Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Guitare’

thibault-cauvin

Interview. Guitariste inspiré, comme en témoigne son nouvel album consacré à Vivaldi, Thibault Cauvin joue dans des espaces de toutes dimensions à travers le monde : un petit théâtre en Afrique, Carnegie Hall à New York ou la Cité Interdite de Pékin… Alors pourquoi pas la Tour Eiffel ? Dans ce haut lieu, il va nous interpréter des pièces du répertoire ancien, ainsi que des œuvres que des compositeurs d’aujourd’hui lui ont écrites. Toutes font référence au voyage, ce qui est logique étant donné que ce musicien se double d’un nomade comme on en fait peu.

÷

Comment avez-vous eu l’idée de vous produire à la Tour Eiffel ?

Au départ, c’était une blague. Avec la personne qui s’occupe de mes concerts, nous cherchions un lieu qui symbolise le mieux Paris dans le cadre de la préparation d’une série nommée Magic Tour, au cours de laquelle je joue dans des lieux exceptionnels. Nous étions devant ce monument, dont je me lasse pas à chacun de mes passages par Paris, et nous nous sommes dit « pourquoi pas ? » C’était parti ! Cela va se passer au premier étage, dans une salle où l’on a des vues spectaculaires sur l’intérieur comme l’extérieur de la tour. Le contraste entre le gigantisme du site et l’intimisme de mon concert va pour le coup être magique.

(suite…)

Read Full Post »

natalia-m-kingInterview. Pour son nouveau projet, la guitariste américaine Natalia M. King chante le blues à la manière jazz, dans un style qu’elle nomme blazz. Exprimant diverses émotions, sa superbe voix vous prend le cœur et le fait palpiter.

÷

Ce que vous chantez actuellement est à la fois profondément blues et profondément jazz…

J’essaie de créer une forme de relation intime entre ces deux musiques cousines, en prenant garde de ne pas aller trop d’un côté ou de l’autre. J’appelle blazz ce qui résulte de cette démarche.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Nommé pour quatre ans à la tête de l’Orchestre National de Jazz, le guitariste Olivier Benoit a inauguré ce printemps un cycle de cinq pièces consacrées chacune à une ville européenne. La première est une mise en musique de ses impressions de Paris. Durant deux soirées, l’ONJ joue cette œuvre intense au Carreau du Temple, lieu où la formation est maintenant en résidence et où elle donnera des concerts tous les mois.

OLIVIER BENOITEn fait vous retrouvez l’ONJ…

J’en ai été en effet membre en 2001, quand Paolo Damiani le dirigeait. C’est une expérience qui me sert aujourd’hui car j’en connais tous les rouages de l’intérieur.

Le décloisonnement des genres est annoncé comme étant au coeur de votre projet…

Je fais partie d’une génération qui a grandi auprès de gens comme Henri Texier, Louis Sclavis ou Marc Ducret, très ouverts d’esprit, s’intéressant à toutes les musiques populaires et savantes, ainsi qu’à l’ensemble des formes artistiques existantes, telle que la danse, par exemple. Le jazz est en perpétuelle évolution, il est tout le temps là où on l’attend pas. Je suis très attaché au fait de faire une musique vivante, qui soit de notre temps. Les légendes du jazz ont suivi cette démarche. C’est un bon exemple à suivre.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. C’est tout bonnement l’un des plus grands guitaristes de la scène jazz française. Fils de Matelo Ferré, qui fut l’égal de Django Reinhardt, il a commencé sa carrière lorsqu’il portait des culottes courtes. Musicien dans l’âme il n’a jamais raccroché son instrument. Durant deux soirées il va jouer en trio et en quartette des morceaux de son frère Elios, ainsi que des œuvres en solo que lui ont inspiré les partitions de compositeurs classiques.

Vous avez débuté alors que vous étiez enfant. N’avez-vous pas eu parfois la tentation de faire autre chose que de la musique ?

Je n’ai pas eu le temps ! J’ai cBOULOU FERREommencé à chanter dans les années 1950, quand j’avais 6 ans, puis je me suis mis à la guitare et j’ai enregistré mon premier disque à 11 ans, avec Jean Ferrat. Les concerts sur de grandes scènes se sont succédés les uns après les autres, c’était comme si j’étais accroché à une corde et que l’on me tirait en permanence. De toute façon, dans mon milieu, on n’avait pas trop le choix. Et puis les enfants étaient dociles à cette époque !

(suite…)

Read Full Post »

Critique de disque. Le luth à trois est une discipline non homologuée dans le monde musical arabe. Les jeunes frères Joubran innovent donc en réunissant leurs talents respectifs. D’entrée de jeu, on est captivé par leur colloque de virtuoses. Cependant, ils ne font pas partie de ces instrumentistes qui en TRIO JOUBRAN « Randana »imposent par de vaines prouesses. Leur propos est d’exprimer des sensations profondes le plus justement possible, pas d’épater la galerie. En pinçant les cordes de leurs ouds – l’oud est la forme arabe du luth -, ils expriment leur idée de la beauté et de la douceur, avec autant d’assurance que de sensibilité. La mise en place de Samir, Wissan et Adnan est époustouflante de précision. On a connu des frères moins unis ! Tous trois sont nés à Nazareth, ville palestinienne incluse dans l’État d’Israël – dont ils ont la nationalité – au sein d’une famille très musicienne – la mère chanta et le père est un luthier réputé. L’aventure scénique commence dans les années 1990 lorsque Samir, formé à Nazareth et au Caire, part sur les routes moyen-orientales, puis européennes. Partout, on le fête et, bien vite, il collabore avec des poètes – dont Mahmoud Darwish -, des cinéastes et des chorégraphes, notamment en France. Il est ensuite rejoint par Wissan pour former un duo, lui aussi très apprécié et enfin par Adnan.

(suite…)

Read Full Post »

Critique de disque. Si vous vous êtes déjà rendu à Chinguetti, cité entourée de dunes qui se situe dans la région de l’Adrar en Mauritanie, la musique de Moudou ould MatMOUDOU OULD MATTALLAtalla vous est peut-être familière. Ce guitariste se produit en effet régulièrement devant les voyageurs en quête de bonnes vibrations. Mais si vous ignorez tout du lieu et de sa culture, voici un album qui va vous donner envie de vous rendre fissa dans ce coin du Sahara. Surtout si vous êtes déjà adepte des compositions du Malien Ali Farka Touré, car Moudou ould Mattalla est son « cousin » mauritanien. En pinçant les cordes de sa guitare électrique, qui sonne souvent comme le luth tidinit local, il fait passer à sa manière d’identiques sensations blues subjuguantes – son attrait pour cet instrument est né à l’écoute de groupes tels que Pink Floyd et… Scorpions.

(suite…)

Read Full Post »

Critique de disque. Pour trouver la tribu des T’boli, ce n’est pas compliqué. Rendez-vous sur l’île philippine de Mindanao, puis rejoignez la province montagneuse du South Cotabato. Là, il suffit de gagner le lac Sebu. Certes, il est nécessaire de traverser la jungle pour arriver jusque sur les terres verdoyantes FINGGUY FLANG & LUMING TUANde nos amis, mais la rencontre avec ce peuple aborigène vaut la peine que l’on se donne. Sa musique est en effet des plus intéressantes. Elle se joue notamment grâce au luth hegelung, instrument de forme oblongue dont Fingguy Flang et Luming Tuan sont des virtuoses. Avec seulement deux cordes, elles interprètent une sorte de blues rural, tel qu’on en a inventé ailleurs dans le monde, du Mississippi au Mali, en passant par les steppes d’Asie centrale. Les deux femmes habitent le village de Dekolon et ont appris la musique dès leur plus jeune âge. Également danseuses, elles sont régulièrement acclamées aussi bien par les membres de leur peuple que dans les salles de spectacles des grandes villes comme Manille, la capitale du pays. On les écoute et on se met à rêver à ce bout de territoire philippin dont les habitants ont conservé quelques-unes de leurs plus belles traditions.

Michel Doussot

Mis en ligne en 2006 sur routard.com

Read Full Post »

Older Posts »