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Posts Tagged ‘Inde’

Interview. Jérôme-Cécil Auffret fait partie de la maison de production Boréales depuis sa création en 1987. Pour elle, il a signé quelques épisodes de la série Les Seigneurs des animaux, contes dans lesquels l’ethnologie et l’éthologie croisent l’art cinématographique.

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Il a notamment réalisé Le Pélican de Ramzan le Rouge : en Inde, sur le lac Manchar, les pêcheurs Mohanna ont pour « hobby » la capture d’oiseaux dont ils agrémentent leurs jardins. Comme dans tous les villages, la jalousie pointe son nez de fouine… À la découverte d’un site magnifique, d’un peuple inconnu et d’animaux étonnants, s’ajoute le plaisir de suivre un récit tantôt poignant, tantôt amusant, captivant toujours. Tels sont les atouts de ce film et de la collection en général.

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Critique de disque. Zazie est une figure à part dans le petit monde de la variété française. Cet album le prouve indéniablement. Elle fait partie de ces artistes populaires qui ne se moquent pas du monde. D’abord, elle a une voix, une vraie. Ce n’est ni une hurleuse, ni une susurreuse. C’est une moduleuse, qui se sert de ses cordes vocales pour exprimer des sentiments avec le plus de justesse possible. Ainsi, quand elle se fait douce on craque, quand elle s’élève on frémit : bien joué ! Autre qualité : son sens musical, qui la fait, pour ce Rodéo, s’entourer d’excellents compères en compositions tels que Jean-Pierre Picot et Philippe Paradis, respectivement pianiste et guitariste (on notera également la présence sur plusieurs titres d’un pigiste de luxe, le percussionniste Steve Shehan). À eux trois, ils produisent un son parfaitement synchrone avec son temps. C’est comme cela que l’on fait de la bonne pop. Un peu d’effets électroniques, des guitares presque saturées, une batterie véloce mais pas abrutissante : c’est très agréable, d’autant plus que leurs mélodies sont d’une jolie facture. Pour compléter ce tableau, les textes que Zazie se donne à chanter ne sont pas les pires qui s’écrivent en terre topcinquantesque.

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Critique de disque. Figure emblématique de la musique indienne, ainsi que des « musiques du monde », Ravi Shankar est cependant un illustre inconnu pour beaucoup. Le volume de la série Rough Guide que voilà est une excellente entrée en matière. On y trouve une sélection d’enregistrements datant de 1964 à 1995 constituée de pièces plutôt brèves, durant de deux à dix neuf minutes – si, si, c’est court. Débarqué sur les scènes hippies à la faveur d’une amitié nouée avec George Harrison, guitariste des Beatles, Ravi Shankar a été le premier musicien extra-occidental à devenir une grande vedette internationale. Côté classique européen, ce fut le violoniste Yehudi Menuhin qui s’enthousiasma pour le joueur de sitar, tandis que chez les jazzmen, John Coltrane s’emballa pour l’artiste indien. On voit à quel niveau notre homme se situe. Ex-enfant prodige – qui séjourna longtemps à Paris dans les années 1930 -, à la fois compositeur – notamment pour le cinéma – et interprète de ragas, Ravi Shankar a développé un style personnel, osant des échappées peu orthodoxes. Cela a pu lui être reproché dans les milieux traditionnels. Mais enfin, quand un virtuose est inspiré, que faire sinon le laisser voler là où il veut ?
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Critique de disque. Voilà une musique insouciante, pas sérieuse, mais qui mérite d’être écoutée avec le plus grand intérêt. On connaît les caractéristiques du cinéma de divertissement indien issu des studios hollywoodiens de Bombay. Une histoire d’amour, des gentils, des méchants, une sensualité bridée, des références à de riches légendes, des couleurs flamboyantes, de parfois beaux mouvements de caméra… Et puis, de la musique ! Né en 1924 dans ce qui deviendra le Pakistan, Mohammed Rafi est l’un de ces grands chanteurs qui, en play-back, ont prêté leurs voix aux vedettes de l’écran du sous-continent. Il a rempli cet office durant une quarantaine d’années, jusqu’à son décès en 1980. Ce disque lui rend hommage, ou plutôt incite à fêter sa mémoire. Car ce résumé de carrière offre seize merveilleuses chansons par lesquelles Rafi vous plonge dans un océan de volupté – on n’est pas loin du tarab oriental. Et cela grâce à des chansons sans prétention.

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Critique de disque. Il est des musiciens vagabonds qui vous emmènent au bout du monde avec grâce et simplicité. Thierry Robin est de ceux-là. Fils de modestes paysans angevins, il joue de la guitare dans les milieux folk dans les années soixante dix. Il gigue avec des Bretons, puis côtoie des Berbères et découvre les répertoires arabes, gitans et indiens. Alezane raconte quelques unes des pérégrinations musicales de cet insaisissable nomade. Extraits des albums parus sous le nom de Robin durant les deux dernières décennies, les titres qui figurent sur ce double cd nous font entendre de chaudes et parfois curieuses compositions, toutes ayant pour épicentre la guitare, le luth ou le oud. Parmi les chanteurs gitans et indiens qui y posent leur voix, on retrouve Gulabi Sapera, vocaliste et danseuse originaire du Rajasthan.

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Critique de disque. Il joue de son sitar comme d’une guitare, à la manière d’un bluesman. C’est du moins l’impression que l’on a à la première écoute de ce disque, lorsqu’on n’est pas un spécialiste de musique indienne. Les chansons qu’interprète Shujaat Husain Khan sont des airs populaires, ceux-là même qui ont bercé son enfance campagnarde, loin de toute autre référence culturelle. Il prend un plaisir communicatif à les jouer, avec cette simplicité qui est la marque des virtuoses inspirés. Shujaat Husain Khan est le descendant d’une longue lignée de maîtres de musique : à trois ans, il commençait d’être initié au sitar, à six, il se produisait sur scène. Aujourd’hui, à quarante-cinq ans, il court le monde en recevant des brassées de louanges. Les six longues plages de cet album accrochent l’oreille occidentale grâce à leurs mélodies à la beauté prenante.

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Critique de disque. Pour Rão Kyao, l’affaire est entendue : le fado est en grande partie originaire des contrées orientales où se sont rendus, durant plusieurs siècles, de très nombreux Portugais. On est prêt à lui donner raison à l’écoute de ce disque qui donne des couleurs arabes et indiennes à la grande musique populaire du petit pays ibère. Comme Rão Kyao est un flûtiste formé à Bombay et qu’il connaît aussi bien d’excellents musiciens dans son pays que dans celui d’en face, le Maroc, il a pu se donner les moyens de concrétiser ses théories. Sa musique coule de source, tranquillement, portant en elle matière à rêverie. On y trouve de belles mélodies inspirées par le répertoire fado et des arrangements tantôt languissants, tantôt guillerets.

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