Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Guitare’

Interview. Baum est un trio à cordes qui, sous le titre Ici-bas, interprète des mélodies de Fauré après les avoir arrangées sur le plan instrumental et en faisant appel à des chanteuses et chanteurs issus des univers jazz et pop. À cela s’ajoutent des « décrochages stylistiques » joués à la guitare électrique par Olivier Mellano, le directeur artistique de ce projet. On tombe sous le charme de ces airs dont on (re)découvre la profonde beauté. Sur disque, les vocalistes sont une vingtaine. Sur scène montent ce soir Camille, Élise Caron, Himiko Paganotti, Kyrie Kristmanson, John Greaves, Judith Chemla, Sandra Nkaké, Philippe Katerine.

÷

Dans quel état d’esprit avez-vous réalisés vos arrangements ?

L’idée était de retrouver au mieux toute la douceur qui émane des mélodies de Fauré. Nous restons fidèles aux partitions et, d’une certaine façon, nous sommes très proches de ce que l’on entend lorsqu’on les lit. Ce travail nous a demandé deux ans pendant lesquels nous nous sommes immergés dans la musique de Fauré. Plus nous plongions dedans, plus nous en tombions amoureux. Cette musique est envoûtante, à tel point que l’on surnommait ce compositeur « le maître des charmes ». Avoir réussi à mettre autant de beauté dans de petites formes telles que ses mélodies, est exceptionnel.

(suite…)

Publicités

Read Full Post »

Interview. Heureux qui, comme Lionel Loueke, a fait un beau voyage… The Journey est le titre d’un album très personnel qu’il vient de faire publier. Cet excellent guitariste qui a joué avec Herbie Hancock, Wayne Shorter, Chick Corea, ou Sting, y déploie un univers musical foisonnant empreint d’une rare sérénité.

÷

Quels sont les points de départ de votre Voyage ?

D’une part des réflexions sur les choses de la vie de tous les jours, de même que sur des sujets qui me tiennent à cœur comme la question du réchauffement climatique ou des migrations, ainsi que mon histoire personnelle. J’ai grandi au Bénin, puis je suis allé à Abidjan en Côte d’Ivoire pour étudier la musique classique, ensuite à Paris et aux États-Unis afin d’apprendre le jazz. Je sais donc ce que c’est que de quitter son pays, ce que l’on ne fait pas toujours avec plaisir, afin de concrétiser ses espoirs. J’ai voulu faire passer mes messages dans la douceur. Selon moi, c’est la meilleure façon d’éveiller les consciences.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Yoann Kempst swingue et groove en douceur quand il ne déclenche pas des éclairs avec sa guitare électrique au gré de morceaux délicieusement instables. Ils relèvent a priori du genre fusion, mais ce serait très réducteur de les circonscrire à ce dernier. Ce musicien sans carcan joue ce soir en trio avec le bassiste Guillaume Marin et le batteur Francis Arnaud.

÷

Votre musique entre difficilement dans une catégorie…

Ma démarche consiste à créer des morceaux à tiroir qui procèdent de quelque chose s’approchant de l’artisanat, de la cuisine… Je mets les mains dans la matière. À charge pour l’auditeur de deviner quels en sont les ingrédients.

(suite…)

Read Full Post »

thibault-cauvinInterview. Guitariste inspiré, comme en témoigne son nouvel album consacré à Vivaldi, Thibault Cauvin joue dans des espaces de toutes dimensions à travers le monde : un petit théâtre en Afrique, Carnegie Hall à New York ou la Cité Interdite de Pékin… Alors pourquoi pas la Tour Eiffel ? Dans ce haut lieu, il va nous interpréter des pièces du répertoire ancien, ainsi que des œuvres que des compositeurs d’aujourd’hui lui ont écrites. Toutes font référence au voyage, ce qui est logique étant donné que ce musicien se double d’un nomade comme on en fait peu.

÷

Comment avez-vous eu l’idée de vous produire à la Tour Eiffel ?

Au départ, c’était une blague. Avec la personne qui s’occupe de mes concerts, nous cherchions un lieu qui symbolise le mieux Paris dans le cadre de la préparation d’une série nommée Magic Tour, au cours de laquelle je joue dans des lieux exceptionnels. Nous étions devant ce monument, dont je me lasse pas à chacun de mes passages par Paris, et nous nous sommes dit « pourquoi pas ? » C’était parti ! Cela va se passer au premier étage, dans une salle où l’on a des vues spectaculaires sur l’intérieur comme l’extérieur de la tour. Le contraste entre le gigantisme du site et l’intimisme de mon concert va pour le coup être magique.

(suite…)

Read Full Post »

natalia-m-kingInterview. Pour son nouveau projet, la guitariste américaine Natalia M. King chante le blues à la manière jazz, dans un style qu’elle nomme blazz. Exprimant diverses émotions, sa superbe voix vous prend le cœur et le fait palpiter.

÷

Ce que vous chantez actuellement est à la fois profondément blues et profondément jazz…

J’essaie de créer une forme de relation intime entre ces deux musiques cousines, en prenant garde de ne pas aller trop d’un côté ou de l’autre. J’appelle blazz ce qui résulte de cette démarche.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Nommé pour quatre ans à la tête de l’Orchestre National de Jazz, le guitariste Olivier Benoit a inauguré ce printemps un cycle de cinq pièces consacrées chacune à une ville européenne. La première est une mise en musique de ses impressions de Paris. Durant deux soirées, l’ONJ joue cette œuvre intense au Carreau du Temple, lieu où la formation est maintenant en résidence et où elle donnera des concerts tous les mois.

OLIVIER BENOITEn fait vous retrouvez l’ONJ…

J’en ai été en effet membre en 2001, quand Paolo Damiani le dirigeait. C’est une expérience qui me sert aujourd’hui car j’en connais tous les rouages de l’intérieur.

Le décloisonnement des genres est annoncé comme étant au coeur de votre projet…

Je fais partie d’une génération qui a grandi auprès de gens comme Henri Texier, Louis Sclavis ou Marc Ducret, très ouverts d’esprit, s’intéressant à toutes les musiques populaires et savantes, ainsi qu’à l’ensemble des formes artistiques existantes, telle que la danse, par exemple. Le jazz est en perpétuelle évolution, il est tout le temps là où on l’attend pas. Je suis très attaché au fait de faire une musique vivante, qui soit de notre temps. Les légendes du jazz ont suivi cette démarche. C’est un bon exemple à suivre.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. C’est tout bonnement l’un des plus grands guitaristes de la scène jazz française. Fils de Matelo Ferré, qui fut l’égal de Django Reinhardt, il a commencé sa carrière lorsqu’il portait des culottes courtes. Musicien dans l’âme il n’a jamais raccroché son instrument. Durant deux soirées il va jouer en trio et en quartette des morceaux de son frère Elios, ainsi que des œuvres en solo que lui ont inspiré les partitions de compositeurs classiques.

Vous avez débuté alors que vous étiez enfant. N’avez-vous pas eu parfois la tentation de faire autre chose que de la musique ?

Je n’ai pas eu le temps ! J’ai cBOULOU FERREommencé à chanter dans les années 1950, quand j’avais 6 ans, puis je me suis mis à la guitare et j’ai enregistré mon premier disque à 11 ans, avec Jean Ferrat. Les concerts sur de grandes scènes se sont succédés les uns après les autres, c’était comme si j’étais accroché à une corde et que l’on me tirait en permanence. De toute façon, dans mon milieu, on n’avait pas trop le choix. Et puis les enfants étaient dociles à cette époque !

(suite…)

Read Full Post »

Older Posts »