Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Country’

Dossier. Espaces où se concentrent et se brassent des populations venues de divers horizons, les villes sont des lieux propices à l’émergence de formes musicales originales. Issues de cultures locales, nourries d’influences extérieures, modernisées ou respectueuses de la tradition, elles sont devenues des emblèmes de ces cités, voire d’un pays tout entier. Les découvrir au cours d’un séjour fait partie des bonheurs que l’on peut s’offrir lors de ses voyages. Nous vous invitons dans ce dossier à suivre de belles partitions à travers le monde.

(suite…)

Publicités

Read Full Post »

Critique de disque. Enrôlés de gré ou de force dans les troupes du show business états-unien, les artistes canadiens anglophones en arrivent à perdre leur identité. Ou, du moins, le croit-on. Canadienne elle-même, k.d. lang, alias Kathryn Dawn Lang, ne l’entend pas de cette oreille. Aussi a-k.d. lang « Hymns of the 49th parallel »t-elle enregistré cet album entièrement consacré aux auteurs et compositeurs de son pays. Ses aînés Neil Young, Joni Mitchell, Leonard Cohen et Bruce Cockburn, sont à l’affiche de ce disque ému, ainsi que Ron Sexmith, Jane Siberry et… k.d. lang. Une voix, une guitare, une basse, un piano et des cordes dirigées par Eumir Deodato : les arrangements sont à la fois simples et grandioses. Si, si, c’est possible. Autant le dire, on ne se tape pas sur les cuisses, ni ne saute sur la piste de danse, en écoutant ces Hymnes du 49e parallèle qui évoquent d’infinies étendues aussi finement que des sentiments intimes. Mais enfin, on ne déprime pas non plus. C’est juste que l’on se balade ici entre mélancolie, nostalgie et autres émotions du même acabit. Avec grand bonheur, car la voix de k.d. lang est de celles qui vous pressent le cœur sans que vous puissiez y faire grand chose.

(suite…)

Read Full Post »

Critique de disque. Si la « Honky Tonk Woman » des Rolling Stones est bien connue, beaucoup ignorent finalement ce que signifie exactement le terme honky tonk. Il nomme d’abord ce type de gargote que l’on trouvait dans tout le sud des États-Unis, là on l’on vivait sous la pression de nombreux interdits. Pour boire, jouer, fréquenter des femmes et écouter de la musique, et tout cela sans entraves, on savait donc où aller… Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, sous l’effet des mutations économiques et aussi par le fait que bon nombre d’hommes avaient couru le monde un fusil à la main, la country music que l’on écoutait dans les honky tonks changea notablement. Les textes se firent plus crus, tandis que les orchestrations prirent des couleurs blues et s’électrifièrent, préfigurant ainsi ce qu’allait être le rock and roll. Fatalement, le genre prit le nom des lieux où il s’épanouit. Bien que le style honky tonk n’ait jamais disparu, la période durant laquelle il fut dominant ne dura qu’une décennie, jusqu’au milieu des années 1950. Ensuite, la country devint sirupeuse et perdit de sa rugosité, avant de renaître à la fin des sixties, grâce aux « outlaws » texans et autres empêcheurs de sourire bêtement en ronde. L’excellente anthologie que voici nous offre une enivrante tournée des honky tonks d’antan – parmi les artistes qui y figurent se trouve notamment Hank Williams, la très grande vedette du genre.

(suite…)

Read Full Post »

Critique de disque. Vétéran de la scène rock’n’roll et country blues nord-américaine, J.J. Cale est loin d’être rangé des voitures. Pour preuve cet album impeccable, par lequel il nous offre treize chansons pleines de vitalité. Elles ont beau avoir été enregistrées au début du troisième millénaire, il est bien difficile de les dater avec certitude. Rien d’étonnant à cela car l’artiste a, dès les années 1960, créé son propre univers, lequel est assez éloigné des feux de la mode – en revanche, comme tous les modèles, il a fait école (Dire Straits…) et nombre de ses chansons ont été reprises, notamment par Eric Clapton (« After Midnight », « Cocaine »…). Mais, si la musique de Cale est indatable, elle est en revanche situable : go west ! Le sud-ouest des États-Unis, ses routes sans fin, ses plaines, ses montagnes et ses déserts : on voit tout cela en écoutant les disques du cow-boy à guitare.

(suite…)

Read Full Post »

Critique de disque. Des clubs de jazz aux saloons, de la ville aux grands espaces. C’est le parcours qu’a effectué Norah Jones depuis l’énorme succès qu’a connu son premier disque, Come Away With Me, en 2002. Peut-être sont-ce ses origines texanes qui se sont réveillées ? En tout cas, on trouve ici nettement moins de jazz et beaucoup plus de country et de folk rock dans cet album qui, comme le précédent, est d’esprit pop. Arrivant dans le sillage des chanteuses de jazz crossover (Lisa Ekdahl, Diana Krall, Dianne Reeves, Stacey Kent, etc.), Norah Jones a d’abord été de ces artistes dont on se transmet le nom entre connaisseurs, particulièrement en France où son succès sera aussi important qu’imprévu. Elle fut étonnante. Son premier album charmait les oreilles les plus dures, et l’on retrouvait son patronyme sur une série de disques d’amis en tout genre (électro, jazz, etc.) sur lesquels elle posait sa belle voix.

(suite…)

Read Full Post »

Critique de disque. Calexico est un duo qui aime le rock, la country, le jazz et les mariachis mexicains. John Convertino et Joey Burns ne se compliquent pas la vie : leur musique rassemble tout cela sans la moindre difficulté. On peut faire complexe sans compliquer les choses. Installés à Tucson-Arizona pour travailler avec le groupe néo-country Giant Sand, Convertino le batteur et Burns le chanteur guitariste ont formé Calexico – nom d’une ville située à la frontière de la Californie et du Mexique – pCALEXICO « Feast of wire »our essayer des formules musicales au gré de leur fantaisie. Une sorte de récréation sans objectif précis qui, à leur grande surprise, connaît un succès grandissant – surtout en Europe ; du moins, jusqu’à présent. Avec leurs amis, ils égrènent des chansons superbement tournées, des balades énergiques et hautes en couleurs – un peu d’accordéon par ici, des bribes de cordes ou de cuivres par là ; toujours à bon escient – qui rejoignent les plus belles compositions des Byrds, de Neil Young ou de R.E.M.

(suite…)

Read Full Post »