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Posts Tagged ‘Cap-Vert’

baies-accueilDossier. La mer, le soleil, des paysages inoubliables… Les baies ont un fantastique pouvoir d’attraction. A tel point qu’un Club des plus belles baies du monde a été créé en 1997 à l’initiative de l’office de tourisme du Pays de Vannes sur la base d’un jumelage entre le golfe du Morbihan et la baie d’Ha Long. Elle distingue celles où l’homme a fait le choix d’« un aménagement intelligent de l’espace côtier » dans le respect des biens naturels et culturels locaux.
Mais qu’appelle-t-on baie au juste ? On dénomme ainsi une échancrure dans les terres qui constituent un littoral. Si elle est de très grande dimension ce sera un golfe, si elle est petite, on parlera alors parfois d’une anse. Généralement, elle forme un arc de cercle, mais il arrive qu’elle dessine un cercle presque complet. On y trouve fréquemment un port et, depuis le développement du tourisme, des stations balnéaires mettant à profit des plages, quand il y en a.
Ce dossier vous invite à « visiter » quelques-unes des baies les plus remarquables que l’on puisse voir dans le monde, sur tous les continents. Vous y retrouverez peut-être celles qui vous ont le plus marqué. A chacun ses critères de sélection !

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Critique de disque. Un vrai délice : simplicité, calme et volupté. La musique que nous joue ce guitariste capverdien est renversante, en ce sens qu’elle donne envie de s’asseoir ou de s’allonger afin de se laisser envahir par un flot de notes d’une grande beauté et d’une extrême douceur. Humbertona a enregistré les treize thèmes de cet album en 1973 et 1974 alors qu’on était encore très loin du succès planétaire emporté par Cesaria Evora. On trouve d’ailleurs dans cette sélection d’airs classiques du Cap-Vert certaines compositions qu’a interprétées la diva de l’archipel, notamment « Miss Perfumada ». Une guitare solo, une autre en accompagnement, ainsi qu’un cavaquinho (guitare à quatre cordes d’origine portugaise), c’est, pour l’essentiel ce que l’on entend ici. Humbertona, le soliste, est de ces guitaristes qui font chanter leur instrument. Résultat : il nous tient en haleine, à l’image des meilleurs vocalistes.

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Critique de disque. Une voix presque enfantine, dont la pureté vous atteint en plein cœur. C’est celle de Terezinha Araújo, fameuse chanteuse des îles du Cap-Vert – où elle est très impliquée dans les affaires culturelles. Son parcours peut paraître étonnant si l’on ne se souvient pas d’une période pas si lointaine durant laquelle les relations artistiques nord-sud prenaient des voies non balisées par le show business occidental. En effet, Terezinha Araújo a, dans les années 1960, suivi ses parents qui se sont exilés en Guinée quand leur pays était encore une colonie portugaise. Chez Sékou Touré, alors figure de proue du camp « progressiste » dans le Tiers Monde, on affichait un soutien appuyé aux anticolonialistes du Cap-Vert et de Guinée Bissau. Artiste précoce, Terezinha monte sur scène à Conakry et sidère le public. L’enfant prodige s’envole ensuite pour l’Europe de l’est. C’est en Union Soviétique qu’elle se forme à la musique et à l’enseignement. Adulte, elle quittera le « paradis socialiste » à la veille de l’effondrement de ce dernier, pour retrouver son pays et donner la pleine mesure de son talent.

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Critique de disque. Que vous soyez accablé par la canicule ou que vous claquiez des dents par grand froid, Lura est là pour vous réconforter. Car, ainsi que son titre l’indique, De corps et d’âme est un album qui fait du bien à votre esprit comme à votre enveloppe charnelle. Pour âme, des textes en créole vous LURA  « Di korpu ku alma »racontent, souvent avec humour, comment quand on est capverdien l’on mène sa vie dans les îles et dans l’exil. Et pour le corps, des airs vous incitent à danser sans modération. A moins que ce ne soit le contraire. Née à Lisbonne où elle a grandi, Lura s’est fait un petit nom dans le non moins petit monde du r’n’b local. Cependant, de plus en plus attirée par la culture de son pays d’origine, elle s’est finalement orientée vers les riches répertoires des îles du Cap-Vert. Franchement, elle a bien fait. Ici, elle interprète quelques classiques, des chansons qu’elle s’est écrite et des titres de Orlando Pantera – dont le superbe et enivrant « Na ri na » -, un des compositeurs-rois du style batuque, rythme inspiré par la frappe des lavandières sur leurs pièces de tissu. Il est typique de Santiago – d’où vient le père de l’artiste -, île réputée être la plus africaine de l’archipel.

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Critique de disque. A chaque album, le miracle se reproduit. On en reste tout chose. La voix suave de Cesaria Evora vous colle un blues à l’âme. Mais un de ces blues qui, paradoxalement, vous réconforte parce qu’il ne vous fait pas oublier que le désespoir peut être contourné, voire vaincu. Cesaria Evora est la reine de la morna, genre issu des îles du Cap-Vert qu’elle a popularisé à travers le monde grâce à une série de disques au charme persistant. Celui-ci, Voz d’amor, n’échappe pas à la règle : il est parfait. Il faut dire que la chanteuse sait choisir les pièces de son répertoire, puisant avec autant de bonheur dans le patrimoine que dans le vivier des jeunes auteurs et compositeurs de son pays. Avec son lot de ballades langoureuses – les merveilleuses « Jardim prometido » ou « Mar de canal » -, et de danceries enlevées – dont le guilleret « Velocidade » -, Voz d’amor comble toutes les attentes. Au point qu’il donne envie de lancer à la voix d’amour de Cesaria ce fameux serment : « Plus qu’hier et moins qu’aujourd’hui » !

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Critique de disque. São Vicente est l’île de l’archipel du Cap-Vert où est née Cesaria Evora. Depuis Paris, La Havane et Rio, dans ces villes chères à son cœur où elle a enregistré ce disque, c’est forcément di longe, c’est-à-dire de loin, qu’elle a vue sa terre natale. Pour autant, la voix chaude et gaiement plaintive de dame Cesaria n’a rien perdu de son charme. Mieux, au lieu d’être vampirisée par la crème des musiciens cubains et brésiliens qu’elle a rencontrée, Cesaria extrait de leurs talents de quoi vivifier son propre répertoire. Ainsi, Caetano Veloso, Jaques Mandelbaum, Chucho Valdés ou l’Orquesta Aragón deviennent-ils, de loin, de parfaits capverdiens. Découvrez les quinze titres magnifiques que comprend cet album et vous vous écrierez : « Ave Cesaria, ceux qui vont mourir d’aise te saluent ! »

Michel Doussot

Mis en ligne en 2001 sur routard.com

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