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Interview. Aïrés : c’est sous ce nom que la trompettiste Airelle Besson, le pianiste Édouard Ferlet et le contrebassiste Stéphane Kerecki nous offrent une œuvre commune en forme de passerelle entre les mondes jazz et classique. Ces formidables solistes ne commettent aucune fausse note tout au long d’un projet discographique aérien dont la version scénique est à découvrir ce soir. Airelle Besson se fait pour nous la porte-parole de ce trio.

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Votre trio a pour particularité d’être sans leader…

Ou bien d’être un trio avec trois leaders ! Chacun est venu avec ses idées de reprises de pièces classiques ou ses propres morceaux.

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Interview. Résumer 20 ans de pratique musicale en trois concerts distincts, c’est l’audacieux défi que relève l’excellent Quatuor Psophos dans la petite salle du Bal Blomet avec plusieurs artistes invités, notamment des musiciens de jazz et la star Nemanja Radulovic. À cette occasion, nous rencontrons deux de ses membres : Cécile Grassi (alto), l’une des fondatrices avec Bleuenn Le Maître (violon), et Guillaume Martigné (violoncelle) qui a rejoint la formation en 2009 en même temps que Éric Lacrouts (violon).

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Quel effet cela fait d’avoir 20 ans ?

Cécile Grassi : Du bien ! Car cela prouve que nous avons su nous inscrire dans la durée, ce qui est important quand on fait ce que l’on aime par-dessus tout. C’était d’ailleurs notre ambition dès le départ, lorsque nous étions au conservatoire.

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Dossier. Les civilisations disparues : rien de tel pour laisser son imagination vagabonder ! Nourri que l’on est de récits savants, ou plus souvent populaires, nous racontant la destinée généralement tragique de peuples rayés de la surface du monde ou, au mieux, absorbés par d’autres, on s’émerveille devant les vestiges qu’ils nous ont légués. Certains sont majestueux comme Machu Picchu, d’autres sont mystérieux tels que le site de Stonehenge, d’autres encore sont estomaquants à l’image d’Angkor. Voici un petit tour des mondes perdus en 20 étapes qui vous fera voyager à travers la Terre entière.

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Interview. Impressionnante de maturité, la trompettiste Lucienne Renaudin Vary a 18 ans. En trois années de carrière scénique seulement, elle est parvenue à obtenir une Victoire de la musique classique, dans la catégorie « Révélation Soliste instrumental », et à enregistrer un premier album sous son nom. Il comprend des pièces des domaines baroques et classiques, dont des airs d’opéra, ainsi que des standards issus de comédies musicales qu’elle joue à la manière jazz, accompagnée d’un orchestre. Elle en donne des extraits ce soir, après avoir interprété le Concerto de Hummel.

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Vous faites souvent l’analogie entre la trompette et la voix humaine…

Pour moi en effet, l’une et l’autre sont très proches du point de vue de l’expressivité. J’interprète d’ailleurs souvent à la trompette des airs qui sont habituellement chantés.

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Interview. Fameuse chanteuse de jazz, Dee Dee Bridgewater fait un pas de côté en se dirigeant vers Memphis (Tennessee) où ont été façonnés de grands chefs-d’œuvre du blues et de la soul. Native de cette ville ô combien musicale, elle s’y est rendue pour enregistrer un florilège de chansons des années 1960 et 1970 appartenant à ces genres qui ont bercé son enfance et son adolescence. Elle les interprète avec un naturel confondant.

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C’est la première fois que vous vous consacrez résolument au blues et à la soul…

J’ai eu envie de m’amuser après avoir connu une période difficile. J’avais besoin de légèreté et de simplicité. Je me suis fait un cadeau, d’autant plus que pendant longtemps, je n’ai pas pu chanter de blues car ma mère m’avait fait promettre de ne pas le faire. Chez les gens de sa génération, c’était une musique considérée comme diabolique…

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Interview. Line Kruse est une violoniste danoise, très liée à Paris, qui aime autant le jazz king size que les musiques latino-américaines – elle a travaillé avec Gotan Project, fameux groupe mêlant tango et électro. Mélodieuses et foisonnantes de rythmes, ses élégantes compositions sont à déguster en septette (11 octobre) puis en big band (4 décembre).

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Un big band jazz mené par une violoniste, ce n’est pas banal…

Oui, à ma connaissance, c’est assez inédit. Des violonistes invités par ce type de formation c’est courant, mais créer un répertoire dédié à cet instrument dans ce cadre-là, non. L’idée est de contribuer au renouvellement d’une longue tradition en explorant les rythmes latino-américains, lesquels sont d’une richesse incroyable.

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Interview. Avec audace, Katie Mitchell (mise en scène) et Raphaël Pichon (direction musicale) nous proposent Miranda, un spectacle lyrique conçu à partir de musiques d’Henry Purcell (1659 – 1695) et inspiré par La Tempête de William Shakespeare. Miranda, personnage un peu en retrait dans la pièce est ici mis en avant. Elle revient 10 ans plus tard après voir connu l’exil et met en scène son enterrement, ce qui révèle ses blessures. Le chef de l’Ensemble Pygmalion nous explique sa démarche.

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Quelle a été l’idée de départ de ce projet ?

Il est né de l’envie que j’avais de me plonger dans l’œuvre de Purcell. Depuis quelques années, j’arpente les « couloirs cachés » de son répertoire, à la découverte de pièces quelque peu oubliées. Parmi celles-ci se trouvent des musiques de scène composées pour accompagner des spectacles de théâtre. Beaucoup me fascinant, notamment par leur expressivité, l’idée est venue d’inventer une œuvre nouvelle à partir d’elles.

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