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Posts Tagged ‘Cuba’

RICHARD BONA - photo Rebecca_MeekInterview. Richard Bona a passé son enfance au Cameroun, tenté sa chance en Europe, notamment à Paris puis, contraint de partir pour des raisons administratives, s’est installé à New York où il a joué avec George Benson, Herbie Hancock, Pat Metheny, Michael Brecker… Bassiste et chanteur, il y a développé son propre style, toujours subtil et élégant, en n’oubliant jamais ses origines africaines. Le voici qui fait le lien entre ces dernières et les musiques cubaines dans un esprit latin jazz qui lui est propre, en compagnie du groupe Mandekan Cubano.

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Votre nouveau projet s’intitule Heritage

Il évoque les cinq siècles d’histoire des musiques cubaines. Très souvent, on a une vision plutôt vague de ce qu’est cet univers. C’est un mélange d’apports autochtones, espagnols, africains, chinois, une sorte de melting pot. La façon même dont ces musiques sont jouées rappelle cette histoire : le piano, le violon ou la trompette sont européens, les maracas amérindiens, les tambours africains… J’ai ressenti un puissant besoin de raconter cette histoire.

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Critique de disque. Percussionniste cubain, Miguel « Angá » Diaz frappe un grand coup avec cet album, son premier en solo. Connu pour avoir joué au sein des ensembles Opus 13, Irakere, Afro-Cuban All Stars, puis avec plusieurs membres du Buena Vista Social Club (Rubén González, Ibrahim Ferrer, Ry Cooder et Manuel Galban, Omara Portuondo, Cachaito López…), ce musicien est donc un crac dans la catégorie « afro-cubain ». Mais pas seulement. En venant vivre à Paris, il a collaboré avec les jazzmen états-uniens Steve Coleman et Roy Hargrove, tous deux à la recherche de rythmes aussi puissants que raffinés. C’est en France, également, qu’il s’est lié à quelques-uns des interprètes présents sur son disque : le DJ Dee Nasty, le flûtiste Malik Mezzadri, le multi-instrumentiste malien Baba Sissoko.

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AMIR VALLE La Havane-BabyloneCritique de livre. Avant la révolution de 1959 qui porta Fidel Castro au pouvoir, l’île de Cuba – et singulièrement sa capitale La Havane – était considérée comme le « bordel des États-Unis ». Si le nouveau régime a interdit la prostitution, celle-ci s’est tout de même perpétuée et a même pris de l’ampleur avec l’essor du tourisme. On surnomme jineteras (cavaleuses) les femmes qui pratiquent cette activité. Le journaliste Amir Valle a mené une enquête au long cours sur elles à partir du début des années 1990. Travaillant alors pour une agence publicitaire impliquée dans la promotion du tourisme, il est parvenu à créer des liens de confiance avec des prostitué(e)s et des souteneurs, ce qui lui a permis de réunir de très nombreux témoignages.

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Critique de disque. Buena Vista Social Club, suite… Sans fin, apparemment. Cette formation mythique comprenant tellement de formidables solistes de tout âge, la saga peut durer longtemps. On ne s’en plaindra pas. Cette fois, c’est le trompettiste Miguel « Guajiro » Mirabal qui mène la danse. Pour son premier disque enregistré sous son nom – à 71 ans ! -, il rend hommage à Arsenio Rodriguez, grand révolutionnaire de la musique cubaine des années 1940. C’est ce dernier qui a imposé les orchestres son de type conjunto, dans lesquels la conga, le piano et les trompettes tiennent un rôle très important. Adulé par ses pairs, le « merveilleux aveugle » quittera pourtant Cuba pour tenter sa chance aux États-Unis, où il ne rencontrera pas le succès escompté. Miguel Mirabal, lui, est resté au pays. Originaire de la campagne – d’où son surnom : guajiro signifie péquenot -, il s’est formé à la trompette au sein de la fanfare menée par son père à Melena del Sur. Jeune homme, il rejoint La Havane où il fera partie de nombreux orchestres. En cinquante ans, il a joué avec et pour tout le monde.

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Critique de disque. Et l’on s’y laisse reprendre… Une fois de plus, on tombe en effet sous le charme du son Buena Vista Social Club. Dans le cas présent, la voix vibrante d’une des membres de cette éminente association, Omara Portuondo, se pose sur de splendides chansons que magnifie un exceptionnel orchestre. Celui-ci a été réuni par le britannique Nick Gold, responsable, avec Ry Cooder, de l’album Buena Vista Social Club en 1997, et le Brésilien Alê de Siqueira, collaborateur de Caetano Veloso et Carlinhos Brown, lequel signe ici un titre. Chaque instrumentiste tient parfaitement son rang, ce qui n’est guère surprenant. Sur le devant figurent les guitaristes, notamment Manuel Galbán (électrique), Papi Oviendo (tres) et le Brésilien Swami Junior (sept cordes). L’introduction dans le jeu des musiciens brésiliens se fait avec délicatesse. Aucun effet tape à l’oreille ne vient bousculer le délicat équilibre trouvé entre cordes, vents, percussions et chœurs.

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Critique de disque. Étonnante histoire que celle de ce disque. Elle commence par un coup de foudre amical, celui du musicien français Sébastien Martel qui, lors d’un séjour à Cuba, rencontre Miguel Angel Ruiz, un artiste membre du groupe Raizes dans les années 1970. Ayant découvert les poèmes de son aîné, Sébastien s’en pénètre à tel point que, lors d’un nouveau séjour sur l’île, il retourne voir Ruiz les bras chargés de mélodies imaginées à la lecture de ces textes. Le poète apprécie les compositions de Martel, fait des suggestions, puis donne son accord pour que son admirateur entreprenne de faire vivre les chansons ainsi créées. Le malheureux poète ne pourra pas écouter ce disque – sur lequel on entend sa voix -, il est décédé en 2001. C’est bien dommage car, en dehors du fait que les événements qui l’ont précédé sont bien jolis et émouvants, cet album est une franche réussite.

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Critique de disque. Ry Cooder intervenait de façon discrète sur le disque Buena Vista Social Club, cette réunion de famille qui a connu le succès que l’on sait. Il en était le maître de cérémonie et se contentait, en tant que pièce rapportée, de glisser quelques notes toujours bienvenues. Guitariste fort apprécié dans les studios californiens dès les années soixante, Cooder est parti à l’aventure dans les décennies suivantes, forant les soubassements de la musique populaire nord-américaine : blues, rock, jazz, tex-mex, etc. Puis, il alla encore plus loin, se tournant vers Hawaï, l’Inde, l’Afrique de l’ouest et enfin Cuba. Une quête émaillée de trouvailles merveilleuses, de rencontres passionnantes pour lui, comme pour nous. Quand on aime le jeu de ce guitariste – en fait, il maîtrise tous les instruments à cordes pincées -, tout à la fois direct, précis, élégant, économe et généreux, on pouvait donc être frustré de ne pas assez l’entendre dialoguer avec ses flamboyants héros de la Havane. Mambo sinuendo comble toutes les attentes.

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