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Posts Tagged ‘Batterie & percussions’

Interview. Inscrite au programme de la série de concerts « Week-end Jazz en VF » de la Philharmonie, la batteuse Anne Paceo donne à cette occasion des titres de son nouvel album, Bright Shadows, à travers lequel elle s’aventure vers divers horizons musicaux en compagnie d’excellents instrumentistes et chanteurs.

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Le programme reflète-t-il bien ce qu’est le « jazz en VF » selon vous ?

Il est comme une photographie du jazz tel que le pratiquent des musiciens appartenant à une même génération, celle dont l’âge se situe actuellement entre 30 et 40 ans. Il expose bien la variété des propositions qui sont faites aujourd’hui, même si d’autres artistes encore auraient pu eux aussi y figurer, bien sûr !

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THE PARIS REUNION compInterview. Trois vieux complices se retrouvent pour célébrer l’amitié franco-américaine à la manière jazz ! Ce faisant, les virtuoses Joe Lovano (saxophone), Henri Texier (contrebasse) et Aldo Romano (batterie) clôturent avec classe le festival Nous n’irons pas à New York du Duc des Lombards, un club où l’on apprécie d’être au plus près des musiciens. Aldo Romano nous en dit plus.

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Pourquoi votre trio se nomme-t-il Paris Reunion ?

C’est Joe qui en a eu l’idée. Nous avons joué souvent tous les trois ensemble lors de tournées et de festivals, mais très rarement à Paris. Nous allons interpréter des thèmes de chacun d’entre nous, plus des standards, sans doute de Monk par exemple, dont les compositions s’adaptent bien à notre forme de trio.

Pouvez-vous caractériser la personnalité de chacun d’entre vous ?

Joe Lovano est un maître du saxophone ténor qui a fait école depuis les années 1980. Son style est bien particulier. Il possède un son très rond, son jeu est volontiers lyrique. Henri Texier est quant à lui quelqu’un qui s’inspire beaucoup des musiques du monde. C’est un voyageur. Plus que moi qui suis un ancien guitariste passionné par la chanson. Je suis un coloriste qui privilégie l’aspect harmonique de la musique, au contraire d’autres batteurs qui sont obsédés par la technique.

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Critique de disque. Au cœur d’Istanbul se situe Kapali Çarsi, autrement dit le Grand Bazar, l’un des marchés couverts les plus vastes qui soient dans le monde. Le percussionniste stambouliote Burhan Öçal en trace le portrait à sa manière dans cet album BURHAN ÖÇAL & ISTANBUL ORIENTAL ENSEMBLE « Grand Bazaar »aussi vivant et coloré que son modèle. Les compositions sont toutes inspirées par la tradition classique ottomane. Cela nous vaut sur la plupart des titres des cavalcades exaltantes. Cordes et percussions paraissent se poursuivre en bondissant, n’arrêtant leur course effrénée que pour laisser à quelques instruments le temps de prendre des solos bienvenus. Violon, clarinette, kanun, oud, guitare affinent alors le trait, figurant tel ou tel aspect de la vie observé dans le haut lieu du commerce d’Istanbul. Si dans ses grandes lignes la musique d’Öçal est proche de la tradition, elle contient de ci de là de discrets échos provenant d’autres genres.

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Critique de disque. Incontournable personnalité de la musique latino-américaine, il était aussi grand par sa taille que par son talent. Surplombant ses congas du haut de son mètre quatre-vingt-dix, Ray Barretto frappait celles-ci avec une finesse dont peu de percussionnistes sont capables. Cette anthologie RAY BARRETTO « A man and his music - Que viva la musica »rend hommage à l’artiste, quelques mois après sa disparition. Né en 1929 à New York, ce fils de Portoricains est un pur produit de Spanish Harlem. Il commence sa carrière de conguero après avoir donné ses premiers coups – sur son instrument – dans les clubs de jazz de… Munich, où il était soldat. À son retour, il fait partie d’orchestres de musiques afro-cubaines (José Curbelo, Tito Puente…) et jazz (Art Blakey, Dizzy Gillespie…). Le double cd présent commence l’histoire en 1963, à partir d’« El watusi », le premier hit solo de Barretto. Mis à part quelques titres des débuts, les airs réunis ont été enregistrés à partir de 1967 sous le fanion de la Fania, label dont le musicien sera un des nombreux héros durant un quart de siècle.

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Critique de disque. Prenant pour base la vénérable tradition du gamelan, les jeunes Indonésiens de SambaSunda proposent une musique aussi éruptive que l’île de Java, celle-là même qui les a vu naître. Ils font en effet groover les fameux métallophones et les gongs qui servent habituellement à nous plonger dans de profondes méditations. A ces instruments s’ajoutent des tambours et vents locaux, ainsi qu’un violon occidental, des percussions africaines et latino-américaines. L’album se partage entre instrumentaux épiques et doux airs chantés par la délicieuse Rita Tila. L’idée était excellente de marier des sonorités venues d’ailleurs à des pièces traditionnelles, tout en ne trahissant pas l’esprit de celles-ci. Sa concrétisation est parfaite. C’est au milieu des années 1990 qu’Ismet Ruchimat a formé ce groupe de dix-sept instrumentistes.

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Critique de disque. Ah ! Ce que l’on aurait aimé être là quand ce disque a été enregistré ! Frédéric Galliano, le producteur, a installé son studio nomade à Farakala, village situé au sud du Mali. C’est donc à deux pas de la brousse environnante que se sont rTRILOK GURTU AND THE FRIKYIWA FAMILYetrouvés d’incroyablement bons musiciens. L’idée était de plonger Trilok Gurtu dans l’univers mandingue. Ce percussionniste indien n’est pas un novice en matière de mélange des cultures. On l’a entendu sur de nombreuses scènes jazz au côté d’expérimentateurs tels que John McLaughlin, Joe Zawinul, Jan Garbarek ou le regretté Don Cherry. Il a aussi collaboré avec cet autre maître des rythmes qu’est le Brésilien Nana Vasconcelos ou encore l’inclassable Neneh Cherry… Bref, lorsqu’il rencontre des camarades de jeu prêts à tout, il fonce. Ici, il a relevé un défi : n’employer que des instruments locaux tout en restant fondamentalement indien.

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Critique de disque. Percussionniste cubain, Miguel « Angá » Diaz frappe un grand coup avec cet album, son premier en solo. Connu pour avoir joué au sein des ensembles Opus 13, Irakere, Afro-Cuban All Stars, puis avec plusieurs membres du Buena Vista Social Club (Rubén González, Ibrahim Ferrer, Ry Cooder et Manuel Galban, Omara Portuondo, Cachaito López…), ce musicien est donc un crac dans la catégorie « afro-cubain ». Mais pas seulement. En venant vivre à Paris, il a collaboré avec les jazzmen états-uniens Steve Coleman et Roy Hargrove, tous deux à la recherche de rythmes aussi puissants que raffinés. C’est en France, également, qu’il s’est lié à quelques-uns des interprètes présents sur son disque : le DJ Dee Nasty, le flûtiste Malik Mezzadri, le multi-instrumentiste malien Baba Sissoko.

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Interview. Joue-t-il avec des pinceaux, peint-il avec des baguettes ? On ne sait plus tant les talents en musique comme en peinture du subtil Daniel Humair sont indissociables. Cet artiste au plein sens du terme célèbre son jubilé au théâtre du Châtelet en compagnie de plusieurs camarades de jeu réunis en trois formations. Nous allons à coup sûr participer ce soir à une magnifique fête du jazz.

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Quel effet cela fait-il de célébrer son jubilé ?

Je fête mon demi-siècle de music-hall ! Venant de Suisse, je suis arrivé à Paris voilà cinq décennies à l’âge de 20 ans… En fait, qualifier cette soirée de jubilé est une idée du Châtelet. Moi, je fais mon travail sans faire attention aux dates. Mais enfin, s’il faut faire un bilan, je dirais que j’ai eu une très belle vie et que j’espère que cela va continuer car je m’amuse énormément ! Je travaille beaucoup avec des musiciens dont je pourrais être le grand-père et c’est très stimulant car nous n’avons pas les mêmes concepts. Je trouve que, par rapport à la génération dont je fais partie, ils sont plus professionnels, plus forts et plus organisés que nous l’étions. Mais reste une idée partagée : la musique de jazz, c’est une conversation qui se pratique le plus librement possible.

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Interview. Ëmëhntëhtt-Ré est la dernière grande œuvre en date de Magma, le légendaire groupe de l’impressionnant batteur Christian Vander. Commencée en 1975, elle est enfin sortie des limbes ! Inspirée par la mythologie égyptienne antique, elle est portée par un souffle épique absolument emballant. On est transporté par cette musique alternant des moments extatiques et d’incandescentes fulgurances.

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Quelle place prend cette pièce dans l’ensemble de vos créations ?

C’est la fin d’un cycle, après cela je vais passer à autre chose. J’ai envie de découvrir de nouveaux horizons, de développer d’autres manières de composer. Ce qui n’est pas simple, car je n’écris pas pour illustrer des états d’âme, mais pour exprimer ce qui surgit en moi, ce que j’appelle le « zeuhl », terme qui signifie à peu près vibration.

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Critique de disque. Si Manu Katché est devenu une vedette des petits écrans en participant à une émission telle que le télé-crochet Nouvelle star, il ne faut pas que cela fasse oublier l’excellent musicien qu’il n’a jamais cessé d’être. Ce disque en est la superbe preuve. Neighbourhood, autrement dit « voisinage », ou « proximité » a été conçu comme une invitation au voyage. Le fait est que, de ce point de vue-là, que ce soit à demeure ou en déplacement, la musique de cet album est propice à la rêverie. Le batteur et percussionniste Manu Katché voisine ici avec quelques amis de grande valeur, réunis dans le studio Rainbow d’Oslo avec la complicité de Manfred Eicher, le fameux sculpteur de sons du label ECM. Ce sont le saxophoniste norvégien Jan Garbarek, les Polonais Tomasz Stanko (trompette), Marcin Wasilewski (piano) et Slawomir Kurkiewicz (contrebasse). Ensemble, ils jouent un jazz solaire lointainement héritier du be et du hard bop.

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Interview. André Ceccarelli est un pilier de la scène jazz française. Un demi-siècle après ses débuts, il n’a rien perdu de son goût pour l’aventure. Ce batteur présente durant deux soirées le nouveau trio qu’il constitue avec Sylvain Beuf aux saxophones et Julian Oliver Mazariello aux claviers. Leur musique est d’une fraîcheur et d’une vivacité rares.

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Un trio sans basse, ce n’est pas courant…

Oui, mais il n’a pas été créé selon une idée préconçue. Comme souvent dans le jazz, les projets naissent d’une rencontre, le plus simplement du monde. Celui-ci vient du fait qu’il y a deux ans j’ai passé une super soirée à Naples à jouer avec Julian Oliver Mazariello. L’idée n’était pas d’éviter la basse, mais d’essayer quelque chose. Comme ce claviériste a un sens du rythme très développé, notre actuel trio a trouvé son équilibre.

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Critique de disque. Blom blom frr frr boum tac ! Approchez braves gens et tendez l’oreille pour ouïr une époustouflante démonstration du Trio Chemirani. Autant vous prévenir tout de suite, Tchechmeh est un disque complètement zarb. Le zarb, c’est un tambour en bois iranien appelé aussi tombak. Djamchid, Keyvan et Bijan, les trois Chemirani, le connaissent sur le bout des doigts. Il n’est pas du tout évident de captiver un auditoire non initié par la seule science des rythmes acoustiques. Avouons-le, certains tambourinaires s’avèrent plaisants un moment mais finissent par lasser. Ce n’est pas le cas de ces virtuoses iraniens extrêmement réputés dans le milieu des musiques du monde. Djamchid est le père des deux autres. Venu faire ses études à Paris dans les années soixante, il n’est pas rentré au pays.

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Dossier. Chanteur, batteur et pianiste, Robert Wyatt s’est toujours tenu éloigné du cirque rock’n’roll. Il est pourtant l’une des figures majeures de la « culture rock » de par la position très originale qu’il tient depuis les années 1960. Resté fidèle à son esthétique, il ne s’est jamais compromis dans des aventures opportunistes. Au pont, parfois, de se faire oublier car il ne donne des albums que lorsqu’il le juge nécessaire et ne rentabilise pas sa notoriété par des tournées dans les stades. Il a raison d’ailleurs : de quoi aurait-il l’air !?

Batteur influencé par le jazz, chanteur poignant, ses compositions profondes et mystérieuses gardent leur beauté sublime, de son engagement dans Soft Machine à aujourd’hui. Il fait partie de ces grands artistes singuliers et mystérieux qui font l’honneur de la Grande Bretagne : Nick Drake, Syd Barrett, Peter Hammil, Scott Walker (le plus british des exilés états-unien)… Il est devenu une référence absolue chez les esthètes du rock.

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Interview. Le courant passe à la perfection entre les membres de Triphase, trio mené par la batteuse Anne Paceo. Leur musique est à la fois ferme et douce, mélodieuse et rigoureusement structurée. C’est donc à un moment très plaisant que l’on assiste quand on peut les voir réunis dans un club tel que le Sunside.

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Une femme batteuse, c’est plutôt rare…
Quand j’ai décidé de jouer de la batterie, je ne me suis pas posé de questions à ce sujet. Je trouvais ça naturel, mais c’est vrai que l’on m’interroge beaucoup là-dessus. C’est sans doute le signe que voir une femme derrière une batterie n’est pas encore entré dans les mœurs. Pourtant, c’est oublier que des musiciennes autres que chanteuses font du jazz depuis longtemps.

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Interview. Cet exceptionnel batteur a commencé sa carrière dans les années 1960 auprès de musiciens comme le regretté Don Cherry, auquel il va rendre hommage durant une partie de la soirée carte blanche que Les Nuits des musiciens lui offre ce soir. Aldo Romano convie à cette occasion Henri Texier, Louis Sclavis, Maurane, Baptiste Trotignon, Géraldine Laurent, Lionel et Stéphane Belmondo, Thomas Savy et d’autres encore.

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Selon quels critères avez-vous choisi les musiciens invités ?
Ce sont tous des artistes avec lesquels j’ai joué durant la dernière décennie. Texier et Sclavis pour nos expériences africaines, Maurane que j’ai rencontrée durant mes années Nougaro, Trotignon que j’admire… Le déroulement de la soirée va se faire au feeling et en fonction de ce qui se sera passé durant les répétitions. C’est un mode de fonctionnement qui m’est cher : prévoir les choses longtemps à l’avance ne me convient pas trop. Le jazz n’est pour moi pas une musique, mais une façon intuitive de faire de la musique.

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Interview. Subtil manieur de baguettes œuvrant tout aussi bien dans le jazz que dans la pop, Manu Katché est le parrain de la 6e édition du festival Jazz à Saint-Germain-des-Prés. Il va accueillir les artistes invités tout au long de la manifestation : un rôle taillé sur mesure pour ce musicien qui conçoit la pratique du jazz comme l’expression d’un lien fraternel.

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Jazz et Saint-Germain-des-Prés : qu’est-ce que signifient ces deux mots pour vous ?

Quand j’étais adolescent, je venais de ma banlieue pour passer des nuits entières dans les clubs du quartier. La plupart n’existent plus, malheureusement. C’est là qu’au cours de bœufs pas croyables, j’ai rencontré toute une faune de musiciens, des gens comme Michel Petrucciani, Aldo Romano ou Michel Graillier. J’ai beaucoup appris en les écoutant. Alors, être le parrain d’un festival qui se déroule dans ce quartier-là…

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Critique de disque. Le tout puissant Konono n°1 entre dans la place et vous voilà à genoux. Il s’agit d’un groupe fondé à la fin des années 1970 par Mingiedi Mawangu. Il joue une musique conçue à partir de thèmes traditionnels émanant du peuple Bazombe, lequel vit des deux côtés de la frontière de la République Démocratique du Congo et de l’Angola. Resté fidèle aux répertoires des campagnes, Konono n°1 s’est cependant trouvé un son d’une modernité pleine de malice dans ces cours et arrières cours de Kinshasa où il fait danser les foules, pour l’amusement mais aussi, parfois, pour la transe. À la base, ses musiciens jouent du likembé, que l’on appelle également piano à pouces, un instrument constitué de lamelles métalliques fixées sur une boite. Rien de plus banal donc pour qui connaît les musiques des campagnes d’Afrique centrale. Sauf qu’ici les likembés sont reliés à des micros et que leur son vient s’écraser dans des hauts parleurs. À l’oreille, cela ressemble à un mélange de marimba et de guitare électrique saturée.

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Critique de disque. Prêt pour l’embarquement ? Alors, tout le monde sur le pont ! En compagnie de guides enchanteurs, nous partons pour un périple qui nous mènera du Caire aux sources du Nil. Telle est l’aventure à laquelle le percussionniste Mahmoud Fadl nous invite à participer. Comme de juste, le disque démarre par des chants en arabe et se conclue par des airs en nubien. La Nubie est cette partie méridionale de l’Égypte qui est restée profondément africaine. Fadl vient de là, précisément de la région qui fut inondée dans les années 1960 pour que s’étende le lac Nasser depuis le barrage d’Assouan. Longtemps accompagnateur de vedettes cairotes et nubiennes (notamment d’Ali Hassan Kuban, le musicien nubien le plus célèbre en Europe), Mahmoud Fadl produit ici une superbe œuvre qui démontre une fois de plus que les cultures nationales ne sont pas uniformes.

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Interview. Excellent batteur, Manu Katché a joué avec la plupart des vedettes françaises et pour un certain nombre de stars anglo-saxonnes telles que Sting et Peter Gabriel. Passant d’un univers musical à l’autre, il n’en a pas oublié pour autant le sien. Avec de passionnants jazzmen européens, il a enregistré Neighbourhood, un bel album conçu comme une invitation au voyage.

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« J’ai d’abord fait pas mal de photos, puis j’ai laissé tomber pour juste regarder »

Quelle place prend le voyage dans votre vie de musicien ?
Je pense qu’à ses débuts, tout jeune musicien cherche à être connu et entendu, bien sûr, mais aussi à voyager. Et quand ça marche, si tu as cette chance, c’est très agréable. J’ai fait plusieurs fois le tour de la planète avec des artistes différents. C’est génialissime, parce que dans ce cas, tu voyages dans des conditions optimum. Tu es chouchouté : transporté en vol commercial, parfois en vol privé, tu arrives dans des hôtels extrêmement confortables, avec souvent un ou deux jours pour te promener. En plus, quand les gens savent que tu es en ville, plein de musiciens viennent te voir pour te faire écouter leur disque, discuter avec toi devant un café. C’est une porte d’entrée formidable parce qu’ils te proposent de t’emmener là où ils habitent. Tu as alors accès directement au cœur même d’une ville ou d’un pays.

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