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Posts Tagged ‘Baroque’

Interview. Le samedi en fin de journée, des espaces du château de Versailles se visitent en présence de musiciens et danseurs costumés comme au temps de Louis XIV ! Intitulé Sérénade Royale de la Galerie des Glaces, ce parcours est animé par des artistes de la Compagnie de Danse l’Éventail et de l’ensemble de musique baroque Les Folies Françoises dirigé par le violoniste Patrick Cohën-Akenine.

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Comment se déroule la Sérénade ?

C’est un dispositif bien rodé car cela fait plusieurs années qu’il existe. Vous êtes accueilli par un comédien dans le salon d’Hercule, puis une séance de chant accompagné de théorbe vous attend dans le vestibule de la Chapelle royale. Arrivé dans la Galerie des Glaces, vous assistez à une « turquerie », un ensemble de musiques et de danses qui évoque la venue d’un émissaire ottoman à la Cour de Louis XIV. La Sérénade se conclut par une scène d’escrime dans la cour de Marbre. L’idée est de montrer les différents arts que l’on enseignait et pratiquait à la Cour du roi. Écoutée lors de messes, de bals ou de soupers, la musique, par exemple, était permanente à Versailles, même si la radio n’existait pas encore !

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Interview. Vivre comme un roi, cela vous tente ? Eh bien, rendez-vous au château de Versailles pour La Journée de Louis XIV, évocation en musique des temps forts qui rythmaient la vie quotidienne du monarque. Deux formations vous accompagnent du matin au soir dans le palais et ses jardins, l’ensemble Marguerite Louise, dirigé par Gaétan Jarry, et Le Poème Harmonique, mené par Vincent Dumestre. Ce dernier est un grand connaisseur de la musique jouée à l’époque du Roi-Soleil.

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Musicalement parlant, quel est l’intérêt de jouer dans ces lieux ?

Cela permet d’entendre les œuvres là où elles étaient destinées à être jouées, par exemple dans la Galerie des Glaces où les effets de réverbération étaient pris en compte par les compositeurs. C’est un peu la même chose que d’exposer un tableau dans un cadre absolument adéquat. À chaque fois que nous faisons ce type de concert, nous constatons que musiciens et publics réunis apprécient cette concordance.

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Robert Carsen.jpgInterview. Pour écrire L’Opéra de quat’sous, Bertolt Brecht et Kurt Weill se sont inspirés de The Beggar’s Opera (L’Opéra du gueux), œuvre de John Gay et Johann Christoph Pepusch créée en 1728. Robert Carsen et Ian Burton en proposent une nouvelle version avec le chef des Arts florissants William Christie. Robert Carsen, qui en assure la mise en scène, évoque pour nous cette recréation.

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On connaît bien L’Opéra de quat’sous, moins The Beggar’s Opera

C’est une œuvre très particulière, importante dans l’histoire du théâtre, on peut dire qu’il s’agit de la première comédie musicale. Elle a été écrite à une époque durant laquelle on donnait beaucoup d’opéras en italien en Angleterre. Certains, comme John Gay et ses amis, trouvaient absurde que le public se presse pour voir des spectacles dans une langue qu’ils ne comprenaient pas et qui, de plus, montraient des histoires de dieux, de magiciens, etc. Ils ont donc conçu cette œuvre comme une satire de ces opéras. Composée de chansons populaires anglaises, écossaises et irlandaises, ses personnages sont d’un côté des voleurs, des assassins ou des prostituées et, de l’autre, des représentants de l’ordre corrompus. Elle tourne en dérision la capacité de l’homme à être malhonnête. Cela a été un énorme succès, les gens ont très bien compris son propos.

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Interview. Aussi savant que plaisant, le nouveau projet de la contralto Nathalie Stutzmann lui fait enchaîner des bijoux d’airs baroques, principalement italiens. Ils sont extraits du recueil Arie antiche, constitué à la fin du 19e siècle par Alessandro Parisotti. Elle nous en interprète une partie ce soir en dirigeant son ensemble Orfeo 55.

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Qu’est-ce que sont les Arie antiche ?

C’est un équivalent de la Méthode rose destinée aux pianistes, un livre d’exercices pour les chanteurs débutants qui est utilisé depuis plus d’un siècle dans le monde entier. Il se compose de plusieurs volumes et on y trouve des airs pour tous les types de voix, chacun d’eux présentant des difficultés différentes.

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Interview. Avec audace, Katie Mitchell (mise en scène) et Raphaël Pichon (direction musicale) nous proposent Miranda, un spectacle lyrique conçu à partir de musiques d’Henry Purcell (1659 – 1695) et inspiré par La Tempête de William Shakespeare. Miranda, personnage un peu en retrait dans la pièce est ici mis en avant. Elle revient 10 ans plus tard après voir connu l’exil et met en scène son enterrement, ce qui révèle ses blessures. Le chef de l’Ensemble Pygmalion nous explique sa démarche.

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Quelle a été l’idée de départ de ce projet ?

Il est né de l’envie que j’avais de me plonger dans l’œuvre de Purcell. Depuis quelques années, j’arpente les « couloirs cachés » de son répertoire, à la découverte de pièces quelque peu oubliées. Parmi celles-ci se trouvent des musiques de scène composées pour accompagner des spectacles de théâtre. Beaucoup me fascinant, notamment par leur expressivité, l’idée est venue d’inventer une œuvre nouvelle à partir d’elles.

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Interview. Les opéras baroques permettent souvent de produire des spectacles féeriques. C’est le cas de Didon et Énée, chef-d’œuvre de l’Anglais Henry Purcell datant de 1689. La production présentée à Versailles, qui est mise en scène par Cécile Roussat et Julien Lübek, se compose notamment de danses, de mimes, d’acrobaties et d’effets spéciaux théâtraux. En ce qui concerne la musique, c’est Vincent Dumestre qui tient la baguette à la tête de son ensemble, le Poème Harmonique. L’intrigue : les amours contrariées de Didon, reine de Carthage, et d’Énée, prince de Troie.

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Quelle place tient Didon et Énée dans l’histoire de la musique ?

C’est le seul opéra qu’a composé Purcell. Il a pour particularité d’être très court, d’une grande densité. On ne s’y perd pas en histoires secondaires comme c’est souvent le cas dans d’autres œuvres lyriques. Le livret de Nahum Tate et la musique font preuve de force et de simplicité. Amour, devoir, fatalité… Ses thèmes nous parlent encore aujourd’hui.

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MAX EMANUEL CENČIĆ - Photo Anna HoffmannInterview. Le contre-ténor croate a le chic pour nous faire presque oublier que les airs qu’il chante datent de l’époque baroque, tant ses interprétations sont vivantes. La souplesse de sa voix y est pour beaucoup. Le concert de ce soir est consacré à des extraits d’opéras napolitains du XVIIIe siècle formidablement bien choisis, certains étant rarement interprétés de nos jours.

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Qu’est-ce que les airs de votre programme ont de particulier ?

L’Italie, et singulièrement Naples, est au début du XVIIIe siècle une terre des plus fructueuses sur le plan de la musique. Ces airs sont très modernes pour leur époque, celle des castrats triomphants. Bien sûr, la musique a beaucoup évolué depuis ce temps, mais il faut réaliser qu’ils étaient extrêmement novateurs. Jusqu’alors, on n’avait pas entendu d’airs permettant aux artistes de combiner diverses manières de chanter (aigu, colorature…) et une expressivité dramatique à ce point élevée. Pour les interpréter, et on peut dire cela d’une façon générale au sujet de la musique baroque, il faut être très vigilant sur le plan technique, que la voix soit flexible, mais il est aussi nécessaire de se laisser pénétrer par les émotions intenses qu’ils expriment. Cela prend des années pour obtenir un tel résultat et demande un travail constant si l’on veut continuer ensuite sur cette voie.

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Sébastien_Daucé_photo_MolinaVisuals 10Interview. Le claveciniste Sébastien Daucé a entrepris la reconstruction d’une œuvre monumentale datant de 1653 : le Ballet royal de la nuit. Dans la distribution originale figurait le jeune Louis XIV qui y apparut pour l’éternité en Roi-Soleil mettant fin aux ténèbres. La première étape de ce projet est présentée sous la forme d’un concert donné par l’Ensemble Correspondances, qui réunit une vingtaine de chanteurs et instrumentistes dirigés par Daucé.

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À quelle occasion a été créé le Ballet Royal de la Nuit ?

Au XVIIe siècle, le ballet de cour est le grand spectacle par excellence. Tout y mélangé : la musique, la danse, le théâtre… Le Ballet Royal de la Nuit a ceci de particulier qu’il prit des dimensions exceptionnelles. Il s’agissait pour Mazarin d’asseoir le pouvoir du roi au sortir de la Fronde. Certains témoins racontent qu’il durait douze heures. Il faut dire qu’un spectacle comme celui-ci comprenait beaucoup de temps morts au cours desquels on manœuvrait des machines, des décors…

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William ChristieInterview. William Christie, un des princes de la musique baroque, prend possession du château de Versailles à l’occasion d’un festival célébrant le tricentenaire de l’envol vers les cieux du roi-soleil. À la tête des Arts Florissants, il intervient dans différents espaces du palais au cours de deux longues soirées en forme de promenade. Une quinzaine de jours plus tard, c’est dans les jardins du château de Vaux-le-Vicomte qu’il se produit. C’était la propriété du surintendant Fouquet, né voilà 400 ans, dont Louis brisa la carrière…

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Vous connaissez bien le château de Versailles…

Oui, nous avons joué plusieurs fois dans la Chapelle, l’Opéra et la Galerie des glaces, mais c’est la première fois que nous allons nous déplacer d’un lieu à l’autre au cours d’une même soirée.

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Emmanuel PahudInterview. À l’Opéra Royal du château de Versailles, Emmanuel Pahud présente un programme d’œuvres de la fin du 18e siècle dans lesquelles la flûte traversière joue un rôle majeur. Cette période est d’ailleurs considérée comme un des âges d’or qu’a connu cet instrument.

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Qu’est-ce qui caractérise l’âge d’or qu’a connu la flûte traversière à la fin du 18e siècle ?

Avant et pendant la Révolution française, alors que l’on passait du baroque à une musique classique instrumentale virtuose et très expressive qui allait vers le romantisme, des compositeurs parisiens ont écrit des œuvres importantes pour la flûte, dont certaines évoquent l’idéal révolutionnaire. La grande personnalité de ce moment crucial a été François Devienne, un flûtiste qui était aussi un compositeur et un pédagogue – c’est à lui que l’on doit la création du Conservatoire de Paris.

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SKIP SEMPEInterview. Le toujours très inspiré claveciniste américain Skip Sempé célèbre la musique de Jean-Philippe Rameau (1683-1764) au cours du festival Terpsichore dont il est le directeur artistique. Il donne deux programmes dans la salle Érard, un lieu aussi rare que mythique.

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Vous venez de consacrer une année à célébrer l’œuvre de Rameau à l’occasion du 250e anniversaire de sa mort. D’où vous vient cette passion ?

Je suis obsédé par ce compositeur depuis mon enfance à la Nouvelle-Orléans. J’ai découvert ses pièces pour clavecin à l’âge de 10 ans et elles sont devenues mon répertoire de prédilection. Plus tard, j’ai approfondi ma connaissance de son œuvre en abordant ses suites pour orchestre et son travail pour la scène. Ce qui m’a rendu encore plus obsédé !

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Interview. La mezzo suédoise a sélectionné une série de pièces extraites d’opéras baroques italiens du XVIIe siècle qui ont pour particularité de posséder un fort pouvoir dramatique. Elles donnent à cette grande artiste l’occasion d’exprimer une belle variété de sentiments. L’écrin instrumental est fourni par l’ensemble Cappella Mediterranea dirigé par Leonardo Garcia Alarcon. Après ce récital inédit organisé à Gaveau, Anne Sofie von Otter reviendra à Paris pour une reprise de son concert dédié aux musiciens de Terezin.

ANNE SOFIE VON OTTER÷

Comment avez-vous constitué votre programme intitulé Sogno barocco ?

J’ai choisi des scènes extraordinaires que je n’avais jusqu’à présent jamais eu la chance d’enregistrer et de réunir sur scène. Ce sont des chants déclamatifs du génial Monteverdi, de Provenzale, de Cavalli et de Rossi qui permettent d’interpréter différents types de personnages sur le mode de la tristesse, de la folie, de l’ironie ou de la comédie. Ils sont issus des premiers opéras, lesquels comportaient des textes très expressifs, plus que dans les œuvres qui leur ont succédé.

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Interview. Faisant corps avec son théorbe, sorte de luth de grandes dimensions, Christina Pluhar dirige avec une joie communicative l’ensemble L’Arpeggiata depuis une douzaine d’années. L’une de ses spécialités est de constituer des programmes partagés entre des pièces du répertoire baroque et les musiques traditionnelles qui en sont les héritières. Cette année, cette artiste autrichienne met le cap vers la Méditerranée en invitant des vocalistes et instrumentistes italiens, espagnols, grecs, turcs et même d’océaniques portugais, tels que la chanteuse de fado Misia.

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Quel a été le point de départ de votre périple méditerranéen ?

Ma passion pour les instruments à cordes pincées du XVIIe Christina Pluharsiècle m’a amenée à découvrir ceux qui sont en quelque sorte leurs héritiers dans le monde méditerranéen. Le luth est encore très présent, par exemple, tandis que le kanun est une sorte de cousin du psaltérion. Leurs couleurs musicales se ressemblent et l’on en joue dans un esprit similaire. Le voyage que nous proposons est logique. Lorsque nous avons conçu le projet consacré aux tarentelles italiennes, j’ai découvert des formes de cette musique traditionnelle chantées en grec dans le sud du pays, ce qui m’a fait aller jusqu’en Turquie. Dans l’autre sens, les liens anciens entre l’Italie et la Catalogne ayant laissé des traces fortes, un tour par l’Espagne s’imposait. Et de fil en aiguille, associer le fado portugais à ce travail a paru naturel.

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Interview. La contralto Nathalie Stutzmann rend hommage aux chanteuses à voix grave de l’époque baroque, celles que l’on surnommait les « castrats en jupon » ! À cette occasion, elle interprète des airs d’Antonio Vivaldi en dirigeant elle-même l’ensemble Orfeo 55.

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Nathalie StutzmannPourquoi votre récital est-il composé uniquement dairs de Vivaldi ?

Vivaldi a écrit pour toutes sortes de voix, mais sa préférence allait vers les voix de femmes alto. Il a composé de très nombreux airs pour les jeunes filles pensionnaires de l’Ospedale della Pietà de Venise, où il était professeur de musique. C’est un répertoire qui me passionne depuis longtemps. Avec un musicologue, nous avons fait un long travail de recherche qui a aboutit à la découverte d’airs inédits que je chante en plus de magnifiques bijoux extraits de la centaine d’opéras de ce compositeur. Tous mettent en valeur la voix alto.

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Interview. Respectivement prince et princesse, Ariodante et Ginevra s’aiment et vont se marier. Mais un funeste jour, voilà que… Pour interpréter le rôle masculin d’Ariodante, opéra de Haendel donné ici en version concert, on retrouve ce soir la mezzo Joyce DiDonato. À l’origine, en 1735, il fut tenu par un castrat. Ce bouleversement des genres, typique de l’époque baroque, est le thème de Diva, Divo, le dernier disque de l’ardente Joyce.

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Comment aborde-t-on les rôles masculins quand on est une femme ?

Tout simplement en se concentrant sur ce qui est dans la partition. Ce qu’expriment les mots et la musique vous donne les indications nécessaires. Dans les opéras comme dans la vie, il n’y a pas deux hommes identiques. Certains sont impétueux, d’autres fragiles… D’autres encore ne sont pas clairement définis, ce qui est très intéressant sur le plan de la psychologie. C’est le cas d’Ariodante, un rôle que j’adore. C’est un personnage plein d’humanité, avec ses bons et ses mauvais côtés. Il est capable de souhaiter la mort de sa bien-aimée avant de revenir à des sentiments plus nobles.

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Interview. À la tête de sa formation, Le Concert Spirituel, Hervé Niquet va présenter un spectacle détonnant au public qui viendra ce soir dans le parc du château de Versailles. Avec les pyrotechniciens du Groupe F, il donne en effet une œuvre pour orchestre et feux d’artifices composée par Haendel. Le programme est complété par la Water Music du même musicien et Les Caractères de la guerre de Jean-François Dandrieu.

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Quelle est l’origine de l’œuvre que vous allez jouer ?

Music for the Royal Fireworks est une pièce commandée par le roi George II en 1749, dans le cadre des festivités organisées sur les bords de la Tamise à Londres, lors de la célébration du traité de paix d’Aix-la-Chapelle. Nous l’avons déjà donnée dans plusieurs pays, mais c’est la première fois qu’elle sera interprétée avec les effectifs pour lesquels Haendel l’avait écrit. En plus des cuivres et des percussions, il y aura donc des cordes, qui avaient finalement été exclues du spectacle. En tout, cent musiciens sont réunis pour l’occasion.

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Interview. Une décennie après sa fondation, l’ensemble instrumental et vocal baroque Le Concert d’Astrée conserve cette fraîcheur d’âme qui lui a valu d’être instantanément considéré comme une formation majeure dans son domaine. Toujours dirigé par Emmanuelle Haïm, il célèbre son anniversaire en compagnie de stars comme Natalie Dessay, Patricia Petibon, Sandrine Piau, Anne Sofie von Otter, Philippe Jaroussky, Rolando Villazón… Notez que les recettes du concert sont destinées à la recherche contre le cancer.

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Vous réunissez un superbe plateau pour ce concert anniversaire…

Mon idée de départ était d’inviter quelques-uns des chanteurs qui nous accompagné depuis dix ans. À l’arrivée, tous ceux que j’ai sollicités ont répondu présent, certains vont faire l’aller-retour dans la soirée… Je ne m’attendais pas à cela ! Nous allons joué des airs de Lully, Rameau, Purcell et Haendel qui nous ont marqué. Il y aura des moments graves, légers et même humoristiques. Par exemple, des duos d’amour vont se transformer en trio, quatuor ou quintette. Cela donnera l’occasion à des chanteurs de se retrouver ensemble sur une scène pour la première fois.

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SANDRINE PIAUInterview. Avec le baryton basse Ildebrando d’Arcangelo, la belle soprano « baroqueuse » donne des airs d’opéras et d’oratorios de Haendel en compagnie de l’ensemble Modo Antiquo dirigé par Federico Maria Sardelli. Tous deux viennent chacun de consacrer un disque à ce compositeur dont on célèbre cette année le 250e anniversaire de la mort.

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Vous revenez régulièrement à Haendel…

Ce qui me frappe le plus chez lui, c’est que sa musique provoque une très grande émotion, elle « prend aux tripes » grâce à des effets que l’on pourrait qualifier de pyrotechniques. En même temps, elle est exigeante du point de vue technique envers ses interprètes.

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Interview. Pour fêter ses deux décennies d’existence, La Simphonie du Marais réunit tous ses amis au cours d’une soirée. Et cela fait du monde ! En tout, musiciens de l’orchestre et invités devraient être au moins une cinquantaine à se succéder sur la scène de Gaveau. Flûtiste, hautboïste, fondateur et directeur de La Simphonie du Marais, Hugo Reyne nous en dit plus.

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Comment va se dérouler la soirée ?

L’idée est de retracer l’histoire de la formation en suivant un fil chronologique. Avec d’autres, je prendrais la parole pour raconter cette aventure qui nous a fait croiser la route de nombreux musiciens et chanteurs, mais aussi de comédiens, de danseurs, de cavaliers et même d’un chocolatier. Nous allons jouer un florilège d’œuvres de Delalande, Rameau, Francœur, notamment, ainsi que du Lully bien sûr.

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Interview. Chanteur à la voix alto et meneur du Seminario Musicale, Gérard Lesne propose ce soir un spectacle hors du commun. Dans Le Mythe du centaure, il concilie en effet l’art équestre et la musique baroque. Des airs de Luigi Rossi (vers 1597-1653) sont au programme de cette féerie donnée dans le cadre des ruines de l’abbatiale sur le site de l’abbaye de Royaumont.

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Mêler musique et art équestre n’est a priori pas une chose facile…

Comme je pratique l’équitation et que j’aime mélanger les disciplines, ce n’était pas difficile pour moi d’imaginer ce spectacle et, à présent, de l’interpréter. C’est sans doute moins évident pour l’écuyer qui, lui, a plus de handicaps techniques à surmonter. Il a par exemple besoin de repères rythmiques pour effectuer galops, trots ou couchés. Mais nous avons trouvé des solutions…

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Céline FrischInterview. Durant le XVIIIe siècle, des penseurs, écrivains et musiciens se rencontraient au Café Zimmermann de Leipzig. On y croisait notamment Bach qui y donnait des concerts. Des œuvres de ce dernier sont interprétées ce soir par la dynamique formation baroque constituée de cinq instruments à archet et d’un clavecin qui a adopté le nom de cet établissement mythique. La claveciniste Céline Frisch nous explique quelles sont les spécificités de ce groupe d’amis qu’elle forma voilà neuf ans en compagnie du violoniste Pablo Valetti.

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On a pu comparer le fonctionnement de votre formation à celui d’un groupe de musique actuelle…
Le fait est que nous n’avons pas de chef. Pour rester dans le domaine classique, je ferais plus une comparaison avec le fonctionnement d’un quatuor à cordes. L’idée est que chacun des membres de l’ensemble ait l’occasion d’exprimer ses idées au mieux. Un de nos atouts est que nous nous connaissons bien.

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Critique de disque. Il faut tenter de s’imaginer ce curieux tableau vivant qui s’est animé en plusieurs occasions au cours du dix-huitième siècle : des jésuites italiens offrant un concert à la cour de l’empereur de Chine et, en réponse, des courtisanes exposant les plus beaux Chine Jésuites et Courtisanesthèmes de leur répertoire aux routards du catholicisme. Les formations XVIII-21 et Fleur de Prunus ne se contentent pas de restituer des pièces qui leur sont familières – la première est spécialisée dans le registre baroque, la seconde dans l’interprétation de musique traditionnelle chinoise – et qui furent données durant ces récitals hors du commun. Ils préfèrent jouer ensemble des airs italiens et chinois datant de ces temps durant lesquels deux mondes se découvraient.

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Interview. C’est un contre-ténoPHILIPPE JAROUSSKYr qui monte dans les aigus comme dans l’estime des amateurs de musique baroque. Au moment où sort son hommage discographique au castrat Carestini, il donne ici Aminta et Fillide, une rare cantate de Haendel en compagnie de la soprano Nuria Rial et de l’Ensemble Artaserse.

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Lors du concert de ce jour, vous allez nous chanter une œuvre très peu entendue…
C’est une œuvre de jeunesse de Haendel, de celles qu’il a écrites lors d’un séjour en Italie et qui ont révélé son génie. Il a été subjugué par les musiques de Scarlatti et Corelli, qu’il a rencontré, au point de les assimiler. Aminta et Fillide est un mini opéra qui raconte l’histoire d’un berger tentant désespérément de séduire une bergère.

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Critique de disque. Expressive, subtile et émouvante, Catherine Bott est l’une des plus belles voix de la scène baroque. Quelle autre chanteuse pouvait interpréter aussi bien ces Mad Songs qui permettent de comprendre pourquoi les Anglais en remontrent à la terre entière en matière d’inventivité musicale ? Les « chansons folles » que recèle ce disque ont été écrites aux XVIIe et XVIIIe siècles. À cette époque, la haute société aimait se rendre dans les hospices pour observer le comportement des aliénés.

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Dossier. 2La Lettre du Musicien0 fiches rédigées à l’occasion du 20e anniversaire du salon MUSICORA et de la revue LA LETTRE DU MUSICIEN.

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Sommaire

Édition musicale • Éducation nationale • Musicora 2004Enseignement spécialisé • Événements • Festivals & Concerts • Formation professionnelle & Concours • Gestion des droits & Aides • Gouvernement de la musique • Instruments • Jazz • Mécénat • Médias • Musique baroque • Musique contemporaine • Musique enregistrée • Musiques traditionnelles et du monde • Nouvelles tendances • Orchestres • Pratique musicale amateur • Salles, création & rénovation

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