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Interview. Le chanteur contralto célèbre la création de son Académie musicale au sein de la nouvelle Seine musicale. La ferveur souriante de cet artiste plein de charme va s’exprimer ce soir à travers un concert donné en compagnie de quelques-uns de ses amis.

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Quel est le programme de la soirée ?

Elle prend la forme d’un parcours à travers l’histoire de l’opéra, de Monteverdi à Offenbach en passant par Purcell, Mozart, Bizet… L’idée est de faire la promotion de l’académie tout en faisant la fête dans ce lieu merveilleux, ni trop grand ni trop petit, qu’est l’auditorium de la Seine musicale, un bâtiment incroyable. La soirée sera sérieuse sur le plan musical, mais pour l’ambiance, je pense qu’elle va vite dégénérer ! (rires)

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Interview. Une chanteuse de jazz française qui se produit accompagnée d’un orchestre symphonique, cela n’est pas courant. Anne Ducros frappe un grand coup avec « Brother Brother ! », un nouveau et beau projet discographique consacré à des interprétations de morceaux issus des répertoires soul, pop et chanson française (Sting, Stevie Wonder, Joe Cocker, Juliette Gréco, Etta James…) arrangés pour elle par Giuseppe Emmanuele. Elle le présente sur scène en y ajoutant des titres d’Ella Fitzgerald, l’une de ses héroïnes.

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« Brother Brother ! » est une exclamation issue de la chanson « What’s going on » de Marvin Gaye que vous reprenez. Le titre de votre projet évoque aussi autre chose…

Oui, la disparition de mon frère l’an dernier, dont j’étais très proche. Le projet s’est construit à partir des chansons qu’il aimait le plus.

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Interview. Yoann Kempst swingue et groove en douceur quand il ne déclenche pas des éclairs avec sa guitare électrique au gré de morceaux délicieusement instables. Ils relèvent a priori du genre fusion, mais ce serait très réducteur de les circonscrire à ce dernier. Ce musicien sans carcan joue ce soir en trio avec le bassiste Guillaume Marin et le batteur Francis Arnaud.

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Votre musique entre difficilement dans une catégorie…

Ma démarche consiste à créer des morceaux à tiroir qui procèdent de quelque chose s’approchant de l’artisanat, de la cuisine… Je mets les mains dans la matière. À charge pour l’auditeur de deviner quels en sont les ingrédients.

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Interview. À la tête de l’Orchestre national de France, Louis Langrée dirige Pelléas et Mélisande, une œuvre de Debussy qui le passionne depuis longtemps. Mise en musique d’une pièce de Maurice Maeterlinck, son intrigue est simple : Pelléas et Mélisande s’aiment, mais cette attirance est contrariée par Golaud. Cette nouvelle production est mise en scène par Éric Ruf, costumée par Christian Lacroix et interprétée notamment par Patricia Petibon. Une sacrée distribution !

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Pelléas et Mélisande compte beaucoup pour vous…

Sa découverte a été un choc fondamental pour moi. C’est cette œuvre qui m’a fait apprécier l’opéra. Avant, je n’aimais que la musique de chambre, le piano ou les pièces orchestrales.

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Interview. Un violoncelle qui chante au sein d’un chœur, voilà qui n’est pas banal. C’est Henri Demarquette qui en tient l’archet ce soir sous les ogives gothiques de la nef du collège des Bernardins au milieu des vocalistes de Sequenza 9.3, ensemble dirigé par Catherine Simonpietri. Il nous explique ce qui fait la spécificité de Vocello, ce divin projet qui les a réunis.

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D’où vous est venue l’idée de jouer avec un ensemble vocal ?

Vocello est né d’un désir que j’avais depuis longtemps. À l’origine, il y a le souvenir de ces chorales qui ont bercé mon enfance en Afrique. J’ai eu envie de retrouver l’émotion qu’elles suscitaient en moi en mariant les sonorités de chanteurs a capella avec celles de mon instrument, lesquelles sont très souvent comparées à celles de la voix humaine. La rencontre avec Catherine Simonpietri et Sequenza 9.3 a été décisive. Ensemble, nous avons créé un son nouveau, c’est un cocktail dont la saveur est immédiate. Une telle association étant inédite, ou presque, il m’a fallu créer un répertoire en m’adressant à des compositeurs d’aujourd’hui.

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Interview. Fondé par le flûtiste Joce Mienniel et le saxophoniste Sylvain Rifflet, l’ensemble Art Sonic est un quintette à vent, type de formation plutôt rare dans le jazz. Avec l’accordéoniste Didier Ithursarry, il rend hommage à un très beau répertoire, celui du musette et de la chanson populaire française. Intitulé « Le bal perdu », ce programme se constitue de morceaux, datant pour les plus récents d’il y a un demi-siècle, qui ont été arrangés de façon à la fois respectueuse et audacieuse. Joce Mienniel nous explique pour quelles raisons Art Sonic redonne vie à ces délicieuses ritournelles.

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Quel a été l’événement déclencheur de ce projet ?

Déjà, à la base, il faut dire que je suis curieux de nature, c’est une nécessité intérieure pour moi. J’ai besoin de m’exprimer dans différents genres. Récemment, j’ai réalisé un travail autour de l’œuvre du guitariste malien Ali Farka Touré, par exemple. C’est quelque chose que je partage avec Sylvain Rifflet qui, comme moi, aime explorer les domaines des musiques populaires. Plus précisément, c’est en écoutant la chanson « C’était bien (Au petit bal perdu) » de Bourvil que j’ai eu un flash. Cette merveille m’a amené à faire des recherches sur tout un univers.

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Interview. Il multiplie sans cesse des projets originaux en quête de nouvelles expériences, du côté de l’électro, du rap, de la chanson, du théâtre, de la radio, du cinéma documentaire… Mais ce pianiste revient toujours vers la forme trio, son « refuge » comme il dit. Avec Jérôme Regard (contrebasse) et Donald Kontomanou (batterie), le voici qui se consacre entièrement à la musique de Thelonious Monk (1917-1982), génie du jazz auquel il a jadis consacré une biographie exemplaire.

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Votre formation se nomme Monk Trio, ce qui ne laisse aucun doute sur ce que vous proposez au public…

Ce sont en effet des reprises de titres de Monk, arrangés à ma manière. Il m’a fallu 20 ans pour me lancer. Je pense que c’est le bon moment car je suis très en phase avec les musiciens de ce trio, avec lesquels je joue depuis quelque temps, notamment lors du spectacle que nous donnons régulièrement avec le comédien Jacques Gamblin, Ce que le djazz fait à ma djambe. Et puis parce qu’en 2017, on va célébrer le centenaire de Monk.

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