pense que c’est le bon moment car je suis très en phase avec les musiciens de ce trio, avec lesquels je joue depuis quelque temps, notamment lors du spectacle que nous donnons régulièrement avec le comédien Jacques Gamblin, Ce que le djazz fait à ma djambe. Et puis parce qu’en 2017, on va célébrer le centenaire de Monk.

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Interview. L’Opéra-comique va rouvrir ses portes en mars après travaux, mais son premier spectacle est donné au Châtelet, salle qui va elle-même ensuite fermer afin que soient effectués d’autres travaux… Vous suivez ? Donc, voici Fantasio, une œuvre d’Offenbach qui renaît 150 ans après sa création, grâce à un minutieux travail de reconstitution de sa version originale. Le thème : le jeune Fantasio se fait passer pour un bouffon défunt qu’aimait une princesse. C’est Laurent Campellone qui dirige cet opéra.

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En quoi consiste la reconstitution de cet opéra ?

Cela fait une vingtaine d’années que Jean-Christophe Keck travaille sur les partitions d’Offenbach. Ce qu’il a reconstitué, c’est l’œuvre originale créée à Paris en 1872, dont la partition fut partiellement détruite lors d’un incendie. Ce fut un échec public, son compositeur étant victime du succès phénoménal qu’il avait connu durant le Second Empire, régime qui venait juste de disparaître. Offenbach modifia ensuite sa partition, notamment en confiant le rôle-titre à un ténor au lieu d’une mezzo, son choix initial.

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olivier-hutman-1Interview. Pour son nouvel album, le pianiste Olivier Hutman a composé de superbes et subtiles chansons qu’interprète parfaitement l’Italienne Alice Ricciardi. Fondamentalement jazz, elles possèdent de belles couleurs soul, folk ou pop, ce qui contribue à les rendre immédiatement séduisantes. Elles sont à découvrir in vivo au New Morning.

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Tout au long de votre carrière, vous avez accompagné des vocalistes comme Jon Hendricks, Mark Murphy, Dee Dee Bridgewater ou Sheila Jordan et vous écrivez vous-même des chansons…

Pour moi, il n’y a pas d’instrument plus beau que la voix. J’aime aussi la forme chanson car elle recèle en elle un défi pour ses auteurs : elle les oblige à être concis s’ils ne veulent pas se planter. J’adore les contraintes quand elles sont d’ordre artistique. Par exemple, j’ai fait beaucoup de musiques pour l’audiovisuel, notamment pour des publicités. On ne peut faire mieux dans le genre concis !

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daniel-zimmermann-photo-gripoixInterview. Jazz, blues, rock, funk… Le tromboniste Daniel Zimmermann mélange diverses influences pour créer une musique qui n’appartient qu’à lui. Il confirme ce talent au gré de nouveaux titres réunis sous un titre évocateur, Montagnes russes. Ils vous font passer d’une ambiance à l’autre avec aisance, tous étant dotés d’une force remarquable.

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La variété des couleurs de vos morceaux est des plus riches…

Ce sont des compositions qui font appel à la spontanéité. Le seul projet que j’avais au départ était de laisser une grande liberté aux musiciens qui jouent avec moi, afin d’obtenir le plus d’émotions possibles.

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Interview. Guitariste inspiré, comme en témoigne son nouvel album consacré à Vivaldi, Thibault Cauvin joue dans des espaces de toutes dimensions à travers le monde : un petit théâtre en Afrique, Carnegie Hall à New York ou la Cité Interdite de Pékin… Alors pourquoi pas la Tour Eiffel ? Dans ce haut lieu, il va nous interpréter des pièces du répertoire ancien, ainsi que des œuvres que des compositeurs d’aujourd’hui lui ont écrites. Toutes font référence au voyage, ce qui est logique étant donné que ce musicien se double d’un nomade comme on en fait peu.

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Comment avez-vous eu l’idée de vous produire à la Tour Eiffel ?

Au départ, c’était une blague. Avec la personne qui s’occupe de mes concerts, nous cherchions un lieu qui symbolise le mieux Paris dans le cadre de la préparation d’une série nommée Magic Tour, au cours de laquelle je joue dans des lieux exceptionnels. Nous étions devant ce monument, dont je me lasse pas à chacun de mes passages par Paris, et nous nous sommes dit « pourquoi pas ? » C’était parti ! Cela va se passer au premier étage, dans une salle où l’on a des vues spectaculaires sur l’intérieur comme l’extérieur de la tour. Le contraste entre le gigantisme du site et l’intimisme de mon concert va pour le coup être magique.

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