Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Baroque’

Interview. Avec audace, Katie Mitchell (mise en scène) et Raphaël Pichon (direction musicale) nous proposent Miranda, un spectacle lyrique conçu à partir de musiques d’Henry Purcell (1659 – 1695) et inspiré par La Tempête de William Shakespeare. Miranda, personnage un peu en retrait dans la pièce est ici mis en avant. Elle revient 10 ans plus tard après voir connu l’exil et met en scène son enterrement, ce qui révèle ses blessures. Le chef de l’Ensemble Pygmalion nous explique sa démarche.

÷

Quelle a été l’idée de départ de ce projet ?

Il est né de l’envie que j’avais de me plonger dans l’œuvre de Purcell. Depuis quelques années, j’arpente les « couloirs cachés » de son répertoire, à la découverte de pièces quelque peu oubliées. Parmi celles-ci se trouvent des musiques de scène composées pour accompagner des spectacles de théâtre. Beaucoup me fascinant, notamment par leur expressivité, l’idée est venue d’inventer une œuvre nouvelle à partir d’elles.

(suite…)

Publicités

Read Full Post »

Interview. Les opéras baroques permettent souvent de produire des spectacles féeriques. C’est le cas de Didon et Énée, chef-d’œuvre de l’Anglais Henry Purcell datant de 1689. La production présentée à Versailles, qui est mise en scène par Cécile Roussat et Julien Lübek, se compose notamment de danses, de mimes, d’acrobaties et d’effets spéciaux théâtraux. En ce qui concerne la musique, c’est Vincent Dumestre qui tient la baguette à la tête de son ensemble, le Poème Harmonique. L’intrigue : les amours contrariées de Didon, reine de Carthage, et d’Énée, prince de Troie.

÷

Quelle place tient Didon et Énée dans l’histoire de la musique ?

C’est le seul opéra qu’a composé Purcell. Il a pour particularité d’être très court, d’une grande densité. On ne s’y perd pas en histoires secondaires comme c’est souvent le cas dans d’autres œuvres lyriques. Le livret de Nahum Tate et la musique font preuve de force et de simplicité. Amour, devoir, fatalité… Ses thèmes nous parlent encore aujourd’hui.

(suite…)

Read Full Post »

MAX EMANUEL CENČIĆ - Photo Anna HoffmannInterview. Le contre-ténor croate a le chic pour nous faire presque oublier que les airs qu’il chante datent de l’époque baroque, tant ses interprétations sont vivantes. La souplesse de sa voix y est pour beaucoup. Le concert de ce soir est consacré à des extraits d’opéras napolitains du XVIIIe siècle formidablement bien choisis, certains étant rarement interprétés de nos jours.

÷

Qu’est-ce que les airs de votre programme ont de particulier ?

L’Italie, et singulièrement Naples, est au début du XVIIIe siècle une terre des plus fructueuses sur le plan de la musique. Ces airs sont très modernes pour leur époque, celle des castrats triomphants. Bien sûr, la musique a beaucoup évolué depuis ce temps, mais il faut réaliser qu’ils étaient extrêmement novateurs. Jusqu’alors, on n’avait pas entendu d’airs permettant aux artistes de combiner diverses manières de chanter (aigu, colorature…) et une expressivité dramatique à ce point élevée. Pour les interpréter, et on peut dire cela d’une façon générale au sujet de la musique baroque, il faut être très vigilant sur le plan technique, que la voix soit flexible, mais il est aussi nécessaire de se laisser pénétrer par les émotions intenses qu’ils expriment. Cela prend des années pour obtenir un tel résultat et demande un travail constant si l’on veut continuer ensuite sur cette voie.

(suite…)

Read Full Post »

Sébastien_Daucé_photo_MolinaVisuals 10Interview. Le claveciniste Sébastien Daucé a entrepris la reconstruction d’une œuvre monumentale datant de 1653 : le Ballet royal de la nuit. Dans la distribution originale figurait le jeune Louis XIV qui y apparut pour l’éternité en Roi-Soleil mettant fin aux ténèbres. La première étape de ce projet est présentée sous la forme d’un concert donné par l’Ensemble Correspondances, qui réunit une vingtaine de chanteurs et instrumentistes dirigés par Daucé.

÷

À quelle occasion a été créé le Ballet Royal de la Nuit ?

Au XVIIe siècle, le ballet de cour est le grand spectacle par excellence. Tout y mélangé : la musique, la danse, le théâtre… Le Ballet Royal de la Nuit a ceci de particulier qu’il prit des dimensions exceptionnelles. Il s’agissait pour Mazarin d’asseoir le pouvoir du roi au sortir de la Fronde. Certains témoins racontent qu’il durait douze heures. Il faut dire qu’un spectacle comme celui-ci comprenait beaucoup de temps morts au cours desquels on manœuvrait des machines, des décors…

(suite…)

Read Full Post »

William Christie

Interview. William Christie, un des princes de la musique baroque, prend possession du château de Versailles à l’occasion d’un festival célébrant le tricentenaire de l’envol vers les cieux du roi-soleil. A la tête des Arts Florissants, il intervient dans différents espaces du palais au cours de deux longues soirées en forme de promenade. Une quinzaine de jours plus tard, c’est dans les jardins du château de Vaux-le-Vicomte qu’il se produit. C’était la propriété du surintendant Fouquet, né voilà 400 ans, dont Louis brisa la carrière…

Vous connaissez bien le château de Versailles…

Oui, nous avons joué plusieurs fois dans la Chapelle, l’Opéra et la Galerie des glaces, mais c’est la première fois que nous allons nous déplacer d’un lieu à l’autre au cours d’une même soirée.

(suite…)

Read Full Post »

Emmanuel PahudInterview. A l’Opéra Royal du château de Versailles, Emmanuel Pahud présente un programme d’œuvres de la fin du 18e siècle dans lesquelles la flûte traversière joue un rôle majeur. Cette période est d’ailleurs considérée comme un des âges d’or qu’a connu cet instrument.

Qu’est-ce qui caractérise l’âge d’or qu’a connu la flûte traversière à la fin du 18e siècle ?

Avant et pendant la Révolution française, alors que l’on passait du baroque à une musique classique instrumentale virtuose et très expressive qui allait vers le romantisme, des compositeurs parisiens ont écrit des œuvres importantes pour la flûte, dont certaines évoquent l’idéal révolutionnaire. La grande personnalité de ce moment crucial a été François Devienne, un flûtiste qui était aussi un compositeur et un pédagogue – c’est à lui que l’on doit la création du Conservatoire de Paris.

(suite…)

Read Full Post »

SKIP SEMPEInterview. Le toujours très inspiré claveciniste américain Skip Sempé célèbre la musique de Jean-Philippe Rameau (1683-1764) au cours du festival Terpsichore dont il est le directeur artistique. Il donne deux programmes dans la salle Érard, un lieu aussi rare que mythique.

Vous venez de consacrer une année à célébrer l’œuvre de Rameau à l’occasion du 250e anniversaire de sa mort. D’où vous vient cette passion ?

Je suis obsédé par ce compositeur depuis mon enfance à la Nouvelle Orléans. J’ai découvert ses pièces pour clavecin à l’âge de 10 ans et elles sont devenues mon répertoire de prédilection. Plus tard, j’ai approfondi ma connaissance de son œuvre en abordant ses suites pour orchestre et son travail pour la scène. Ce qui m’a rendu encore plus obsédé !

(suite…)

Read Full Post »

Older Posts »