Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Flamenco’

Dossier. Espaces où se concentrent et se brassent des populations venues de divers horizons, les villes sont des lieux propices à l’émergence de formes musicales originales. Issues de cultures locales, nourries d’influences extérieures, modernisées ou respectueuses de la tradition, elles sont devenues des emblèmes de ces cités, voire d’un pays tout entier. Les découvrir au cours d’un séjour fait partie des bonheurs que l’on peut s’offrir lors de ses voyages. Nous vous invitons dans ce dossier à suivre de belles partitions à travers le monde.

(suite…)

Publicités

Read Full Post »

Critique de disque. Au cours d’une scène émouvante de Volver, Almodóvar nous montre plein cadre Penelope Cruz en train de chanter l’air qui donne son titre au film. Impeccable, la comédienne interprète à la manière flamenco le classique du tanguero Carlos Gardel… SacrESTRELLA MORENTE « Mujeres »é Pedro ! Il s’agit en fait d’un joli tour de passe-passe, car la voix que l’on entend est celle d’Estrella Morente. Le cinéaste nous avait déjà fait le coup dans Talons aiguille. Marisa Paredes y mimait un lacrymal « Piensa en mi » dû aux cordes vocales de Luz Casal. Estrella Morente est une des plus belles figures du flamenco actuel. Alliant puissance et douceur, toujours très expressive, elle est éblouissante. En plus de purs flamencos, elle donne dans cet album dédié aux mujeres une série d’airs d’origine latino-américaine. Certaines de ses héroïnes sont des symboles comme Yerma, personnage d’un drame rural de Federico García Lorca artistes, ou des artistes telles que Penelope Cruz, encore elle, Chavela Vargas, Susana Rinaldi, Rocio Jurado, Imperio Argentina, Carmen Linares…

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Plongé dans le flamenco dès ses plus jeunes années, le guitariste Juan Carmona s’est régulièrement approché du jazz durant toute sa carrière. A tel point que, notamment dans son actuel répertoire, on le sent constamment glisser d’un genre à l’autre de manière subtile au gré de superbes compositions. Le voici sur scène à la tête d’un formidable septette qui comprend le chanteur Rafael de Utrera et le danseur Rafael de Carmen.

D’où vient cette couleur jazz que l’on perçoit dans votre musique ?
Tout en restant un Juan Carmonaflamenquiste, j’ai souvent joué avec des musiciens de jazz comme Jan Garbarek, Larry Coryell, Philip Catherine ou encore Sylvain Luc dont j’admire la liberté d’expression. C’est d’ailleurs cela que j’adore dans le jazz, cette liberté que donnent notamment les techniques d’improvisation. Le langage que j’ai appris au côté de ces artistes me permet de créer des morceaux à ma manière, tout en respectant les règles du flamenco.

(suite…)

Read Full Post »

Critique de disque. Dans les décennies qui ont suivies la guerre d’Espagne, la poésie de Federico Garcia Lorca a été portée comme un drapeau par des générations d’acteurs et de chanteurs bouleversés par la fin terrifiante de l’homme de lettres andalou tué comme un chien en 1936, dès les premiers jours du putsch de Franco, parce que progressiste, homosexuel et poète. Une victime de la barbarie donc, et à ce titre souvent interprété avec pathos. Ce qui agaça. Plus ou moins délaissée après la chute de la dictature, l’œuvre du poète est réexplorée par de nouvelles générations d’artistes, dont Vicente Pradal. Ce dernier a réalisé Romancero gitano, un spectacle de chant, de musique et de danse qui visite la suite de poèmes de Lorca dont elle adopte le titre. Celle-ci est inspirée par la vie des gitans andalous qui, on s’en doute, n’était pas faite que de joies dans les années 1920, période pendant laquelle elle fut écrite. Cet album en donne la version discographique.

(suite…)

Read Full Post »

Critique de disque. Il est des musiciens vagabonds qui vous emmènent au bout du monde avec grâce et simplicité. Thierry Robin est de ceux-là. Fils de modestes paysans angevins, il joue de la guitare dans les milieux folk dans les années soixante dix. Il gigue avec des Bretons, puis côtoie des Berbères et découvre les répertoires arabes, gitans et indiens. Alezane raconte quelques unes des pérégrinations musicales de cet insaisissable nomade. Extraits des albums parus sous le nom de Robin durant les deux dernières décennies, les titres qui figurent sur ce double cd nous font entendre de chaudes et parfois curieuses compositions, toutes ayant pour épicentre la guitare, le luth ou le oud. Parmi les chanteurs gitans et indiens qui y posent leur voix, on retrouve Gulabi Sapera, vocaliste et danseuse originaire du Rajasthan.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Il fut l’un des jeunes guitaristes qui relancèrent l’intérêt pour la musique de Django Reinhardt dans les années 1970. Rien de plus normal donc qu’il figure à l’affiche des Nuits manouches qui s’inscrivent dans une copieuse liste d’événements marquant le centenaire de la naissance de la naissance du génial musicien inventeur du style jazz manouche.

Raphaël FaÿsVous allez avoir l’honneur de jouer le soir même des 100 ans de Django…
Au cours de ce programme, je vais me produire en trio avec de formidables compagnons de jeu, Steeve Laffont et Yorgui Loeffler, guitaristes eux aussi. Nous allons nous retrouver tout au long de l’année et ensuite, je me consacrerais entièrement au flamenco – projet dont je vais présenter le volet Extremadura durant Les Nuits manouches. Cela fait 20 ans que je travaille dans ce sens. Aborder cette musique demande un long cheminement, tout comme d’ailleurs celle de Django.

(suite…)

Read Full Post »

Critique de disque. Le titre de ce disque est à la fois exact et trompeur. S’il s’agit bien ici de chanson et de flamenco, les airs qu’il réunit sont pourtant tous français. Les vocalistes qui se succèdent au cours de ce florilège accommodent à la sauce andalouse une série de standards très appréciés au-delà des frontières du pays de Piaf et de Gainsbourg. À l’annonce de ce genre de projet, on peut légitimement craindre le pire. Heureusement, d’un coup de bassin cambré, les interprètes choisis évitent les écueils du kitsch. Eva Duràn, Guidiana, Charo Manzao ou Yeyé de Cádiz sont d’authentiques cantaroes. Ils s’approprient avec la ferveur qui convient ces « vieilles » rengaines que sont « Et maintenant », « Non, je ne regrette rien » ou « Le Métèque » – dont la fameuse accroche devient logiquement : « Con mi carita de gitano ». La sélection effectuée dans le patrimoine français se fait principalement dans les branches mélancolique et tragique de ce dernier, celles qui permettent de belles envolées. Ce qui donne de splendides « L’Aigle noir » ou « Avec le temps ».

(suite…)

Read Full Post »

Older Posts »