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Posts Tagged ‘Groove’

Interview. Fameuse chanteuse de jazz, Dee Dee Bridgewater fait un pas de côté en se dirigeant vers Memphis (Tennessee) où ont été façonnés de grands chefs-d’œuvre du blues et de la soul. Native de cette ville ô combien musicale, elle s’y est rendue pour enregistrer un florilège de chansons des années 1960 et 1970 appartenant à ces genres qui ont bercé son enfance et son adolescence. Elle les interprète avec un naturel confondant.

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C’est la première fois que vous vous consacrez résolument au blues et à la soul…

J’ai eu envie de m’amuser après avoir connu une période difficile. J’avais besoin de légèreté et de simplicité. Je me suis fait un cadeau, d’autant plus que pendant longtemps, je n’ai pas pu chanter de blues car ma mère m’avait fait promettre de ne pas le faire. Chez les gens de sa génération, c’était une musique considérée comme diabolique…

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LisaSimone3©AlexandreLacombe_bassdef.jpgInterview. Lisa Simone est parvenue à se faire un prénom, ce qui n’était pas forcément gagné d’avance ! La fille de Nina Simone a parcouru le monde, enfant puis adulte, notamment en s’engageant dans l’armée états-unienne. Elle a fait partie de groupes et chanté dans des comédies musicales avant de construire une carrière solo depuis la France. Les chansons soul blues et jazz teintées de gospel de cette artiste à la voix chaude forment un univers intime dans lequel on se sent le bienvenu. Le concert qu’elle donne aujourd’hui en plein air en donne un florilège, auquel elle ajoute des titres chantés par sa mère.

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Dans quelle mesure la carrière de votre mère vous a influencée dans votre décision de chanter ?

La voix de ma mère et la musique étant les premières choses que j’ai entendues, il y a donc quelque chose de naturel pour moi dans le fait de chanter. Quand je regarde en arrière, je réalise que je ne porte pas seulement l’héritage familial, je fais ce pour quoi je suis destinée. La musique et la scène coulent dans mes veines.

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Akalé Wubé 2Interview. Akalé Wubé est l’une de ces formations d’éthio-jazz que l’on trouve un peu partout dans le monde et singulièrement en France, chacune développant son propre style en s’appropriant les bases de l’envoûtant groove créé à Addis-Abeba durant les années 1960 et 1970. Le batteur David Georgelet nous explique la démarche de cet impeccable groupe.

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Comment en êtes-vous venu à vous intéresser à l’éthio-jazz ?

Au départ, il y a la découverte de la collection de disques Éthiopiques, éditée par Francis Falceto pour le label Buda, par le trompettiste Paul Bouclier. Il aimait tellement cette musique qu’il a eu envie de former un groupe avec des jazzmen comme moi pour la jouer. Elle est fascinante. Ce qui est frappant, c’est qu’à la première écoute, vous ne pouvez pas l’identifier. Elle ne ressemble pas aux genres africains qui nous sont familiers. Bien souvent, on l’imagine venir d’Asie car les gammes utilisées sont proches.

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james brownBlogpasblog 2 vous invite à découvrir des vidéos d’anthologies repérées sur les sites de partage.

Il suffit de cliquer sur les images figurant dans l’article pour qu’elles s’animent.

Pour l’heure, il s’agit de prestations in vivo ou de clips d’artistes remarquables par leur qualité et leur intensité.

Des scènes de films ou de séries et d’autres choses encore seront prochainement proposées.

Le choix est évidemment subjectif.

C’est ici : http://blogpasblog2.wordpress.com/

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CHLORINE FREEInterview. Une formation comme on les aime, qui brouille les pistes avec maestria et un discret sens de l’humour. Ce guilleret septette parisien mélange différentes formes de groove, du style jazz funk au hip hop en passant par le drum’n’bass. Ne se répétant pas d’un titre à l’autre, il sollicite constamment l’attention. Le bassiste Virgile Lorach en est son heureux leader.

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Que signifie le nom de votre groupe ?

C’est une mention qui figure sur des paquets de papier à rouler. Elle signifie « sans chlore ». J’ai trouvé que cela correspondait parfaitement à ma musique qui est faite de façon naturelle.

Vous avez commencé tout seul…

Au départ, à la fin des années 1990, c’était un travail en solo, puis en duo, qui consistait à enregistrer des morceaux instrument par instrument. Un tourneur les a écoutés sur mon Myspace en 2007 et m’a demandé si je pouvais me produire sur scène avec mon groupe. J’ai répondu : « Pas de problème »… et je me suis mis à chercher immédiatement des musiciens ! Aujourd’hui, ils contribuent autant que moi à la création des titres. C’est épanouissant pour moi qui suis autodidacte, car ils ont tous été excellemment formés. Ça m’incite à élever mon niveau !

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festival de carcassonneDossier. Un excellent programme qui se décline dans un lieu hors du commun : tels sont les deux critères retenus dans la sélection de festivals estivaux français que routard.com vous propose ci-dessous. Au plaisir d’écouter de la bonne musique ou de voir évoluer des comédiens remarquables s’y ajoute le spectacle qu’offre un site d’une beauté exceptionnelle.

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Critique de disque. Voulez-vous danser le boogaloo ? Mélange de musiques afro-cubaines et de soul, auquel on a ajouté une belle rasade de jazz et une pincée de rock psychédélique, ce genre a connu son heure de gloire à la fin des années Boogaloo1960 du côté de Nueva York. Apparu après la grande époque du mambo et du cha-cha-cha et juste avant celle de la salsa, le boogaloo disparut assez vite. Comme d’autres micromouvements musicaux, tels que le rocksteady jamaïcain ou le glam rock britannique, il ne jouit d’une renommée qu’au sein de cercles restreints de connaisseurs. Et c’est bien dommage ! Cette anthologie est une parfaite initiation pour qui veut succomber aux sortilèges boogalesques. Certains des artistes qui y figurent sont fameux : Tito Puente, Ray Barretto, Willie Colon, Bobby Valentin en sont, ainsi que la diva Celia Cruz, qui nous chante Tumbaloflesicodelicomicoso. Comme le titre de cet air l’indique, le boogaloo est principalement fait pour s’amuser et danser.

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Critique de disque. C’est par ce chanteur que le monde ébahi a découvert l’incroyable musique populaire moderne d’Éthiopie. Nous étions en 1986, alors que l’ancien royaume de l’autoritaire Hailé Sélassié était dirigé par une junte militaire. Sorti cette année-là en MAHMOUD AHMED « Alèmyé »Europe bien qu’enregistré une décennie plus tôt, l’album Erè Mèla Mèla de Mahmoud Ahmed devint instantanément un classique de la « world music » naissante. Jusque-là, seuls quelques voyageurs ou expatriés connaissaient l’étonnante pop éthiopienne. A leur retour chez eux, ils s’amusaient à faire écouter des cassettes en blind test à leurs amis. Qu’est-ce que c’est ? D’où ça vient ? Peut-être est-ce Fela Kuti avec des jazzmen birmans et un chanteur d’Asie centrale ? Ou alors un soulman complètement barré dans un trip arabisant ? On se perdait en conjectures. Il fallait savoir que ce que l’on écoutait était basé sur des formes et des rythmes traditionnels d’Éthiopie et que c’était joué par des instrumentistes fort urbains, sensibles au jazz, au rock et au rhythm’n’blues. Ce qu’il y avait peut-être de plus fascinant, c’était les voix des chanteurs, celle de notre ami Mahmoud Ahmed au premier chef.

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Rubriques  « Jazz/Blues » et « Classique » (mai et juin 2013), pages « Fêtes et festivals » et « Spots de l’été » (juin 2013).

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Critique de disque. C’est d’une fraîcheur et d’un dynamisme rares et cela provoque une envie de danser irrépressible. Tel est le kwaito, le tempo selon lequel bat le cœur de la jeunesse sud-africaine. L’onde de choc de l’explosion house music partie de Chicago au milieu des années 1980 a rapidement atteint la TALES OF URBAN S.A. - KWAITO & HOUSEGrande-Bretagne, puis le monde entier. Si le genre existe encore en tant que tel, il a perdu sa suprématie parce que la famille électro s’est, depuis ces temps héroïques, considérablement enrichie de nombreux genres et sous-genres. Il reste au moins un pays ou ce rythme joyeux et bondissant est toujours vivace : l’Afrique du Sud. C’est dans les townships qu’il s’est formidablement acclimaté, dans ces quartiers populaires qui furent des zones de relégation durant l’apartheid, ségrégation qui a sévi dans le pays durant une quarantaine d’années. Lorsqu’au début de la décennie 1990, la minorité afrikaner renonça à monopoliser tous les pouvoirs, les jeunes issus des populations premières (Zoulous, Xhosas, etc.) se mirent à espérer en des temps meilleurs. C’est à ce moment-là que le kwaito apparut, particulièrement à Johannesburg (le terme se décompose ainsi : Kwaî pour énergie, To, pour township).

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Rue de VerneuilDossier. Les chanteurs et musiciens pop se nourrissent de leur environnement, des rumeurs de leur ville comme de la vie qu’ils y mènent. Aussi est-il passionnant d’aller sur leurs traces pour voir où ils ont passé leur enfance, fait leurs débuts, écrit tout ou partie de leur répertoire et, parfois, visiter les lieux où ils reposent. Ce dossier vous propose des parcours et une sélection de sites majeurs où vous avez de grandes chances de percevoir quelque chose de la magie qui émane ou émanait de stars mondialement célèbres telles qu’Elvis Presley, U2, Bruce Springsteen, Serge Gainsbourg ou Shakira. Nous vous indiquons également des musées qui sont dédiés à certaines d’entre elles, des Beatles à Oum Kalsoum en passant par Bob Marley et ABBA. Il y en a pour tous les goûts !

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Critique de disque. Fille du Mississippi, Cassandra Wilson est revenue dans son État natal pour y retrouver ses racines – elle a vu le jour à Jackson. Cette nouvelle étape marque un tournant passionnant, un de plus, dans le parcours très personnel d’une artiste inclassable, qui débuta CASSANDRA WILSON « Belly of the sun »dans les années 1980 au sein d’un collectif jazz new-yorkais, plutôt rebelle, nommé M’Base – chez ces amateurs de hip hop, on trouvait notamment le saxophoniste Steve Coleman. Voici donc la belle chanteuse sous l’emprise de l’esprit blues du Delta, sur un disque enregistré dans la gare désaffectée de Clarksdale durant le mois d’août 2001 – ce qui signifie : dans cette chaude moiteur qui vous oblige à aller à l’essentiel -, après avoir vadrouillé dans la région afin de trouver le lieu adéquat.

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Rubriques  « Jazz/Blues » et « Classique » des numéros de février, mars, avril 2013.

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Interview. Héros du jazz funk, le bassiste Marcus Miller est de retour avec une série de nouvelles compositions, pleines de fraîcheur, en se faisant accompagner de jeunes musiciens. L’ancien gamin qui, dans les années 1980 transforma Miles Davis en star pop mondiale – avec l’album Tutu dont il a écrit les compositions -, est donc devenu à son tour un mentor.

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Marcus-MillerVotre nouvel album s’intitule Renaissance. Quel sens doit-on accorder à ce mot ?

Après plusieurs années pendant lesquelles j’ai participé à de nombreux projets collectifs, comme le tribute à Miles Davis, j’ai eu envie de « renaître » en jouant avec de jeunes musiciens très talentueux. J’ai composé des morceaux permettant de mettre chacun d’eux en valeur, dans un style de jazz classique, pas celui des années 1950 mais celui des années 1970. Ça me fait drôle : je suis le plus âgé du groupe. Jusqu’il y a peu de temps, j’étais toujours le plus jeune (rires).

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Rubriques  Jazz/Blues et Classique des numéros de novembre et décembre 2012.

Pages Spectacles de fin d’année, décembre 2012.

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Rubriques  Jazz/Blues et Classique des numéros de juillet, septembre et octobre 2012.

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Rubriques  Jazz/Blues et Classique des numéros de mai et juin 2012.

Pages événements du printemps (mai 2012) et de l’été (juin 2012).

Dossiers Paris capitale du cinéma (mai 2012) et Nouveaux bals parisiens (juin 2012).

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Liste des critiques de disques publiées sur ce blog.

Avec liens.

Classées de A à Z .

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Critique de disque. Figure singulière de la soul anglaise, Keziah Jones n’a jamais oublié ses origines nigérianes. Il le prouve avec ce disque nourri par ce qu’il a vu, appris, ressenti lors de ses nombreux voyages à Lagos et en pays Yoruba. Cependant, on ne trouve rien de particulièrement roots ici, mis à part les trois titres de style folk qui concluent l’album. Ce dernier consiste principalement en une enfilade de hits imparables élaborés selon les canons du groove – mélodies entraînantes, perfection de l’orchestration, chant sensuel -, à la manière de musiciens tels que Curtis Mayfield et Prince. Mais, pour parfaire son œuvre, Keziah Jones en a également appelé à l’esprit de son compatriote Fela Anikulapo Kuti, le génie de la musique africaine contemporaine. Et cela a marché car, bien que n’étant plus de ce monde terrestre, le légendaire propagateur de l’afro jazz a répondu présent et est venu hanter quelques chansons de cet impeccable Black Orpheus.

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Critique de disque. Du groove, du groove, du groove ! Le trio Medeski, Martin and Wood n’y va pas par quatre chemins. On est à New York : le macadam parait sans fin, l’atmosphère est lourde, ça déambule, ça court et ça roule dans les rues… Rares sont les cités que l’on peut portraiturer en musique et rares sont les musiciens qui savent faire cela. John Medeski (claviers – il en joue de douze ! Orgue Hammond, piano, Mellotron, etc.), Billy Martin (percussions) et Cris Wood (basses) ont élaboré la matière dont sont faits les thèmes de ce disque lors d’improvisations dans leur studio de Brooklyn, puis les ont sculptées en compagnie de scratcheurs et de souffleurs qui sèment de-ci de-là quelques effets d’une grande efficacité, car intelligemment minimalistes. Le jazz n’est plus tout à fait ce qu’il était au siècle dernier. Ses praticiens, en ce début de millénaire, ont digéré le funk (en l’occurrence, celui des néo-orléanais Meters, notamment), le rock, le hip hop, le dub et les différents courants de l’électro.

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Critique de disque. La musique éthiopienne moderne n’a quasiment rien de commun avec tout ce que l’Afrique a pu engendrer comme genres et styles tout au long du vingtième siècle – et l’on sait qu’il y en a eu ! Si vous n’avez pas encore succombé à ses charmes, il est impératif que vous combliez cette lacune. Vous découvrirez alors des chansons et des pièces instrumentales qui vous sembleront à la fois familières et étranges. Elles sont construites à partir de thèmes traditionnels, mais on y décèle des influences jazz, rock et soul. En même temps, les répertoires orientaux venus de l’autre côté de la Mer Rouge y ont laissé leur empreinte. La collection Éthiopiques, magistralement dirigée par Francis Falcetto, offre à la fois des enregistrements de l’avant et de l’après Mengistu, ce dictateur des années quatre-vingt sous le règne duquel les artistes rasaient les murs.

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Oxmo PuccinoInterview. Excellent rappeur aux textes imagés et poétiques, Oxmo Puccino s’est acoquiné avec les Jazzbastards, alias Vincent Taurelle et Vincent Taeger, des musiciens dont le sens du groove est aussi raffiné qu’implacable. Dans Lipopette Bar, leur concept album à la Gainsbourg, rap et jazz s’allient à merveille.

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Appréciez-vous le jazz depuis longtemps ?
Depuis mon adolescence. D’abord Miles Davis, Billie Holiday, les fanfares New Orleans, puis le latin jazz, la fusion…

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MC SolaarInterview. « Si le rap excelle, le jazz en est l’étincelle » lançait MC Solaar dans l’un de ses textes voilà quelques années. Par goût et sans opportunisme aucun, il a accepté avec grand plaisir de confronter l’élégance de son verbe avec la musique de RH Factor, formation groove du trompettiste Roy Hargrove, et du contrebassiste Ron Carter. Cette soirée s’annonce mémorable !

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Qu’allons-nous écouter durant le concert ?
Nous allons jouer certains de mes morceaux, ceux qui sont les plus influencés par le jazz – il y en a pas mal -, que le RH Factor a arrangé à sa manière. De mon côté, j’ai écrit des textes sur quelques-unes des compositions de ce groupe.

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NIK COHN TrikstaCritique de livre. « Au coin de Royal et de Bienville, nous nous sommes arrêtés et avons éclaté de rire, (…) spontanément, gloussant de plaisir comme des demeurés. En dépit de ce que nous avions imaginé ou vu au cinéma, rien ne nous avait préparés à cette exagération, tous nos sens étaient assaillis en même temps. La lumière filtrée, couleur vitrail. Les arômes de café, de pain chaud, de sexe torride. Et la musique, tant de musique, parfois bonne, parfois affreuse, mais toujours éclatante de vie. » Nik Cohn a connu la Nouvelle-Orléans à la faveur d’une tournée du groupe The Who en 1972. Cette ville est alors La Mecque de tous les amoureux des musiques afro-américaines : jazz, blues, rock’n’roll, rhythm’n’blues, soul, funk… L’auteur y est revenu très régulièrement depuis, sans se lasser.

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Critique de disque. Lancée avec majesté par le titre « Astounded », chanté par feu-Curtis Mayfield, cette salve de chansons affriolantes fait suite à Glee, prodigieux album qui annonçait la naissance d’un collectif singulier. Réunion d’esprits allumés, ce dernier frappe avec autant de puissance que Massive Attack en son temps. Les préceptes édictés par les gurus de Bristol sont d’ailleurs parfaitement suivis par les petits lutins canadiens de Bran Van 3000. D’abord, il convient de ne se faire connaître que par sa musique, d’éviter la personnalisation des uns et des autres au profit de l’œuvre commune. Ensuite, il ne faut pas avoir de préjugés : nul style musical ne doit être ignoré – même chose pour les instruments. Enfin, il est bon de faire appel à des invités choisis pour leur couleur vocale. Ici, on entend donc le soulman Curtis Mayfield, mais aussi le Sénégalais Youssou n’Dour, le rapper Big Daddy Kane, le rocker minimaliste Momus, le DJ jamaïquain Eek-A-Mouse, ou encore, l’Indien Badar Ali Khan.

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Critique de disque. Qui mieux que Dr. John peut exprimer l’esprit de La Nouvelle Orléans, capitale culturelle d’un État américain atypique ? Dans ce disque, il opère une synthèse de tous les genres qui y ont trouvé un berceau accueillant : jazz, blues, rock’n’roll, soul, funk – toutes ces spécialités dans lesquelles excelle le bon docteur John Rebennack Jr. Assis face à son piano boogie, il nous prescrit de sa voix rocailleuse une succession de remèdes toniques en forme de chansons.

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