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Posts Tagged ‘Fado’

Dossier. Espaces où se concentrent et se brassent des populations venues de divers horizons, les villes sont des lieux propices à l’émergence de formes musicales originales. Issues de cultures locales, nourries d’influences extérieures, modernisées ou respectueuses de la tradition, elles sont devenues des emblèmes de ces cités, voire d’un pays tout entier. Les découvrir au cours d’un séjour fait partie des bonheurs que l’on peut s’offrir lors de ses voyages. Nous vous invitons dans ce dossier à suivre de belles partitions à travers le monde.

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Critique de disque. Pour Rão Kyao, l’affaire est entendue : le fado est en grande partie originaire des contrées orientales où se sont rendus, durant plusieurs siècles, de très nombreux Portugais. On est prêt à lui donner raison à l’écoute de ce disque qui donne des couleurs arabes et indiennes à la grande musique populaire du petit pays ibère. Comme Rão Kyao est un flûtiste formé à Bombay et qu’il connaît aussi bien d’excellents musiciens dans son pays que dans celui d’en face, le Maroc, il a pu se donner les moyens de concrétiser ses théories. Sa musique coule de source, tranquillement, portant en elle matière à rêverie. On y trouve de belles mélodies inspirées par le répertoire fado et des arrangements tantôt languissants, tantôt guillerets.

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Critique de disque. Comment faire du neuf avec de l’ancien ? Éternelle question qui se pose lorsqu’on évoque la nécessaire modernisation des musiques traditionnelles. En ce qui la concerne, Mariza a choisi une voie étroite pour nous proposer sa vision du fado, style que cette chanteuse née au Mozambique n’a abordé avec la rigueur qui convient que tardivement – toutes proportions gardées, c’est encore une jeunette ! Pas d’électronique ni même d’électricité pour accompagner sa très belle voix. Que de l’acoustique ! Alors, rien de nouveau sous le soleil portugais ? En fait si, car Mariza a d’abord écumé les clubs et les bars où l’on chante le jazz, le gospel ou la soul – le fado étant pour elle un passage obligé bien que plaisant. D’où la couleur particulière de sa voix. Aux teintes rouge sombre du fado, elle ajoute quelques touches de bleu blues. Oh, pas à coup de rouleau, plutôt au pinceau fin. Sous la direction du guitariste Jorge Fernando, les musiciens qui la suivent dans son entreprise peignent un décor aussi finement décalé que le sien. La modernité n’a pas besoin de s’afficher avec outrance pour faire son œuvre.

Michel Doussot

Mis en ligne en 2002 sur routard.com

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Critique de disque. Pour une interprète de fado, il est difficile de s’avancer sur le devant de la scène sans que l’on invoque, à titre de comparaison, le fantôme de la grande Amália Rodrigues. Ici, comme dans ses précédents disques, Mísia assume pleinement le précieux et écrasant héritage de la diva disparue – hommage, reprise, etc. -, tout en persistant à suivre sa propre voie. Ce cheminement l’a menée à créer un personnage bien à part. A son minois engageant, elle ajoute un look et des poses soignés. Une telle sophistication permet une mise en valeur dramaturgique de sa voix, claire et perçante comme une fine lame. Mísia, accompagnée d’excellents musiciens – que l’on n’entend pas assez, la production ayant fait le choix de mettre le chant en avant -, fait honneur aux textes que lui ont écrit poètes et écrivains lusophones. Ainsi, chante-t-elle, pathétique : « Pour une larme / Pour une seule larme de toi / Avec quelle joie je me serais laissée tuer » (« Lágrima »). Ça c’est du fado !

Michel Doussot

Mis en ligne le 17 octobre 2001 sur routard.com

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