Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Classique’

Interview. En compagnie de la pianiste Hélène Couvert, la flûtiste Juliette Hurel rend un très bel hommage à des compositrices françaises qui ont écrit de superbes œuvres au tournant des 19e et 20e siècles. En seconde partie, elles reçoivent le renfort de la comédienne Julie Depardieu pour évoquer Misia Sert, née Marie Sophie Olga Zénaïde Godebska et surnommée « reine de Paris », pianiste et figure importante de la vie culturelle de cette époque.

÷

Augusta Holmès, Mel Bonis, Clémence de Grandval, Cécile Chaminade, Lili Boulanger : la plupart des compositrices dont les œuvres figurent à votre programme sont méconnues…

Ce qui n’est pas normal ! Quelques-unes ont connu une certaine célébrité, mais il faut dire que composer de la musique quand on était une femme à cette époque, ça ne se faisait pas. C’est pour cela que Mélanie Bonis est devenue Mel Bonis, afin que l’on ne sache pas qu’il s’agissait d’une femme. Mais ce n’est pas cet aspect des choses qui nous a incité à créer ce programme, même si le fait qu’il réunit des pièces écrites par des femmes lui donne une unité. C’est la curiosité qui nous a guidé. Personnellement, j’ai un faible pour la musique française de la fin du 19e siècle et du début du 20e. Surtout, évidemment, pour les œuvres destinées à être jouées à la flûte qu’ont composées Fauré Debussy, Ravel…

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Anne la pianiste et son frère Yann l’écrivain vous invitent à vous rendre au port de La Scala pour vous élancer avec eux dans un périple musical et littéraire sur le thème de la mer. Cette grande artiste qu’est Anne Queffélec nous présente ce concert pas comme les autres qui est logiquement intitulé « En musique en mer ».

÷

Quel est votre rapport à la mer ?

Pour Yann comme pour moi, c’est quelque chose qui est lié à l’enfance. Nous sommes d’origine bretonne et nous avons passé beaucoup de temps chez notre grand-mère dans une maison située près de Brest, dans le Finistère. Les sensations que suscitent un tel environnement naturel, très puissant, restent profondément ancrées en vous, beaucoup plus que ce que vous avez pu vivre dans votre appartement parisien !

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Stéphanie chante accompagnée de Mathieu à la guitare. Avec beaucoup de délicatesse, le fraternel Duo Varnerin nous offre un bouquet de mélodies françaises dont les musiques ont été composées par Fauré, Debussy, Hahn, ou Séverac, afin de porter les textes de poèmes signés Mallarmé, Verlaine ou Charles Duc d’Orléans. De sa belle voix de soprano, Stéphanie Varnerin évoque ici le travail d’orfèvre qu’elle a accompli avec son frère.

÷

Quand on chante des mélodies, c’est normalement un piano qui assure les parties instrumentales. Qu’est-ce que cela apporte de le remplacer par une guitare ?

Cela permet par exemple de donner de nouvelles couleurs ou un peu plus de relief à ces œuvres. Nous ne les avons cependant pas fondamentalement modifiées.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. « Léonard de Vinci – La musique secrète » est le titre d’un concert de l’ensemble Doulce Mémoire donné à l’auditorium du Louvre, musée qui consacre comme on le sait une exposition événement au peintre de « La Joconde », tableau star de l’institution. On doit le beau programme de la soirée à Denis Raisin Dadre, flutiste et directeur de cet ensemble instrumental et vocal spécialisé dans la musique de la Renaissance. Il a mené avec passion de fructueuses recherches afin de retrouver les airs que Léonard de Vinci a pu interpréter.

÷

Peut-on suivre l’exposition en écoutant les enregistrements figurant sur votre disque ?

Absolument, je pense même que cela peut être très intéressant.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Dirigeant l’orchestre de sa compagnie La Tempête, Simon-Pierre Bestion propose un spectacle très original,« Bach the Minimalist », avec la complicité de Jemma Woolmore laquelle se livre à une performance mapping video live. Des pièces du génial Jean-Sébastien y sont mélangées à d’autres, qualifiées de minimalistes, qui ont été écrites par des compositeurs des 20e et 21e siècles. Envoûtant !

÷

Votre compagnie se nomme La Tempête : c’est ce que vous promettez à vos spectateurs ?

Ah ! Habituellement, on me demande si c’est un hommage à la pièce de Shakespeare. Mais l’idée de la tempête me plait. Les éléments se déchaînent puis on attend de voir ce qui va se passer après, s’il va y avoir quelque chose de nouveau…

(suite…)

Read Full Post »

Interview. La violoncelliste aventureuse Sonia Wieder-Atherton a commencé en 2012 un cycle de concerts hors norme, intitulés chacun « Odyssée ». À l’occasion de Nuit blanche, elle en donne six versions à la Cité de la musique. Cette invitation au voyage faite aux spectateurs, libres d’aller et venir dans la salle, les embarquera dans un périple sonore et visuel passant par les mondes de Bach, Bellini, Prokofiev, Krawzyck, Aperghis, ou Schumann, dont des œuvres croisent la route de pièces de Sonia Wieder-Atherton inspirées par des chants corses, hébraïques, ou arabo-andalous.

÷

Votre spectacle porte un titre évocateur. De quoi s’agit-il ?

C’est l’histoire d’un voyage d’une femme violoncelliste, laquelle est confrontée à différents sons. Je joue avec une bande-son comportant des bruits de vagues, de vent, de coups de tonnerre, etc. On y entend aussi des voix enregistrées dans divers lieux, au cours de résidences. Ce peut être une chanteuse, un écrivain, des enfants… Enfin, des gens qui avaient envie de participer à ce voyage !

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Le samedi en fin de journée, des espaces du château de Versailles se visitent en présence de musiciens et danseurs costumés comme au temps de Louis XIV ! Intitulé Sérénade Royale de la Galerie des Glaces, ce parcours est animé par des artistes de la Compagnie de Danse l’Éventail et de l’ensemble de musique baroque Les Folies Françoises dirigé par le violoniste Patrick Cohën-Akenine.

÷

Comment se déroule la Sérénade ?

C’est un dispositif bien rodé car cela fait plusieurs années qu’il existe. Vous êtes accueilli par un comédien dans le salon d’Hercule, puis une séance de chant accompagné de théorbe vous attend dans le vestibule de la Chapelle royale. Arrivé dans la Galerie des Glaces, vous assistez à une « turquerie », un ensemble de musiques et de danses qui évoque la venue d’un émissaire ottoman à la Cour de Louis XIV. La Sérénade se conclut par une scène d’escrime dans la cour de Marbre. L’idée est de montrer les différents arts que l’on enseignait et pratiquait à la Cour du roi. Écoutée lors de messes, de bals ou de soupers, la musique, par exemple, était permanente à Versailles, même si la radio n’existait pas encore !

(suite…)

Read Full Post »

Interview. La soprano Julie Fuchs nous offre un magnifique programme consacré au bel canto à l’Opéra royal du château de Versailles, de même que sur l’album Mademoiselle. Avec le grand talent qu’on lui connaît, elle interprète ce soir des airs de Rossini, Fioravanti, Donizetti, Raimondi, Berlioz et Barbieri en compagnie de l’Orchestre National d’Île-de-France dirigé par Paolo Arrivabeni.

÷

Qu’est-ce que le bel canto ?

Littéralement, cela signifie beau chant. En tant que terme générique, le bel canto qualifie un répertoire écrit pour mettre en avant la voix. On le doit à beaucoup d’Italiens, mais pas seulement. Il est associé à la période romantique, quoiqu’il soit plus ancien qu’on ne le croit.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Voici un printemps très florissant pour la pianiste Vanessa Wagner qui donne Inland, son nouveau projet en solo consacré à des œuvres minimalistes, retrouve son confrère violoniste Augustin Dumay pour une nouvelle conversation à deux, puis participe à un concert orchestral avec Les Solistes Français.

÷

Inland fait suite à Statea, programme également consacré à la musique qualifiée de minimaliste, réalisé avec le musicien électro Murcof…

Qui était constitué de pièces de compositeurs de Satie, Cage, ou Adams. Dans le même esprit, mais seule cette fois, j’explore ce répertoire très prolifique en mettant en avant des musiciens pour beaucoup peu connus comme Bryce Dessner, William Susman ou Nico Muhly, aux côtés de plus célèbres tels que Moondog, Philip Glass, Michael Nyman ou Wim Mertens. C’est une sorte de voyage au cours duquel s’enchaînent des atmosphères différentes, quoiqu’une certaine mélancolie se dégage de ces morceaux intimistes. Il n’y a pas si longtemps que j’ose jouer des œuvres de ce répertoire, même si j’en écoute depuis un bon moment. J’essaie de trouver un équilibre entre l’interprétation de ces pièces et d’autres, appartenant aux domaines classiques, de même que j’aime travailler avec des artistes de diverses disciplines, ou me produire dans des lieux inattendus. Sortir de sa zone de confort est une bonne chose.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Manon retrouve l’Opéra Comique, où cet opéra de Jules Massenet, adapté du roman Manon Lescaut de l’abbé Prévost, est né en 1884. Il est présenté dans une production mise en scène par Olivier Py avec, dans le rôle-titre, la flamboyante Patricia Petibon. Marc Minkowski en assure la direction musicale à la tête des Musiciens du Louvre. Quelle affiche !

÷

Qui est Manon ?

C’est une jeune femme dont on ne connaît pas le passé, qui cherche à briller, mais aussi à exister par rapport aux hommes. Avec le chevalier Des Grieux, elle vit une histoire passionnée, tous deux formant une sorte de couple à la Bonnie and Clyde !

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Pianiste aventurier, Wilhem Latchoumia propose un récital sur le thème du « silence dans le son » ! On sait que l’absence de son joue un rôle important en musique et c’est avec des œuvres de Cowell, Dubedout et Scelsi qu’il le démontre ce soir entre les murs d’une galerie d’art, cadre qui se prête bien à l’écoute attentive de cet artiste.

÷

Vous venez d’enregistrer un album dans lequel vous mélangez des pièces issues du Cendrillon de Prokofiev à d’autres de Henry Cowell, compositeur surprenant de la première moitié du 20e siècle, lequel est au programme de votre récital…

Ce qui fait cohabiter deux mondes féeriques, Cowell s’étant beaucoup penché sur des traditions irlandaises empreintes de magie, ainsi que de spiritualité. Pour le récital, j’associe quelques-unes de ses pièces à des œuvres de Scelsi et Dubedout ayant elles aussi des liens avec la spiritualité, hindou notamment.

(suite…)

Read Full Post »

Dossier. Espaces où se concentrent et se brassent des populations venues de divers horizons, les villes sont des lieux propices à l’émergence de formes musicales originales. Issues de cultures locales, nourries d’influences extérieures, modernisées ou respectueuses de la tradition, elles sont devenues des emblèmes de ces cités, voire d’un pays tout entier. Les découvrir au cours d’un séjour fait partie des bonheurs que l’on peut s’offrir lors de ses voyages. Nous vous invitons dans ce dossier à suivre de belles partitions à travers le monde.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Unis à la ville comme à la scène, selon l’expression consacrée, Ludmila Berlinskaïa et Arthur Ancelle donnent ce soir un florilège de pièces pour deux pianos, françaises et russes, plus quelques solos. Elles font partie des programmes de leur 2 Pianos Originals Project discographique. Aussi subtils qu’inspirés, ils nous révèlent des trésors rarement interprétés.

÷

Comment en êtes-vous venus à vous spécialiser dans l’interprétation d’œuvres écrites pour deux pianos, en plus de mener vos carrières en solo ?

A.A. Nous avons beaucoup exploré les transcriptions pour deux pianos, puis nous nous sommes aperçus qu’il existait un répertoire très important d’œuvres écrites directement pour ce duo d’instruments. C’est un domaine à part, trop souvent traité comme un parent pauvre. Hors, les chefs-d’œuvre abondent, même si nombre d’entre eux ont été oubliés. On a un peu tendance à jouer toujours les mêmes pièces.

L.B. Pourtant, il suffit d’aller regarder ce qui se trouve dans les bibliothèques pour en découvrir beaucoup d’autres…

A.A. … de même que d’aller dans des boutiques spécialisées où vous tombez sur des partitions de compositions qui n’ont jamais été jouées !

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Baum est un trio à cordes qui, sous le titre Ici-bas, interprète des mélodies de Fauré après les avoir arrangées sur le plan instrumental et en faisant appel à des chanteuses et chanteurs issus des univers jazz et pop. À cela s’ajoutent des « décrochages stylistiques » joués à la guitare électrique par Olivier Mellano, le directeur artistique de ce projet. On tombe sous le charme de ces airs dont on (re)découvre la profonde beauté. Sur disque, les vocalistes sont une vingtaine. Sur scène montent ce soir Camille, Élise Caron, Himiko Paganotti, Kyrie Kristmanson, John Greaves, Judith Chemla, Sandra Nkaké, Philippe Katerine.

÷

Dans quel état d’esprit avez-vous réalisés vos arrangements ?

L’idée était de retrouver au mieux toute la douceur qui émane des mélodies de Fauré. Nous restons fidèles aux partitions et, d’une certaine façon, nous sommes très proches de ce que l’on entend lorsqu’on les lit. Ce travail nous a demandé deux ans pendant lesquels nous nous sommes immergés dans la musique de Fauré. Plus nous plongions dedans, plus nous en tombions amoureux. Cette musique est envoûtante, à tel point que l’on surnommait ce compositeur « le maître des charmes ». Avoir réussi à mettre autant de beauté dans de petites formes telles que ses mélodies, est exceptionnel.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. La formation dirigée par Clément Mao-Takacs nous offre un beau programme qu’il donne au musée d’Orsay à l’occasion de l’exposition Picasso. Bleu et Rose. Datant pour la plupart du début du 20e siècle, comme les tableaux du génial Pablo, les pièces qui le constituent sont signées de Stravinsky, Debussy, Weill, de Falla, Rota et Satie, la Parade de ce dernier étant l’un des morceaux de choix de la soirée.

÷

Intitulé « Fêtes et parades », votre concert s’annonce joyeux…

Cela dépend dans quel sens on prend ce terme. Le point de départ ce sont les tableaux présentés dans l’exposition, dont un certain nombre présentent des sujets liés au cirque. On y perçoit à la fois de la douceur et de la douleur, de même que de la fatigue. Lorsqu’on va au cirque quand on est enfant, on ressent un mélange de joie – car le spectacle est festif et excitant – et de mélancolie, laquelle peut être suscitée par un numéro de clown par exemple, ou la vue d’animaux en cage. C’est cette ambivalence des sentiments que je veux exprimer à travers le concert.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. La claveciniste baroque Violaine Cochard, cofondatrice de l’ensemble Amarillis, forme un duo très original avec le pianiste de jazz Édouard Ferlet. Après la réalisation d’un premier projet consacré à Bach, les voici de retour avec un programme dont le thème est la danse. S’emparant de pièces classiques allant du 13e au 21e siècle, Ferlet les a comme recomposées pour leurs instruments…

÷

Votre duo est peu banal…

E.F. C’est la première fois à notre connaissance qu’un tel duo existe. L’idée est que nous gardions chacun ce qui fait notre univers, baroque pour Violaine, jazz pour moi, et que nous fassions se rencontrer ces deux mondes.

(suite…)

Read Full Post »

Dossier. Chaque printemps, la culture du jardinage s’exprime à travers de nombreuses manifestations à Paris et dans ses alentours. Les experts et amateurs passionnés ne les manquent pas, tandis que les simples flâneurs en quête de belles promenades à faire les rejoignent. En cette saison, les jardins et les parcs s’animent également grâce à des festivals de musique en tout genre ou des rendez-vous consacrés à divers thèmes comme les métiers d’art, ou encore à des épreuves de courses pédestres. Paris Capitale a cueilli pour vous les plus intéressants spécimens d’événements afin de vous confectionner un généreux bouquet.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. C’est la première fois que le violoniste Renaud Capuçon joue à l’Olympia pour un programme entier. Il s’agit d’un florilège de pièces écrites pour des films par des compositeurs tels que Rota, Cosma, Legrand, Morricone, Williams, Desplat, Mancini, Korngold, ou Jarre, un certain nombre d’entre elles ayant fait l’objet d’une adaptation pour son instrument. Il donne ce concert avec l’Orchestre Lamoureux dirigé par Geoffrey Styles.

÷

Une certaine tendresse se dégage de l’ensemble…

C’est exactement le mot, j’ai réussi mon truc si vous me dites cela ! Le programme réunit des mélodies plaisantes, aptes à faire naître une sensation de bien-être – s’il y a un volume 2, peut-être aborderai-je des pièces exprimant d’autres sentiments. C’est un projet qui remonte à loin, j’y pensais depuis dix ans. En me plongeant dans le vaste répertoire des musiques de film, j’ai constaté que beaucoup de compositeurs français retenaient mon attention. Ce qui n’est pas un hasard car ils ont chacun une couleur particulière. Par exemple Georges Delerue ou Alexandre Desplat, qui sont très reconnaissables. Mais si j’ai voulu leur rendre hommage, le critère de sélection majeur reste l’attirance que j’ai à la fois pour les musiques et pour les films dans lesquels elles figurent – il était impensable pour moi de choisir la musique d’un film que je déteste. Lorsque je les ai enregistrées, le souvenir du moment où je les ai découvertes était très présent.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Le pianiste virtuose François Chaplin nous offre deux programmes passionnants cet été. Le premier, donné en plein air au parc floral de Paris est consacré aux rapports entre Paris et les Amériques, tandis que le second, qui se déroule en deux parties dans l’Orangerie de Bagatelle, est en grande partie dédié à Debussy, dont on célèbre cette année le centenaire de la disparition terrestre.

÷

De Paris aux Amériques : votre premier programme possède un titre qui peut se lire dans les deux sens…

Il comporte des pièces qui expriment le grand attrait qu’ont opéré les musiques américaines sur les compositeurs européens au début du 20e siècle, notamment le jazz, lequel a fait souffler un vent de liberté à Paris. Et il comprend aussi en effet des œuvres d’Américains se sont inspirés de la capitale française, tels que Gershwin. Ce programme que je donne avec la pianiste argentine Marcela Roggeri et le clarinettiste Florent Héau va être festif et comportera des moments d’émotion.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Vivre comme un roi, cela vous tente ? Eh bien, rendez-vous au château de Versailles pour La Journée de Louis XIV, évocation en musique des temps forts qui rythmaient la vie quotidienne du monarque. Deux formations vous accompagnent du matin au soir dans le palais et ses jardins, l’ensemble Marguerite Louise, dirigé par Gaétan Jarry, et Le Poème Harmonique, mené par Vincent Dumestre. Ce dernier est un grand connaisseur de la musique jouée à l’époque du Roi-Soleil.

÷

Musicalement parlant, quel est l’intérêt de jouer dans ces lieux ?

Cela permet d’entendre les œuvres là où elles étaient destinées à être jouées, par exemple dans la Galerie des Glaces où les effets de réverbération étaient pris en compte par les compositeurs. C’est un peu la même chose que d’exposer un tableau dans un cadre absolument adéquat. À chaque fois que nous faisons ce type de concert, nous constatons que musiciens et publics réunis apprécient cette concordance.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Avec le pianiste David Kadouch, le jeune violoncelliste Edgar Moreau nous gratifie d’un programme excellemment conçu, au disque comme sur scène. Consacré à la musique française de la fin du 19e siècle et du début du 20e, il se partage entre pièces connues et méconnues, telles que l’éblouissante sonate « Titus et Bérénice » de Rita Strohl (1865-1941), compositrice rarement jouée.

÷

Pourquoi ce programme exclusivement français ?

Sans être chauvin, j’ai eu envie de défendre la musique de mon pays. L’idée était de présenter une partie du répertoire français pour violoncelle et piano en exposant une certaine diversité d’écritures, Poulenc étant expressionniste, tandis que Franck et Strohl sont dans l’affect, le lyrisme…

(suite…)

Read Full Post »

Robert Carsen.jpgInterview. Pour écrire L’Opéra de quat’sous, Bertolt Brecht et Kurt Weill se sont inspirés de The Beggar’s Opera (L’Opéra du gueux), œuvre de John Gay et Johann Christoph Pepusch créée en 1728. Robert Carsen et Ian Burton en proposent une nouvelle version avec le chef des Arts florissants William Christie. Robert Carsen, qui en assure la mise en scène, évoque pour nous cette recréation.

÷

On connaît bien L’Opéra de quat’sous, moins The Beggar’s Opera

C’est une œuvre très particulière, importante dans l’histoire du théâtre, on peut dire qu’il s’agit de la première comédie musicale. Elle a été écrite à une époque durant laquelle on donnait beaucoup d’opéras en italien en Angleterre. Certains, comme John Gay et ses amis, trouvaient absurde que le public se presse pour voir des spectacles dans une langue qu’ils ne comprenaient pas et qui, de plus, montraient des histoires de dieux, de magiciens, etc. Ils ont donc conçu cette œuvre comme une satire de ces opéras. Composée de chansons populaires anglaises, écossaises et irlandaises, ses personnages sont d’un côté des voleurs, des assassins ou des prostituées et, de l’autre, des représentants de l’ordre corrompus. Elle tourne en dérision la capacité de l’homme à être malhonnête. Cela a été un énorme succès, les gens ont très bien compris son propos.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Une série de jeunes athlètes de la musique vont participer à un Bach Marathon, afin de confronter leur esprit créatif à celui du génial Jean-Sébastien. Sans prendre de grands risques, gageons que ce dernier comme ses lointains héritiers sortiront vainqueur de l’épreuve étant donné la qualité des artistes présents : Thomas Enhco (piano) et Vassilena Serafimova (marimba), Francesco Tristano (piano) et Federico Nitti (vidéo), Arandel (machines), ainsi que Electric Rescue (machines électroniques) et Gaspar Claus (violoncelle), lequel évoque pour nous sa contribution à cette très originale soirée.

÷

Qu’allez-vous jouer durant le Bach Marathon ?

Une pièce d’une trentaine de minutes intitulée « Variations », imaginée autour d’œuvres de Bach, comme le prélude de la Première Suite. L’idée était de les faire entrer en collision avec un autre type de musique, électronique en l’occurrence, de manière un peu punk mais tout en en restant admiratif. Cela peut être jugé blasphématoire, mais j’assume !

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Aussi savant que plaisant, le nouveau projet de la contralto Nathalie Stutzmann lui fait enchaîner des bijoux d’airs baroques, principalement italiens. Ils sont extraits du recueil Arie antiche, constitué à la fin du 19e siècle par Alessandro Parisotti. Elle nous en interprète une partie ce soir en dirigeant son ensemble Orfeo 55.

÷

Qu’est-ce que sont les Arie antiche ?

C’est un équivalent de la Méthode rose destinée aux pianistes, un livre d’exercices pour les chanteurs débutants qui est utilisé depuis plus d’un siècle dans le monde entier. Il se compose de plusieurs volumes et on y trouve des airs pour tous les types de voix, chacun d’eux présentant des difficultés différentes.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. La prestation de Camille a fait boum lors de l’émission Prodiges de France 2 en 2014. Depuis, l’ascension des deux sœurs franco-suisses Berthollet a atteint des sommets hauts comme ceux des Alpes de leur enfance. Camille (violon et violoncelle, 19 ans) et Julie Berthollet (violon, 20 ans) font souffler un vent d’air frais dans le monde du classique en jouant avec grand talent des œuvres variées. L’entretien qui suit allie les propos de l’une et de l’autre, plus que jamais en accord !

÷

Vous allez jouer ce soir le programme de votre nouvel album, lequel est plutôt crossover

Oui, il s’agit de pièces qui nous touchent et qui, pour beaucoup, sont également appréciées d’un large public. Mais nous jouons aussi des œuvres moins connues comme le Trio élégiaque n°1 de Rachmaninov. Un accent particulier est mis aussi sur des musiques de films. Lors du concert, nous serons accompagnées par un orchestre, plus les pianistes Thomas Enhco et Guillaume Vincent. Et il y aura des surprises.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Aïrés : c’est sous ce nom que la trompettiste Airelle Besson, le pianiste Édouard Ferlet et le contrebassiste Stéphane Kerecki nous offrent une œuvre commune en forme de passerelle entre les mondes jazz et classique. Ces formidables solistes ne commettent aucune fausse note tout au long d’un projet discographique aérien dont la version scénique est à découvrir ce soir. Airelle Besson se fait pour nous la porte-parole de ce trio.

÷

Votre trio a pour particularité d’être sans leader…

Ou bien d’être un trio avec trois leaders ! Chacun est venu avec ses idées de reprises de pièces classiques ou ses propres morceaux.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Résumer 20 ans de pratique musicale en trois concerts distincts, c’est l’audacieux défi que relève l’excellent Quatuor Psophos dans la petite salle du Bal Blomet avec plusieurs artistes invités, notamment des musiciens de jazz et la star Nemanja Radulovic. À cette occasion, nous rencontrons deux de ses membres : Cécile Grassi (alto), l’une des fondatrices avec Bleuenn Le Maître (violon), et Guillaume Martigné (violoncelle) qui a rejoint la formation en 2009 en même temps que Éric Lacrouts (violon).

÷

Quel effet cela fait d’avoir 20 ans ?

Cécile Grassi : Du bien ! Car cela prouve que nous avons su nous inscrire dans la durée, ce qui est important quand on fait ce que l’on aime par-dessus tout. C’était d’ailleurs notre ambition dès le départ, lorsque nous étions au conservatoire.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Impressionnante de maturité, la trompettiste Lucienne Renaudin Vary a 18 ans. En trois années de carrière scénique seulement, elle est parvenue à obtenir une Victoire de la musique classique, dans la catégorie « Révélation Soliste instrumental », et à enregistrer un premier album sous son nom. Il comprend des pièces des domaines baroques et classiques, dont des airs d’opéra, ainsi que des standards issus de comédies musicales qu’elle joue à la manière jazz, accompagnée d’un orchestre. Elle en donne des extraits ce soir, après avoir interprété le Concerto de Hummel.

÷

Vous faites souvent l’analogie entre la trompette et la voix humaine…

Pour moi en effet, l’une et l’autre sont très proches du point de vue de l’expressivité. J’interprète d’ailleurs souvent à la trompette des airs qui sont habituellement chantés.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Avec audace, Katie Mitchell (mise en scène) et Raphaël Pichon (direction musicale) nous proposent Miranda, un spectacle lyrique conçu à partir de musiques d’Henry Purcell (1659 – 1695) et inspiré par La Tempête de William Shakespeare. Miranda, personnage un peu en retrait dans la pièce est ici mis en avant. Elle revient 10 ans plus tard après voir connu l’exil et met en scène son enterrement, ce qui révèle ses blessures. Le chef de l’Ensemble Pygmalion nous explique sa démarche.

÷

Quelle a été l’idée de départ de ce projet ?

Il est né de l’envie que j’avais de me plonger dans l’œuvre de Purcell. Depuis quelques années, j’arpente les « couloirs cachés » de son répertoire, à la découverte de pièces quelque peu oubliées. Parmi celles-ci se trouvent des musiques de scène composées pour accompagner des spectacles de théâtre. Beaucoup me fascinant, notamment par leur expressivité, l’idée est venue d’inventer une œuvre nouvelle à partir d’elles.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. D.I.V.A est actuellement l’un des spectacles les plus appréciés à Paris. Sur scène, accompagnées d’un quatuor à cordes, cinq chanteuses lyriques interprètent de célèbres opéras réduits chacun à une durée de 10 minutes ! Costumées et maquillées de façon carnavalesque, leurs personnages sont très typés : la Peureuse, la Bêcheuse, la Décalée, la Coléreuse et la Diva Ultime. À l’origine de cette fantaisie, on trouve Flore Philis et Marie Menand. L’une commençant une phrase et l’autre la terminant, leurs propos sont rapportés ici comme dits d’une seule voix.

÷

Comment est né ce projet ?

Nous nous connaissions depuis un an quand nous avons réfléchi à un spectacle qui serait différent de ce qui existe et qui nous ressemblerait. En plus de cela, nous tenions à ce qu’il soit entièrement féminin. En trois jours, le concept était défini. Si trouver un producteur a pris un peu plus de temps, tout est allé très vite. Les personnages que nous avons créés représentent chacun une facette des divas que nous avons pu rencontrer, la personnalité de chacun d’eux évoluant au cours du spectacle. Ces images fantaisistes qu’ils renvoient sont contrebalancées par le sérieux absolu de l’aspect musical de ce show.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Le pianiste Michel Dalberto nous entraîne dans l’univers de Gabriel Fauré (1845-1924) à l’occasion de la sortie d’un disque s’inscrivant dans une série consacrée à la musique française qui l’a déjà vu explorer le monde de Debussy avant d’aborder ceux de Ravel, Franck et sans doute d’autres compositeurs encore. Le choix de pièces du singulier Fauré qu’offre cet interprète à la fois savant et inspiré est subjuguant.

÷

Quelles sont les spécificités de la musique française au tournant des 19e et 20e siècles à laquelle vous vous consacrez en ce moment ?

Les compositeurs français de cette période sont généralement tournés vers l’expression de sensations, l’évocation de couleurs, de choses vues. Il sont les contemporains des peintres impressionnistes, ne l’oublions pas.

(suite…)

Read Full Post »

Reportage. La Seine musicale, première grande réalisation du projet de réaménagement de l’île Seguin ouvre ses portes le 21 avril en présence d’un prix Nobel ! Il s’agit de Bob Dylan, lequel donne le premier concert de la nouvelle et imposante cité de la musique de l’ouest parisien initiée par le Département des Hauts-de-Seine. Son architecture mérite amplement le coup d’œil, que l’on soit mélomane ou pas.

(suite…)

Read Full Post »

Dossier. Rock, électro, chanson, jazz, opéra… D’importants festivals rassemblent à travers la planète des centaines de milliers de mélomanes addicts aux sons des plus renommés artistes du moment. Pour vous aider à trouver la manifestation qui se trouvera sur votre route cet été, à moins qu’elle soit votre destination principale, routard.com vous invite à découvrir les programmes de 25 festivals incontournables. Ils le sont d’autant plus qu’ils se déroulent la plupart du temps sur ou tout près de sites remarquables : mer, montagne, nature, ville majeure… Pas étonnant que ces festivals soient des locomotives pour le tourisme !

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Le chanteur contralto célèbre la création de son Académie musicale au sein de la nouvelle Seine musicale. La ferveur souriante de cet artiste plein de charme va s’exprimer ce soir à travers un concert donné en compagnie de quelques-uns de ses amis.

÷

Quel est le programme de la soirée ?

Elle prend la forme d’un parcours à travers l’histoire de l’opéra, de Monteverdi à Offenbach en passant par Purcell, Mozart, Bizet… L’idée est de faire la promotion de l’académie tout en faisant la fête dans ce lieu merveilleux, ni trop grand ni trop petit, qu’est l’auditorium de la Seine musicale, un bâtiment incroyable. La soirée sera sérieuse sur le plan musical, mais pour l’ambiance, je pense qu’elle va vite dégénérer ! (rires)

(suite…)

Read Full Post »

Interview. À la tête de l’Orchestre national de France, Louis Langrée dirige Pelléas et Mélisande, une œuvre de Debussy qui le passionne depuis longtemps. Mise en musique d’une pièce de Maurice Maeterlinck, son intrigue est simple : Pelléas et Mélisande s’aiment, mais cette attirance est contrariée par Golaud. Cette nouvelle production est mise en scène par Éric Ruf, costumée par Christian Lacroix et interprétée notamment par Patricia Petibon. Une sacrée distribution !

÷

Pelléas et Mélisande compte beaucoup pour vous…

Sa découverte a été un choc fondamental pour moi. C’est cette œuvre qui m’a fait apprécier l’opéra. Avant, je n’aimais que la musique de chambre, le piano ou les pièces orchestrales.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Un violoncelle qui chante au sein d’un chœur, voilà qui n’est pas banal. C’est Henri Demarquette qui en tient l’archet ce soir sous les ogives gothiques de la nef du collège des Bernardins au milieu des vocalistes de Sequenza 9.3, ensemble dirigé par Catherine Simonpietri. Il nous explique ce qui fait la spécificité de Vocello, ce divin projet qui les a réunis.

÷

D’où vous est venue l’idée de jouer avec un ensemble vocal ?

Vocello est né d’un désir que j’avais depuis longtemps. À l’origine, il y a le souvenir de ces chorales qui ont bercé mon enfance en Afrique. J’ai eu envie de retrouver l’émotion qu’elles suscitaient en moi en mariant les sonorités de chanteurs a capella avec celles de mon instrument, lesquelles sont très souvent comparées à celles de la voix humaine. La rencontre avec Catherine Simonpietri et Sequenza 9.3 a été décisive. Ensemble, nous avons créé un son nouveau, c’est un cocktail dont la saveur est immédiate. Une telle association étant inédite, ou presque, il m’a fallu créer un répertoire en m’adressant à des compositeurs d’aujourd’hui.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. L’Opéra-comique va rouvrir ses portes en mars après travaux, mais son premier spectacle est donné au Châtelet, salle qui va elle-même ensuite fermer afin que soient effectués d’autres travaux… Vous suivez ? Donc, voici Fantasio, une œuvre d’Offenbach qui renaît 150 ans après sa création, grâce à un minutieux travail de reconstitution de sa version originale. Le thème : le jeune Fantasio se fait passer pour un bouffon défunt qu’aimait une princesse. C’est Laurent Campellone qui dirige cet opéra.

÷

En quoi consiste la reconstitution de cet opéra ?

Cela fait une vingtaine d’années que Jean-Christophe Keck travaille sur les partitions d’Offenbach. Ce qu’il a reconstitué, c’est l’œuvre originale créée à Paris en 1872, dont la partition fut partiellement détruite lors d’un incendie. Ce fut un échec public, son compositeur étant victime du succès phénoménal qu’il avait connu durant le Second Empire, régime qui venait juste de disparaître. Offenbach modifia ensuite sa partition, notamment en confiant le rôle-titre à un ténor au lieu d’une mezzo, son choix initial.

(suite…)

Read Full Post »

thibault-cauvinInterview. Guitariste inspiré, comme en témoigne son nouvel album consacré à Vivaldi, Thibault Cauvin joue dans des espaces de toutes dimensions à travers le monde : un petit théâtre en Afrique, Carnegie Hall à New York ou la Cité Interdite de Pékin… Alors pourquoi pas la Tour Eiffel ? Dans ce haut lieu, il va nous interpréter des pièces du répertoire ancien, ainsi que des œuvres que des compositeurs d’aujourd’hui lui ont écrites. Toutes font référence au voyage, ce qui est logique étant donné que ce musicien se double d’un nomade comme on en fait peu.

÷

Comment avez-vous eu l’idée de vous produire à la Tour Eiffel ?

Au départ, c’était une blague. Avec la personne qui s’occupe de mes concerts, nous cherchions un lieu qui symbolise le mieux Paris dans le cadre de la préparation d’une série nommée Magic Tour, au cours de laquelle je joue dans des lieux exceptionnels. Nous étions devant ce monument, dont je me lasse pas à chacun de mes passages par Paris, et nous nous sommes dit « pourquoi pas ? » C’était parti ! Cela va se passer au premier étage, dans une salle où l’on a des vues spectaculaires sur l’intérieur comme l’extérieur de la tour. Le contraste entre le gigantisme du site et l’intimisme de mon concert va pour le coup être magique.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Les opéras baroques permettent souvent de produire des spectacles féeriques. C’est le cas de Didon et Énée, chef-d’œuvre de l’Anglais Henry Purcell datant de 1689. La production présentée à Versailles, qui est mise en scène par Cécile Roussat et Julien Lübek, se compose notamment de danses, de mimes, d’acrobaties et d’effets spéciaux théâtraux. En ce qui concerne la musique, c’est Vincent Dumestre qui tient la baguette à la tête de son ensemble, le Poème Harmonique. L’intrigue : les amours contrariées de Didon, reine de Carthage, et d’Énée, prince de Troie.

÷

Quelle place tient Didon et Énée dans l’histoire de la musique ?

C’est le seul opéra qu’a composé Purcell. Il a pour particularité d’être très court, d’une grande densité. On ne s’y perd pas en histoires secondaires comme c’est souvent le cas dans d’autres œuvres lyriques. Le livret de Nahum Tate et la musique font preuve de force et de simplicité. Amour, devoir, fatalité… Ses thèmes nous parlent encore aujourd’hui.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. La grande mezzo Karine Deshayes nous plonge dans l’histoire de l’opéra à travers des airs exposant différents types d’héroïnes. Elle est accompagnée pour cela de sa consœur Delphine Haidan, du pianiste Dimitris Saroglou et du journaliste Jean-Michel Dhuez, de Radio Classique, qui apporte un éclairage sur les morceaux interprétés.

÷

karine-deshayes-c-aymeric-giraudelEst-ce que l’on peut qualifier ce spectacle de récréation pour vous qui vous produisez dans de grandes productions d’opéra ?

Pourquoi pas, à ceci près qu’il est préparé avec autant de sérieux qu’une prise de rôle ! Ce spectacle, comme tous ceux que je réalise avec Delphine Haidan est conçu pour nous rapprocher du public, notamment des gens qui n’osent pas aller à l’opéra. Nous leur disons en quelque sorte : venez nous écouter comme vous allez à une exposition, vous n’avez pas forcément besoin de tout connaître des œuvres présentées pour les apprécier.

(suite…)

Read Full Post »

nicolas-horvath-c-sakuya-okayasu-8Interview. Pour Nicolas Horvath le titre de la manifestation artistique Nuit blanche prend tout son sens ce 1er octobre. Durant plus de 12 heures, il va jouer tout l’œuvre pour piano du compositeur états-unien Philip Glass (né en 1937). Il n’en est pas à son coup d’essai. On l’a déjà vu accomplir cette prouesse dans différents lieux où il a donné ce programme ou Vexations de Satie.

÷

Pour qui ne connaît pas la musique de Philip Glass, pouvez-vous nous la définir ?

On la dit répétitive car elle donne l’impression de l’être. En fait, à chaque répétition d’une cellule, celle-ci est transformée de manière quasi imperceptible. Cette musique, comme celles qui sont composées par d’autres minimalistes de la même génération, est à rapprocher de ce qui se fait dans le domaine classique indien, notamment.

(suite…)

Read Full Post »

PASCAL AMOYELInterview. Pianiste familier du répertoire romantique, Pascal Amoyel célèbre la musique de Chopin au cours d’un festival annuel dédié à ce compositeur. Celui-ci se déroule dans l’orangerie du merveilleux parc de Bagatelle en soirée, à la lumière de bougies. Un contexte idéal pour écouter les polonaises qu’il a choisi d’interpréter.

÷

Qu’expriment les polonaises que vous allez interpréter ?

Elles ont été écrites par Chopin après son arrivée à Paris en 1831. Elles sont très différentes de celles qu’il avait composées en Pologne. D’insouciantes elles sont devenues dramatiques en référence à la situation tragique que connaissait ce pays.

(suite…)

Read Full Post »

Béatrice Uria-Monzon 2Interview. Radio Classique organise une grande fête en l’honneur de Jacques Offenbach, compositeur du 19e siècle qui reste très populaire. Diverses facettes de son œuvre sont présentées avec la complicité de ces vocalistes de grand talent que sont Amélie Robins (soprano), Florian Laconi (ténor), Florian Sempey (baryton), Karine Deshayes et Béatrice Uria-Monzon (mezzo-soprano). Cette dernière nous confie en quelle estime elle tient ce musicien.

÷

Quels sont les mots qui vous viennent à l’esprit quand on évoque le nom d’Offenbach ?

Joie, légèreté… C’est un compositeur de musique enlevée, agréable à chanter, qui a porté un regard critique sur sa société tout en étant le plus souvent d’une gaieté folle.

(suite…)

Read Full Post »

(suite…)

Read Full Post »

François-Frédéric Guy - Photo Caroline Doutre-1024x683Interview. François-Frédéric Guy au piano et Xavier Phillips au violoncelle nous plongent dans l’univers sublime du romantique Beethoven en donnant des pièces que ce dernier a écrites pour leurs instruments. Celles-ci font partie d’une intégrale enregistrée par le pianiste dans le cadre d’un vaste projet consacré au compositeur.

÷

Commencé en 2008, votre Beethoven Project, qui se constitue d’intégrales, en est à sa troisième étape…

J’ai déjà interprété ses 32 sonates, ses cinq concertos et j’aborde maintenant le domaine de la musique de chambre avec le violoniste Tedi Papavrami, ainsi que le violoncelliste Xavier Phillips. Ce sont des cycles énormes, composé d’œuvres d’une immense richesse.

(suite…)

Read Full Post »

ensemble Matheus 3Interview. Durant sept heures, l’ensemble Matheus s’amuse avec toutes les musiques qu’il aime, du baroque au rock. Vivaldi, Mozart ou Bizet jamment avec Brel, AC/DC ou Jimi Hendrix ! L’ambianceur en chef, Jean-Christophe Spinosi, nous présente cette nuit festive qui va égayer l’Olympia.

÷

Quelle est la philosophie de l’ensemble Matheus ?

Depuis 20 ans, nous essayons de jouer les œuvres du répertoire classique comme si elles venaient d’être écrites. Nous ne les considérons pas comme des pièces de musée, même si elles nous inspirent un profond respect.

(suite…)

Read Full Post »

SALZBOURG 1Salzbourg compte parmi les villes autrichiennes les plus touristiques. À juste titre, étant donné ses trésors architecturaux, ses musées ou encore ses festivals. Durant l’année 2016, elle célèbre plusieurs jubilés riches en événements, dont les plus importants se rapportent au rattachement de cette cité à l’Autriche et à la mémoire de Mozart qui y a passé son enfance.

(suite…)

Read Full Post »

THE AMAZING KEYSTONE BIG BAND 1Interview. Après avoir fait swinguer Pierre et le loup de Prokofiev, The Amazing Keystone Big Band s’empare joyeusement du Carnaval des animaux de Saint-Saëns, autre grande œuvre d’initiation à la musique classique… et présentement au jazz. Elle s’accompagne ici d’un conte inédit par Taï-Marc Le Thanh que dit ce jour Cyrille Eldin. Avec Bastien Ballaz, Jon Boutellier et Frédéric Nardin, le trompettiste David Enhco est l’un des leaders de l’orchestre. Il nous en dit plus.

÷

Comment cette aventure a-t-elle commencée ?

L’orchestre a d’abord été une réunion de jeunes musiciens qui se produisaient un lundi par mois à la Clé de Voûte [keystone en anglais], un club lyonnais. Rapidement, en 2011, le festival Jazz à Vienne nous a commandé un spectacle destiné aux enfants  qui, pour autant, ne déplairait pas à leurs accompagnateurs adultes. L’idée était de rendre accessible le jazz et les musiques improvisées. Ce projet nous a excité au plus haut point. Notre ligne directrice a été d’offrir quelque chose de qualité. Trop souvent, ce que l’on produit pour le jeune public est plutôt médiocre. Après Pierre et le loup… et le jazz, qui a obtenu un grand succès, nous avons voulu continuer sur notre lancée. C’est ainsi qu’est né le Carnaval jazz des animaux, créé aussi à Vienne.

(suite…)

Read Full Post »

Amel Brahim DjelloulInterview. La fascination des Occidentaux pour l’Orient s’est notamment manifestée au XIXe siècle et au début du XXe dans le domaine de la musique. Inaugurant le cycle de quatre concerts Désirs de l’Orient, la lumineuse soprano Amel Brahim-Djelloul le prouve en donnant des pièces de Delage, Saint-Saëns, Caplet, Pierné, Massenet, Pillois et Stravinsky au cours de concerts intitulés L’Invitation au voyage.

÷

Tous les airs que vous allez chanter évoquent des contrées lointaines…

Ils ont été écrits sous l’inspiration de voyages ou de récits de voyage. Touchés par un souffle venu d’ailleurs, leurs compositeurs y abordent des langages musicaux différents de ce qui se pratiquait en Occident. Ils restent très énigmatiques. On y entend souvent de petites phrases en suspens qui se résument parfois juste à une idée. J’aime beaucoup ce répertoire qui est à la fois impressionniste, charmant et ludique.

(suite…)

Read Full Post »

ADRIEN LA MARCA 1Interview. Ses interprétations sont autant empreintes d’énergie que de délicatesse, comme on peut le constater en allant l’écouter ce soir sur scène à Gaveau. Avec le pianiste Thomas Hoppe, ce jeune altiste nous offre quelques œuvres de compositeurs anglais écrites pour son instrument depuis quatre siècles. Elles ont été choisies parmi celles qu’il vient enregistrer pour son premier album personnel.

÷

Qu’ont en commun les œuvres inscrites à votre programme ?

Ce sont des pièces très belles qui ont toujours un grand impact sur le public quand je les interprète. Elles vous procurent une sensation d’enveloppement très particulière. À leur écoute, votre imagination vagabonde. Elles sont chantantes, lyriques, elles réchauffent le cœur… Ce dont on a besoin de nos jours. Et puis, autre point commun, c’est un énorme plaisir pour moi que de les jouer !

(suite…)

Read Full Post »

Older Posts »