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Posts Tagged ‘Inde’

Dossier. Beaucoup de villes revendiquent le titre de « Venise ». Traversées par des canaux ou autres cours d’eau faisant souvent office de rues, elles ont généré des modes de vie spécifiques et offrent des paysages urbains originaux qui font le bonheur des habitants comme des visiteurs. Routard.com vous invite à découvrir 20 cités qui figurent parmi les plus belles « Venise » au monde, au nombre desquelles figurent évidemment l’emblématique Sérénissime !

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Dossier. Espaces où se concentrent et se brassent des populations venues de divers horizons, les villes sont des lieux propices à l’émergence de formes musicales originales. Issues de cultures locales, nourries d’influences extérieures, modernisées ou respectueuses de la tradition, elles sont devenues des emblèmes de ces cités, voire d’un pays tout entier. Les découvrir au cours d’un séjour fait partie des bonheurs que l’on peut s’offrir lors de ses voyages. Nous vous invitons dans ce dossier à suivre de belles partitions à travers le monde.

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Dossier. Une gare est un lieu fonctionnel. On y passe pour monter dans un train ou en descendre et puis c’est tout… Erreur ! Il faut ouvrir l’œil car c’est souvent un bâtiment remarquable sur le plan architectural. Il s’agit même parfois de l’un des monuments qui contribuent pour une grande part à la renommée de la ville où il se trouve. Nous vous prions de monter à bord de ce dossier afin d’entreprendre un petit tour des plus belles gares du monde. Pas besoin de prendre un billet, le voyage est gratuit !

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Dossier. Les civilisations disparues : rien de tel pour laisser son imagination vagabonder ! Nourri que l’on est de récits savants, ou plus souvent populaires, nous racontant la destinée généralement tragique de peuples rayés de la surface du monde ou, au mieux, absorbés par d’autres, on s’émerveille devant les vestiges qu’ils nous ont légués. Certains sont majestueux comme Machu Picchu, d’autres sont mystérieux tels que le site de Stonehenge, d’autres encore sont estomaquants à l’image d’Angkor. Voici un petit tour des mondes perdus en 20 étapes qui vous fera voyager à travers la Terre entière.

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benaresDossier. Quels sont les sites à ne pas manquer en Asie ? De l’Ouzbékistan aux Philippines et du Sri Lanka au Japon, voici notre sélection de 100 sites incontournables du continent le plus peuplé du monde. Le Taj Mahal, l’Everest, les îles de la mer d’Andaman, la Grande Muraille, le mont Fuji ou le désert de Gobi… C’est parti !

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James Bond SpectreDossier. James Bond est sans doute l’agent secret le plus célèbre au monde, aussi bien grâce aux romans dont il est le personnage principal qu’à la série de films qui en sont des adaptations. Le 24e sort le 11 novembre 2015 sur tous les écrans du globe sous le titre SPECTRE. C’est l’occasion de partir sur les traces de ce James qui fait des bonds tout autour de la planète depuis 1962.

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Des romans et des films au succès jamais démenti

James Bond est né dans les années 1920 dans un lieu qui reste incertain. On sait cependant qu’il est le fils d’Andrew Bond, originaire de Glen Coe (www.discoverglencoe.scot) en Écosse, et de Monique Delacroix, de Bottens (www.bottens.ch) en Suisse. Tous deux sont morts en pratiquant l’alpinisme en France, dans le massif des Aiguilles Rouges. L’orphelin suit une scolarité heurtée avant de s’engager dans la Royal Navy pendant la Seconde Guerre mondiale. Il y acquiert le grade de commander. Entré dans les services secrets du MI6, on lui accorde le matricule 007 en tant qu’agent autorisé à tuer.

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Un tour du monde de la street foodDossier. Quand on voyage, déguster des spécialités locales dans un restaurant c’est bien, mais les manger dans la rue, ce n’est pas mal non plus ! Dans de nombreux pays du sud, c’est même une pratique dominante depuis fort longtemps. Au nord, on y reprend goût grâce au dynamisme et l’inventivité dont font preuve des restaurateurs qui savent y faire pour capter une clientèle pressée par le temps ou soucieuse de jouir de sa liberté de mouvement. Ce dossier vous invite non pas à passer à table, mais à partir à la découverte de mets dont la saveur ne s’apprécie complètement qu’à l’air libre. Un cornet de frites à Bruxelles, une pizza à Naples, un hot dog à New York, des pad thaï à Bangkok, un kebab à Istanbul ou une tortilla à Mexico, voilà des plaisirs uniques et qui en général ne coûtent pas cher ! Attention cependant à ne pas perdre de vue les règles d’hygiène qu’il vous est conseillé de suivre ici ou là.

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FRANÇOISE POMMARET « Le Bhoutan - Au plus secret de l’Himalaya » (Gallimard)Critique de livre. Situé entre le Tibet, au Nord, et l’Inde, au Sud, le Bhoutan est de ces contrées dont on a longtemps ignoré l’existence en Occident. C’est avec beaucoup de difficultés que les Britanniques l’ont pénétré, rencontrant une résistance aussi farouche qu’efficace. Si les étroites plaines tropicales longeant l’Inde ont pu être envahies, les hautes vallées himalayennes qui leur succèdent sont restées imprenables. Supposé pays de cocagne, le mystérieux Bhoutan a alors obsédé de nombreux aventuriers. L’ethnologue Françoise Pommaret connaît très bien les réalités de ce territoire grand comme la Suisse. Dans son livre, richement illustré, elle s’attache à expliquer le fonctionnement d’une société originale.

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Critique de disque. De sa voix exhalant des souffles ensorceleurs, Susheela nous fait sans cesse glisser des moiteurs tropicales aux brumes septentrionales, et inversement. Après Salt Rain et Love Trap, deux albums réalisés en SUSHEELA RAMAN « Music for crocodiles »Europe, la chanteuse s’est décidée à aller enregistrer la plupart des chansons en Inde, son pays d’origine – d’autres sessions ont eu lieu en Grande-Bretagne et en France, contrée où elle s’est acquis un public fidèle. Déjà fort bien établi, le style inventé par la Tamoule Susheela Raman et son compagnon, le guitariste britannique Sam Mills, prend de ce fait des couleurs encore plus singulières. Rappelons qu’à la base, il s’agit d’un mélange de folk anglo-saxon et de traditions du sud de l’Inde. Loin de jouer la carte de l’exotisme, le couple a préféré employer les compétences des musiciens de Chennai-Madras afin que, par petites touches, ceux-ci enrichissent ses compositions volatiles. Ces dernières échappent en effet à toute tentative de définition catégorique, ce qui fait en grande partie leur charme.

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Critique de disque. Prêt pour une superbe balade en terres hautement spirituelles ? Alors en route. Le Qalandar Express est un train qui, chaque année au mois d’octobre, mène des pèlerins au village de Sehwân Sharif situé dans la province pakistanaise du Sindh. Là, les fidèles vénèrent la mémoire de Qalandar, un saint soufi de notre 13e siècle. Montent à bord du disque présent, les cinq musiciens de l’ensemble Badila pour une belle échappée dans les répertoires mystiques d’Inde et d’Asie centrale : raga, maqâm, qawwâli… Rapprocher comme ils le font des pièces musulmanes et hindoues n’est pas une lubie. Il existe en effet une caste de musiciens et poètes dont la zone d’activité s’étend le long de la frontière indo-pakistanaise et qui chantent tout aussi bien les louanges des saints soufis et de Krishna. Ils se nomment les Manghaniyars. Mame Khan, l’un des deux chanteurs de Badila, est issu de ce clan qui a bien du mérite de pratiquer l’œcuménisme là où les conflits religieux sont souvent sanglants.

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Critique de disque. Ah ! Ce que l’on aurait aimé être là quand ce disque a été enregistré ! Frédéric Galliano, le producteur, a installé son studio nomade à Farakala, village situé au sud du Mali. C’est donc à deux pas de la brousse environnante que se sont rTRILOK GURTU AND THE FRIKYIWA FAMILYetrouvés d’incroyablement bons musiciens. L’idée était de plonger Trilok Gurtu dans l’univers mandingue. Ce percussionniste indien n’est pas un novice en matière de mélange des cultures. On l’a entendu sur de nombreuses scènes jazz au côté d’expérimentateurs tels que John McLaughlin, Joe Zawinul, Jan Garbarek ou le regretté Don Cherry. Il a aussi collaboré avec cet autre maître des rythmes qu’est le Brésilien Nana Vasconcelos ou encore l’inclassable Neneh Cherry… Bref, lorsqu’il rencontre des camarades de jeu prêts à tout, il fonce. Ici, il a relevé un défi : n’employer que des instruments locaux tout en restant fondamentalement indien.

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Critique de disque. Il est saisissant le son du hautbois le soir au fond des temples d’Inde du sud. Strident mais pas agressif, il projette dans l’espace des mélodies à la fois joyeuses, sensuelles et fondamentalement mystiques. Nous sommes ici dans le domaine de la tradition carnatique propre aux États du sud de l’Inde (Kerala, Andra-Pradesh, Karmataka, Tamil Nadu). Ce type de musique n’a pas ces langueurs qui caractérisent ses cousines hindoustanies du Nord. Aussi, le nâgaswaran (hautbois à double hanche) de Thiruppulivanam E. Haridoss nous plonge-t-il directement dans un univers louangeant Krishna, Vishnu et autres dieux hindous. Le souffleur est accompagné de plusieurs percussionnistes et d’un chanteur, T.H. Thiyagarajan. Enregistré au temple de Shiva à Thiruppulivanam, l’ensemble interprète des pièces de compositeurs et poètes classiques datant, pour les plus anciennes du quinzième siècle. C’est l’un de ces disques intrigants, et donc fort recommandables, qui conviennent parfaitement à qui voudrait commencer de s’initier aux beautés des musiques indiennes. Sans concession envers le marché occidental, il n’en est pas pour autant hermétique. Divin équilibre…

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Critique de film. La collection Histoires d’actualités aborde les rivages de l’Inde et du Pakistan. Lourde de dangers pour le monde, la difficile coexistence de ces deux États est ici détaillée.

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L’entrée en matière de ce montage d’archives est majestueuse. En 1899 à Bénarès, des opérateurs britanniques tournent les toutes premières images filmées d’une contrée ô combien mythique. Elles sont suivies de celles L’INDE, LES TOURMENTS DU SIECLErecueillies trente ans plus tard par une équipe d’Albert Kahn. Fastes des Maharadjahs obsolètes, plans fixes de passants : que savait-on de l’Inde en ce début de siècle ? Pas grand chose. Le commentaire se charge de dresser un rapide et efficace exposé de la situation. Au début du XXe siècle, elle est sous domination anglaise et comprend une multitude d’hindous, ainsi qu’une forte minorité de musulmans, lesquels sont majoritaires dans certaines régions.

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Critique de disque. Quand on explore les traditions musicales du monde, il arrive qu’on en écoute certaines un grand sourire aux lèvres. C’est ce qui risque de vous arriver si vos prêtez vos oreilles à Mazhar Shagan. Non pas que ce musicien œuvre dans une quelconque voie drolatique. Pas du tout. Ce Pakistanais du Penjab interprète des ragas. Il n’y a pas de quoi rire donc. Seulement, il nous les livre en jouant de la mandoline et du rebab. Pas du sitar comme c’est généralement l’usage. Et, bien que Mazhar Shagan suive scrupuleusement tous les codes traditionnels, on s’amuse beaucoup à constater que ce simple changement d’instrument modifie grandement la perception que l’on a habituellement de ce type de musique savante. Mazhar Shagan n’est pas un expérimentateur tel qu’on en trouve à foison en Occident. Il est membre d’une famille de Lahore, vouée à la musique depuis des lustres – son père est le chanteur Ustad Gulam Hassan Shagan. En procédant comme il le fait, il retourne aux sources mogholes et persanes qui ont en partie donné naissance à la culture hindoustani du nord des Indes.

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Interview. Jérôme-Cécil Auffret fait partie de la maison de production Boréales depuis sa création en 1987. Pour elle, il a signé quelques épisodes de la série Les Seigneurs des animaux, contes dans lesquels l’ethnologie et l’éthologie croisent l’art cinématographique.

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Il a notamment réalisé Le Pélican de Ramzan le Rouge : en Inde, sur le lac Manchar, les pêcheurs Mohanna ont pour « hobby » la capture d’oiseaux dont ils agrémentent leurs jardins. Comme dans tous les villages, la jalousie pointe son nez de fouine… À la découverte d’un site magnifique, d’un peuple inconnu et d’animaux étonnants, s’ajoute le plaisir de suivre un récit tantôt poignant, tantôt amusant, captivant toujours. Tels sont les atouts de ce film et de la collection en général.

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Critique de disque. Zazie est une figure à part dans le petit monde de la variété française. Cet album le prouve indéniablement. Elle fait partie de ces artistes populaires qui ne se moquent pas du monde. D’abord, elle a une voix, une vraie. Ce n’est ni une hurleuse, ni une susurreuse. C’est une moduleuse, qui se sert de ses cordes vocales pour exprimer des sentiments avec le plus de justesse possible. Ainsi, quand elle se fait douce on craque, quand elle s’élève on frémit : bien joué ! Autre qualité : son sens musical, qui la fait, pour ce Rodéo, s’entourer d’excellents compères en compositions tels que Jean-Pierre Picot et Philippe Paradis, respectivement pianiste et guitariste (on notera également la présence sur plusieurs titres d’un pigiste de luxe, le percussionniste Steve Shehan). À eux trois, ils produisent un son parfaitement synchrone avec son temps. C’est comme cela que l’on fait de la bonne pop. Un peu d’effets électroniques, des guitares presque saturées, une batterie véloce mais pas abrutissante : c’est très agréable, d’autant plus que leurs mélodies sont d’une jolie facture. Pour compléter ce tableau, les textes que Zazie se donne à chanter ne sont pas les pires qui s’écrivent en terre topcinquantesque.

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Critique de disque. Figure emblématique de la musique indienne, ainsi que des « musiques du monde », Ravi Shankar est cependant un illustre inconnu pour beaucoup. Le volume de la série Rough Guide que voilà est une excellente entrée en matière. On y trouve une sélection d’enregistrements datant de 1964 à 1995 constituée de pièces plutôt brèves, durant de deux à dix neuf minutes – si, si, c’est court. Débarqué sur les scènes hippies à la faveur d’une amitié nouée avec George Harrison, guitariste des Beatles, Ravi Shankar a été le premier musicien extra-occidental à devenir une grande vedette internationale. Côté classique européen, ce fut le violoniste Yehudi Menuhin qui s’enthousiasma pour le joueur de sitar, tandis que chez les jazzmen, John Coltrane s’emballa pour l’artiste indien. On voit à quel niveau notre homme se situe. Ex-enfant prodige – qui séjourna longtemps à Paris dans les années 1930 -, à la fois compositeur – notamment pour le cinéma – et interprète de ragas, Ravi Shankar a développé un style personnel, osant des échappées peu orthodoxes. Cela a pu lui être reproché dans les milieux traditionnels. Mais enfin, quand un virtuose est inspiré, que faire sinon le laisser voler là où il veut ?
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Critique de disque. Voilà une musique insouciante, pas sérieuse, mais qui mérite d’être écoutée avec le plus grand intérêt. On connaît les caractéristiques du cinéma de divertissement indien issu des studios hollywoodiens de Bombay. Une histoire d’amour, des gentils, des méchants, une sensualité bridée, des références à de riches légendes, des couleurs flamboyantes, de parfois beaux mouvements de caméra… Et puis, de la musique ! Né en 1924 dans ce qui deviendra le Pakistan, Mohammed Rafi est l’un de ces grands chanteurs qui, en play-back, ont prêté leurs voix aux vedettes de l’écran du sous-continent. Il a rempli cet office durant une quarantaine d’années, jusqu’à son décès en 1980. Ce disque lui rend hommage, ou plutôt incite à fêter sa mémoire. Car ce résumé de carrière offre seize merveilleuses chansons par lesquelles Rafi vous plonge dans un océan de volupté – on n’est pas loin du tarab oriental. Et cela grâce à des chansons sans prétention.

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Critique de disque. Il est des musiciens vagabonds qui vous emmènent au bout du monde avec grâce et simplicité. Thierry Robin est de ceux-là. Fils de modestes paysans angevins, il joue de la guitare dans les milieux folk dans les années soixante dix. Il gigue avec des Bretons, puis côtoie des Berbères et découvre les répertoires arabes, gitans et indiens. Alezane raconte quelques unes des pérégrinations musicales de cet insaisissable nomade. Extraits des albums parus sous le nom de Robin durant les deux dernières décennies, les titres qui figurent sur ce double cd nous font entendre de chaudes et parfois curieuses compositions, toutes ayant pour épicentre la guitare, le luth ou le oud. Parmi les chanteurs gitans et indiens qui y posent leur voix, on retrouve Gulabi Sapera, vocaliste et danseuse originaire du Rajasthan.

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Critique de disque. Il joue de son sitar comme d’une guitare, à la manière d’un bluesman. C’est du moins l’impression que l’on a à la première écoute de ce disque, lorsqu’on n’est pas un spécialiste de musique indienne. Les chansons qu’interprète Shujaat Husain Khan sont des airs populaires, ceux-là même qui ont bercé son enfance campagnarde, loin de toute autre référence culturelle. Il prend un plaisir communicatif à les jouer, avec cette simplicité qui est la marque des virtuoses inspirés. Shujaat Husain Khan est le descendant d’une longue lignée de maîtres de musique : à trois ans, il commençait d’être initié au sitar, à six, il se produisait sur scène. Aujourd’hui, à quarante-cinq ans, il court le monde en recevant des brassées de louanges. Les six longues plages de cet album accrochent l’oreille occidentale grâce à leurs mélodies à la beauté prenante.

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Critique de disque. Pour Rão Kyao, l’affaire est entendue : le fado est en grande partie originaire des contrées orientales où se sont rendus, durant plusieurs siècles, de très nombreux Portugais. On est prêt à lui donner raison à l’écoute de ce disque qui donne des couleurs arabes et indiennes à la grande musique populaire du petit pays ibère. Comme Rão Kyao est un flûtiste formé à Bombay et qu’il connaît aussi bien d’excellents musiciens dans son pays que dans celui d’en face, le Maroc, il a pu se donner les moyens de concrétiser ses théories. Sa musique coule de source, tranquillement, portant en elle matière à rêverie. On y trouve de belles mélodies inspirées par le répertoire fado et des arrangements tantôt languissants, tantôt guillerets.

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Critique de disque. Le pari lancé par Susheela Raman et son complice, le guitariste Sam Mills, était loin d’être gagné lorsque est sorti leur premier album, Salt Rain, en 2001. Faire se croiser de nombreuses musiques en mettant en avant une voix chantant dans plusieurs langues indiennes, ainsi qu’en anglais, c’était se placer dans la catégorie pas toujours probante de la fusion world music. Et pourtant, nos deux acolytes ont réussi à séduire des acheteurs de disque et des spectateurs de concert par milliers, sans que soient employés les grandes orgues du marketing. Deux ans plus tard, pour le plus grand plaisir des fans de Susheela, Love Trap propose la même formule gagnante. La très belle voix de la dame sert avec toujours autant de douce fermeté, et dans un même esprit pop et folk, des airs directement ou indirectement inspirés des répertoires classiques d’Inde et des compositions originales – plus des reprises, ici de deux chansons, l’une de l’Éthiopien Mahmoud Ahmed et l’autre de l’Anglo-jamaïcaine Joan Armatrading.

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Route 66Dossier.  Récentes ou anciennes, délaissées ou très vivantes, certaines routes ont la cote parce qu’elles répondent ou ont répondu à des besoins essentiels de l’homme, cet animal nomade. Pour commercer, trouver fortune, accomplir un acte de foi, ou pour tout simplement voir du pays, partout dans le monde, des voies importantes ont été tracées. Ce dossier en présente quelques-unes parmi les plus fameuses, de la Route 66 à la route de la Soie.

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Critique de disque. Amis de la musique classique indienne, accrochez-vous ! Ici, tout n’est que strass et paillettes ! Cette compilation offre en effet un bel éventail de tubes issus des films produits dans les fameux studios de Bombay. Tous sont des romances à succès, largement inspirées de l’opulent patrimoine musical populaire indien, celles-là même que des vocalistes enregistrent avant qu’elles ne soient mimées par les comédiens à l’écran. Les spectateurs du sous-continent en raffolent. C’est sirupeux, c’est kitsch, direz-vous peut-être. Certes, mais ça n’est pas que ça. Dans Bollywood, on trouve des sonorités baroques, telles qu’a pu en concevoir Ennio Morricone dans les années soixante et soixante-dix. Les voix haut perchées (des filles) ou langoureuses (des garçons), les violonades enflammées, se mélangent à des éclats de guitare psychédélique, de trompettes latines, de rythmes afro et de tant d’autres choses…

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Interview. Excellent batteur, Manu Katché a joué avec la plupart des vedettes françaises et pour un certain nombre de stars anglo-saxonnes telles que Sting et Peter Gabriel. Passant d’un univers musical à l’autre, il n’en a pas oublié pour autant le sien. Avec de passionnants jazzmen européens, il a enregistré Neighbourhood, un bel album conçu comme une invitation au voyage.

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« J’ai d’abord fait pas mal de photos, puis j’ai laissé tomber pour juste regarder »

Quelle place prend le voyage dans votre vie de musicien ?
Je pense qu’à ses débuts, tout jeune musicien cherche à être connu et entendu, bien sûr, mais aussi à voyager. Et quand ça marche, si tu as cette chance, c’est très agréable. J’ai fait plusieurs fois le tour de la planète avec des artistes différents. C’est génialissime, parce que dans ce cas, tu voyages dans des conditions optimum. Tu es chouchouté : transporté en vol commercial, parfois en vol privé, tu arrives dans des hôtels extrêmement confortables, avec souvent un ou deux jours pour te promener. En plus, quand les gens savent que tu es en ville, plein de musiciens viennent te voir pour te faire écouter leur disque, discuter avec toi devant un café. C’est une porte d’entrée formidable parce qu’ils te proposent de t’emmener là où ils habitent. Tu as alors accès directement au cœur même d’une ville ou d’un pays.

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Zazie Inde 2Interview. Zazie ne prend pas que le métro. En auto ou en avion, elle pointe son minois mutin sur tous les continents. Bien souvent pour le plaisir, mais aussi pour le boulot. On l’a vu, par exemple, parcourir l’Extrême-Orient lors d’une série de concerts intitulée Zaziatic Tour. Et puis, avant la sortie de son disque Rodéo, elle a pris la direction de l’Inde pour tourner dix clips au Rajasthan…

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Pourquoi êtes-vous allée tourner tous vos clips en Inde ?

Alors qu’il était question de faire un film à partir des chansons de l’album Rodéo, le réalisateur Didier Le Pêcheur s’est convaincu que cela devait se faire en Inde. Il voyait quelque chose dans le style Bollywood après avoir écouter le titre « Doolididom ». Au début, j’ai dit non, parce que je trouvais le cinéma de Bollywood trop kitsch par rapport à ce que j’avais mis dans l’album.

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Interview. À la faveur de la sortie de son disque Fleuve Congo, la chanteuse et comédienne Valérie Lagrange a accepté de revenir sur une période de sa vie très particulière. Guitare en bandoulière, elle se précipita en effet dans les tourbillons de l’après mai 68 et prit la route. Sa trajectoire la mena de Rome à la Nouvelle-Guinée, puis de Katmandou à Ibiza, via Bénarès, Goa et le Luberon. La totale !

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« En 68, j’ai tout laissé tomber et j’ai plongé à fond dans l’utopie »

Quel était votre état d’esprit avant de partir sur les routes ?

En 68, j’ai tout laissé tomber et j’ai plongé à fond dans l’utopie. J’étais persuadée que le monde allait changer, qu’il serait plus sympathique et plus lumineux. En fait, il a changé, mais pas dans le bon sens ! J’ai envoyé une lettre à Philips, ma maison de disque de l’époque, pour leur dire que le showbiz ne m’intéressait plus et que je partais sur les routes.

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