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Posts Tagged ‘Jazz’

Interview. Avec le quintette Papanosh, le chanteur André Minvielle a mis en musique des poèmes de Jacques Prévert. C’est à la fois sérieusement fait et plein de fantaisie. Assister à leur « Prévert Parade » est un bonheur qui ne se refuse pas !

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Qu’est-ce qui a déclenché la réalisation de cette « Prévert Parade » ?

Le comédien Fellag, avec qui j’ai travaillé, a suscité en moi un grand intérêt pour cet auteur en me passant le poème « Étranges étrangers ». J’ai bricolé une adaptation que j’ai envoyée aux ayant droits, lesquels l’ont apprécié et m’ont encouragé à aller plus loin.

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Interview. La chanteuse Lou Tavano et son compagnon, le pianiste Alexey Asantcheeff, ont composé une série de beaux morceaux, profonds et intenses. À découvrir en club, chez le Duc des Lombards !

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« Uncertain Weather » est un titre très évocateur…

L. T. : Cet album a été conçu au cours de séjours en Écosse, à Greenoch dans les Highlands. J’avais besoin de m’isoler pour faire le point sur ma vie. Nous étions dans une maison située face un paysage extraordinaire que je contemplais depuis un canapé situé dans un bow-window. J’assistais au spectacle qu’offrait la nature : pluie, tempête, grand soleil, ou même neige… Cette météo changeante correspondait parfaitement à ce qui se passait en moi !

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Interview. Le pianiste belge Éric Legnini a écrit une très plaisante collection de chansons sans paroles qu’il interprète en trio, au disque avec le contrebassiste Thomas Bramerie et un guitariste, tantôt Rocky Gresset tantôt Hugo Lippi, chacun des deux possédant un style personnel. Ce beau travail dont le titre, « Six Strings Under », est un clin d’œil à la fameuse série « Six Feet Under » qu’il apprécie particulièrement, est à découvrir en club à l’approche de Noël. Un beau cadeau à se faire !

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Interview. Le compositeur et guitariste Frédéric Maurin s’est vu confier la direction artistique de l’Orchestre National de Jazz cette année. Jusqu’en 2022, l’ancien meneur de l’ensemble Ping Machine va développer des programmes inédits, mais aussi valoriser le répertoire de cette formation créée en 1986.

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Quelle est l’orientation que vous voulez donner à l’orchestre ?

J’ai décidé de ne pas privilégier une esthétique, chaque programme représentera un style. Nous avons commencé avec « Dancing in Your Head(s) », un hommage à la musique de Ornette Coleman et « Rituels », une œuvre collective et originale créée avec des chanteurs. Nous faisons de grands écarts, ce qui ne m’était pas facile à faire avec Ping Machine. Là, ça l’est, c’est même constitutif de notre mission. Nous allons aussi nous adresser au jeune public avec des spectacles spécifiques, ce qui n’existait pas auparavant. Il s’agit notamment d’un conte musical autour du mythe de Dracula. De plus, un orchestre constitué d’élèves issus d’écoles de musique ou de conservatoires va avoir pour tâche de faire vivre le répertoire de l’ONJ dont les premières pièces remontent à 33 ans, cela avec d’anciens directeurs de l’orchestre.

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Interview. ne chante pas comme tout le monde et c’est une bonne chose ! Modulant en douceur sa voix, il vous subjugue sans difficulté. Avec Sandrine Marchetti (piano) et Paul Jarret (guitare), il présente ce soir les titres de « Vind », son dernier album en date, lequel lui « procure un sentiment d’aboutissement, de bien-être, d’évidence ». À nous aussi !

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« Vind », cela signifie vent dans les langues scandinaves. On pourrait dire qu’il s’agit plus d’une brise que d’une tempête…

Une brise, oui, mais qui cache une tempête intérieure ! Le vent est un élément que j’adore et il me paraissait idéal de choisir l’un des noms qu’on lui donne pour le titre de l’album. Consultant des dictionnaires, je tombais sur des mots comme mistral, par exemple, mais cela me semblait trop typé. Vind est plus général et comme j’aime beaucoup les musiques scandinaves, cela a été une évidence que de le choisir. D’ailleurs, je vais le conserver pour nommer notre groupe.

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Interview. Vivant entre New York et son pays, la Corée, après avoir séjourné un bon moment en France, Youn Sun Nah effectue inlassablement des tournées à travers le monde. Nulle part on est insensible à sa technique de chant parfaite et aux émotions que sa voix suscite. Cette superbe artiste retrouve Paris le temps d’une soirée en plein air au Parc floral.

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Comme la batteuse française Anne Paceo qui partage l’affiche avec vous au Parc floral et beaucoup d’artistes de jazz aujourd’hui, vous intégrez diverses influences dans votre musique…

Oui, Anne Paceo est d’ailleurs une musicienne que j’apprécie beaucoup. Le jazz ne connaît aucune limite, il offre d’innombrables possibilités.

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Interview. Inscrite au programme de la série de concerts « Week-end Jazz en VF » de la Philharmonie, la batteuse Anne Paceo donne à cette occasion des titres de son nouvel album, Bright Shadows, à travers lequel elle s’aventure vers divers horizons musicaux en compagnie d’excellents instrumentistes et chanteurs.

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Le programme reflète-t-il bien ce qu’est le « jazz en VF » selon vous ?

Il est comme une photographie du jazz tel que le pratiquent des musiciens appartenant à une même génération, celle dont l’âge se situe actuellement entre 30 et 40 ans. Il expose bien la variété des propositions qui sont faites aujourd’hui, même si d’autres artistes encore auraient pu eux aussi y figurer, bien sûr !

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Interview. Le superbe guitariste qu’est Biréli Lagrène est l’une des têtes d’affiche du Festival Jazz de Saint-Germain-des-Prés Paris. Il se produit ce soir en trio, afin d’interpréter les titres de son nouvel album, Storyteller, qui comprend entre autres des standards comme « On Green Dolphin Street », « Freedom Jazz Dance » ou « Wave ». Une occasion pour ce grand artiste de la six cordes de montrer l’étendue de sa palette sonore.

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Vous allez jouer dans le cadre d’un festival dont l’intitulé évoque la grande époque du Saint-Germain-des-Prés jazz…

Pas mal de choses se sont effectivement passées dans ce quartier à la fin des années 1940, notamment avec Django.

Lequel Django Reinhardt est une importante référence pour vous. Vous souvenez-vous de la première fois que vous avez entendu sa musique ?

Difficilement car je l’ai écoutée dès ma petite enfance ! On en jouait tout le temps dans ma famille. Je me souviens quand même qu’assez rapidement, je me suis mis à passer ses disques et à prendre une guitare pour essayer de la reproduire. Ensuite, j’ai découvert d’autres genres comme le jazz rock de groupes comme le Mahavishnu Orchestra, ce qui m’a énormément marqué.

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Interview. De multiples influences irriguent les beaux morceaux que compose ce jeune pianiste, dont le jeu est aussi précis que brillant et généreux. Ils les interprètent ce soir en trio, avec les non moins excellents Dan Pappalardo à la contrebasse et Philippe Lemm à la batterie.

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Vos morceaux semblent raconter des histoires. Quelles sont-elles ?

La musique est en effet pour moi comme une forme de récit. Mais mes morceaux ne se référent pas forcément à des événements concrets. Chacun d’eux exprime plutôt le sentiment que quelque chose est en train de se passer. Ce que cela pourrait être exactement, c’est à vous d’en décider. J’aime emmener les gens en voyage grâce à ces morceaux, à la croisée des chemins, entre mon imagination et celle de chaque auditeur.

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Interview. Flûtiste et chanteuse, Naïssam Jalal a entrepris une « Quête de l’invisible », laquelle donne des résultats d’une beauté saisissante. Pour y parvenir elle fait se rencontrer le jazz et des musiques orientales. Propices à la méditation, mais également pleines d’énergie, ses compositions vous captivent sans difficulté. Elle se produit ce soir en compagnie du pianiste Leonardo Montana et du contrebassiste Claude Tchamitchian.

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Qu’est-ce que l’invisible qui est l’objet de votre quête ?

C’est tout ce qui est de l’ordre de l’intuition, de l’impalpable, de l’improvisation, de ce qui est en chacun de nous et que l’on nomme spiritualité, âme… C’est l’œuvre de Dieu si l’on est religieux, sinon on se contente de dire que tout cela est inexplicable. Pourquoi la musique nous fait-elle du bien, comment se fait-il que l’on puisse créer immédiatement un lien avec telle ou telle personne sans prononcer un mot… ? Voilà ce que j’essaie d’explorer à travers ma musique. Ce projet est différent des précédents qui évoquaient plus des sujets liés à des questions de société, avec ce que cela peu comporter de conflictuel. Je me suis penchée cette fois vers tout ce que notre existence peut nous offrir de beau.

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Dossier. Espaces où se concentrent et se brassent des populations venues de divers horizons, les villes sont des lieux propices à l’émergence de formes musicales originales. Issues de cultures locales, nourries d’influences extérieures, modernisées ou respectueuses de la tradition, elles sont devenues des emblèmes de ces cités, voire d’un pays tout entier. Les découvrir au cours d’un séjour fait partie des bonheurs que l’on peut s’offrir lors de ses voyages. Nous vous invitons dans ce dossier à suivre de belles partitions à travers le monde.

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Interview. Heureux qui, comme Lionel Loueke, a fait un beau voyage… The Journey est le titre d’un album très personnel qu’il vient de faire publier. Cet excellent guitariste qui a joué avec Herbie Hancock, Wayne Shorter, Chick Corea, ou Sting, y déploie un univers musical foisonnant empreint d’une rare sérénité.

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Quels sont les points de départ de votre Voyage ?

D’une part des réflexions sur les choses de la vie de tous les jours, de même que sur des sujets qui me tiennent à cœur comme la question du réchauffement climatique ou des migrations, ainsi que mon histoire personnelle. J’ai grandi au Bénin, puis je suis allé à Abidjan en Côte d’Ivoire pour étudier la musique classique, ensuite à Paris et aux États-Unis afin d’apprendre le jazz. Je sais donc ce que c’est que de quitter son pays, ce que l’on ne fait pas toujours avec plaisir, afin de concrétiser ses espoirs. J’ai voulu faire passer mes messages dans la douceur. Selon moi, c’est la meilleure façon d’éveiller les consciences.

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Interview. Norman Granz fut le programmateur des concerts « Jazz at the Philharmonic » dans les années 1940 et 1950, période durant laquelle il inventa des arrangements avec cordes pour l’interprétation de standards par le saxophoniste Charlie Parker. Éminent successeur de Granz, Christophe Dal Sasso revient sur ce travail et en propose une nouvelle version donnée au cours d’une soirée… « Jazz at the Philharmonie », explicitement sous-titrée « Charlie Parker / Bird with Strings Revisited ». Les saxophonistes Géraldine Laurent, Pierrick Pédron, Thomas de Pourquery, Olivier Bogé et Logan Richardson en sont les solistes.

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Quel est le programme de la soirée ?

Il comprend tous les standards du disque Charlie Parker with Strings, plus d’autres que Parker a joués en concert. Je les ai réarrangés de manière à ce qu’ils sonnent différemment, mais tout en gardant l’esprit initial. Avec quatre violonistes, deux altistes, un violoncelliste plus un quintette à vents, ainsi qu’un contrebassiste et un batteur, les saxophonistes vont interpréter un ou deux morceaux en solo et d’autres à plusieurs. En ce qui me concerne, après avoir passé des mois à écrire les arrangements, je me contenterai d’écouter ces artistes, ce sera pour moi une récompense !

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Interview. Airs populaires de tous les pays, unissez-vous ! L’interprétation jazzée de chansons provenant de diverses parties du monde à laquelle se livre le quartette formé de Yoann Loustalot (trompette, bugle), François Chesnel (piano), Frédéric Chiffoleau (contrebasse) et Christophe Marguet (batterie) est des plus pertinentes. Yoann Loustalot nous en dit plus sur ce beau projet, bien abouti.

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Comment vous est venu l’idée de jouer ces airs populaires ?

D’une manière imprévue. Lorsque des musiciens se réunissent pour essayer des choses, chacun apporte des matériaux musicaux divers. Un jour, j’ai joué un air traditionnel suédois que j’avais en tête, une superbe mélodie permettant de réaliser d’intéressantes improvisations. Chacun d’entre nous a ensuite choisi deux ou trois morceaux issus de folklores auxquels il était attaché, tous étant associés à une histoire : des souvenirs d’enfance ou de voyage, des coups de cœur discographiques, etc.

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Interview. La claveciniste baroque Violaine Cochard, cofondatrice de l’ensemble Amarillis, forme un duo très original avec le pianiste de jazz Édouard Ferlet. Après la réalisation d’un premier projet consacré à Bach, les voici de retour avec un programme dont le thème est la danse. S’emparant de pièces classiques allant du 13e au 21e siècle, Ferlet les a comme recomposées pour leurs instruments…

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Votre duo est peu banal…

E.F. C’est la première fois à notre connaissance qu’un tel duo existe. L’idée est que nous gardions chacun ce qui fait notre univers, baroque pour Violaine, jazz pour moi, et que nous fassions se rencontrer ces deux mondes.

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Interview. Qu’il fasse chanter son piano ou qu’il se contente de ponctuer le jeu de ses compagnons, il fait toujours preuve d’une exceptionnelle musicalité. Ce soir, Jean-Pierre Como nous invite à découvrir une nouvelle série de compositions mélodieuses en compagnie de Christophe Panzani (saxophones), Rémi Vignolo (batterie) et Bruno Schorp (contrebasse).

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On est frappé par le soin que portez à l’aspect mélodique de vos morceaux…

Le fait est que je fais partie des musiciens de jazz mélodistes. J’adore les chansons. Je sais que d’autres composent d’une façon cérébrale, mathématique, rationnelle. Ce n’est pas mon cas. Mon inspiration c’est la vie, tout ce qui rythme notre quotidien, en bien ou en mal. Un bel endroit, une rencontre importante… Cela peut paraître naïf de dire cela, mais c’est vrai. Je ne maîtrise pas ce phénomène, c’est comme un souffle qui me traverse.

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Interview. Haïtien de Montréal, New York et de Paris, l’insaisissable Jowee Omicil est un souffleur jouant de divers saxophones, flûtes, clarinettes, ou trompettes, qui propose une musique bigarrée échappant aux classifications simplistes. Rencontré à Montmartre, quartier qu’il apprécie particulièrement, ce phénomène nous éclaire sur sa pratique du jazz. Celle-ci emprunte à différents styles de musiques, lesquelles sont d’origines géographiques diverses, cite des compositeurs comme Monk ou Mozart…

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Vos morceaux ont l’air de patchworks…

Oui, différentes sortes de musiques cousues ensemble… J’aime bien cette image, d’autant plus que j’ai un père couturier ! Quand je compose un « pantalon », je ne pense pas à un style particulier. J’essaie beaucoup de mélanges. Tel titre suivra une gamme orientale tout en groovant façon afrobeat, ou hip hop, un autre sera free en faisant un clin d’œil à Monk ou Parker…

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Interview. Thiefs (faute d’orthographe volontaire !) est une formation qui illustre parfaitement les liens forts existant entre les musiciens de jazz situés sur les deux rives de l’Atlantique. Le saxophoniste Christophe Panzani, l’un de ses fondateurs, nous en dit plus.

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Comment votre groupe est-il né ?

Tout a commencé à Paris où j’ai rencontré le contrebassiste Keith Witty. Nous nous sommes très bien entendus, notamment parce que nous sommes de la même génération et possédons la même culture. Nous avons pas mal joué ensemble pendant quelques jours et cela a continué lorsque je me suis rendu à New York où je vais souvent car j’y ai de la famille. D’où la formation de ce groupe, qu’ont entre autres rejoint des rappeurs et slameurs, comme Edgar Sekloka et Mike Ladd.

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Interview. Florin Niculescu est un merveilleux violoniste qui figure parmi les plus importants artistes du jazz manouche, style qui doit beaucoup au compagnon de jeu du guitariste Django Reinhardt, son aîné Stéphane Grappelli (1908-1997). En quintette, il rend hommage à ce dernier au cours d’un spectacle réjouissant.

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Pourquoi cet hommage à « Monsieur Grappelli » ?

Cela fait 26 ans que je tourne en France et dans le monde en répandant le message musical délivré par mon maître, Stéphane Grappelli. J’ai eu envie d’exprimer mes sentiments envers lui à travers un spectacle au cours duquel je partage mes émotions avec une comédienne et une danseuse, en plus de mes musiciens. Il raconte donc un peu ma vie, comment j’ai quitté la Roumanie après la chute des Ceausescu afin de venir en France pour rencontrer Grappelli.

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Interview. Le pianiste Michel Reis, le bassiste Marc Demuth et le batteur Paul Wiltgen forment un excellent trio qui vous emballe par ses mélodies parfaitement rythmées, dont les couleurs sont des plus variées. Ces trois Luxembourgeois adhèrent à ce grand mouvement qui a depuis une vingtaine d’années profondément fait évoluer l’art du trio, grâce à des artistes tels que Brad Mehldau ou Bobo Stenson. Michel Reis nous dit ici ce qui caractérise leur musique.

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Votre trio sonne comme un groupe…

Nous essayons de le faire du mieux que nous pouvons. Même si j’écris beaucoup de morceaux, il ne s’agit pas d’une formation destinée à m’accompagner. Nous discutons de toutes les options ensemble en ce qui concerne l’interprétation de ces morceaux. Nous nous connaissons depuis 20 ans, nous avons commencé à jouer du jazz tous les trois à l’occasion d’un concert donné dans notre lycée. Ensuite, nous avons chacun de notre côté suivi des formations, puis nous nous sommes vraiment retrouvés voilà sept ans.

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Interview. En concevant l’album Butter in My Brain, la chanteuse Claudia Solal et le pianiste Benjamin Moussay ont créé un univers musical qui n’appartient qu’à eux. Leurs délicates compositions possèdent un charme immédiat, comme vous le constaterez en vous rendant ce soir au Sunside…

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Le jazz est au cœur de vos chansons, mais pas seulement lui…

Pour le dire vite, ce sont des chansons d’art et d’essai. Elles résultent d’une forte attirance pour la pop anglaise et présentent des accents minimalistes. C’est la première fois que je réalise un projet qui n’est pas strictement jazz, lequel projet va dans les temps à venir m’amener à en concrétiser un autre plus ouvertement pop. Si j’ai toujours écouté du jazz chez moi [Claudia est la fille de Martial Solal], j’ai également nourri une passion pour la pop, notamment la new wave, ou encore pour les comédies musicales.

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Interview. Chanteur britannique à la voix de crooner énergique, le Parisien Hugh Coltman s’est jeté dans le bain revigorant de New Orleans pour élaborer une nouvelle série de chansons pleine de punch et de délicatesse qui mélange blues, jazz et folk. C’est immédiatement séduisant comme vous le constaterez en vous rendant au Bataclan ce soir.

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Votre album précédent, consacré au répertoire de Nat King Cole, a obtenu un beau succès…

Ce qui a incité un certain nombre de gens autour de moi à me conseiller de ne pas trop m’éloigner de ce registre. Mais j’avais envie de reprendre l’écriture de chansons. Alors je m’y suis mis… mais rien ne venait. Quand j’ai écouté C.W. Stoneking, un Australien qui fait du blues avec des couleurs calypso, ce qui est une démarche originale, cela a été un déclic qui m’a permis de trouver ma propre voie, laquelle allait passer par New Orleans…

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Interview. Le saxophoniste et chanteur Thomas de Pourquery a fondé le groupe Supersonic, avec lequel il a exploré l’œuvre de Sun Ra voilà une poignée d’années. Ce septette qui porte bien son nom a récemment opéré un retour magnifique avec des compositions originales alternant des passages de tempête et des moments de quiétude réconfortants.

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Qu’est-ce qui définit votre groupe ?

Son son, qui lui est propre. Nous l’avons trouvé en interprétant la musique de Sun Ra, lequel est selon moi un grand compositeur classique, comme Bach !

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Interview. Ce trio à vents nous entraîne dans un voyage dans le temps en remontant à la naissance du jazz. Il s’empare des formes premières de cette musique et les restitue à sa manière, laquelle est à la fois sérieuse et ludique. Ce beau travail est l’œuvre de Michel Feugère (trompette, bugle), Frédéric Couderc (saxophones, clarinettes, flûtes) et Julien Chirol (trombone), lequel se fait ci-dessous le porte-parole d’un ensemble dont le nom jette un pont entre notre début de siècle et celui du précédent, qui fut une période de créativité phénoménale.

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Votre trio est né récemment, mais vous n’êtes pas des débutants…

Nous jouons ensemble depuis une vingtaine d’années en diverses occasions. Nous avons notamment participé à des enregistrements d’albums de Jane Birkin, Jean-Louis Aubert ou Feist. L’envie de mettre notre complicité au service d’un projet qui nous tiendrait chacun profondément à cœur s’est concrétisée à partir de notre goût pour la musique française classique du début du 20e siècle, ainsi que pour le jazz des premiers temps qui en était le contemporain. Nous avons cherché à souligner les connexions entre les deux, lesquelles existaient de part et d’autre de l’océan.

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Interview. Aïrés : c’est sous ce nom que la trompettiste Airelle Besson, le pianiste Édouard Ferlet et le contrebassiste Stéphane Kerecki nous offrent une œuvre commune en forme de passerelle entre les mondes jazz et classique. Ces formidables solistes ne commettent aucune fausse note tout au long d’un projet discographique aérien dont la version scénique est à découvrir ce soir. Airelle Besson se fait pour nous la porte-parole de ce trio.

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Votre trio a pour particularité d’être sans leader…

Ou bien d’être un trio avec trois leaders ! Chacun est venu avec ses idées de reprises de pièces classiques ou ses propres morceaux.

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Interview. Fameuse chanteuse de jazz, Dee Dee Bridgewater fait un pas de côté en se dirigeant vers Memphis (Tennessee) où ont été façonnés de grands chefs-d’œuvre du blues et de la soul. Native de cette ville ô combien musicale, elle s’y est rendue pour enregistrer un florilège de chansons des années 1960 et 1970 appartenant à ces genres qui ont bercé son enfance et son adolescence. Elle les interprète avec un naturel confondant.

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C’est la première fois que vous vous consacrez résolument au blues et à la soul…

J’ai eu envie de m’amuser après avoir connu une période difficile. J’avais besoin de légèreté et de simplicité. Je me suis fait un cadeau, d’autant plus que pendant longtemps, je n’ai pas pu chanter de blues car ma mère m’avait fait promettre de ne pas le faire. Chez les gens de sa génération, c’était une musique considérée comme diabolique…

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Interview. Line Kruse est une violoniste danoise, très liée à Paris, qui aime autant le jazz king size que les musiques latino-américaines – elle a travaillé avec Gotan Project, fameux groupe mêlant tango et électro. Mélodieuses et foisonnantes de rythmes, ses élégantes compositions sont à déguster en septette (11 octobre) puis en big band (4 décembre).

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Un big band jazz mené par une violoniste, ce n’est pas banal…

Oui, à ma connaissance, c’est assez inédit. Des violonistes invités par ce type de formation c’est courant, mais créer un répertoire dédié à cet instrument dans ce cadre-là, non. L’idée est de contribuer au renouvellement d’une longue tradition en explorant les rythmes latino-américains, lesquels sont d’une richesse incroyable.

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LisaSimone3©AlexandreLacombe_bassdef.jpgInterview. Lisa Simone est parvenue à se faire un prénom, ce qui n’était pas forcément gagné d’avance ! La fille de Nina Simone a parcouru le monde, enfant puis adulte, notamment en s’engageant dans l’armée états-unienne. Elle a fait partie de groupes et chanté dans des comédies musicales avant de construire une carrière solo depuis la France. Les chansons soul blues et jazz teintées de gospel de cette artiste à la voix chaude forment un univers intime dans lequel on se sent le bienvenu. Le concert qu’elle donne aujourd’hui en plein air en donne un florilège, auquel elle ajoute des titres chantés par sa mère.

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Dans quelle mesure la carrière de votre mère vous a influencée dans votre décision de chanter ?

La voix de ma mère et la musique étant les premières choses que j’ai entendues, il y a donc quelque chose de naturel pour moi dans le fait de chanter. Quand je regarde en arrière, je réalise que je ne porte pas seulement l’héritage familial, je fais ce pour quoi je suis destinée. La musique et la scène coulent dans mes veines.

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Interview. Mina Agossi chante « Marseille », le titre éponyme du nouvel album de Ahmad Jamal, ce qui lui vaut d’être invitée à présenter son projet intitulé UrbAfrika au cours de la série de concerts consacrée à ce grand pianiste, lequel l’apprécie beaucoup depuis un bon moment. On suit avec bonheur cette artiste, qui est l’une des chanteuses les plus originales de la scène française, pour un voyage jazzistique qui nous fait notamment vadrouiller du côté du Bénin.

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UrbAfrika : le titre de votre nouveau projet est explicite…

C’est effectivement une évocation de l’Afrique urbaine, pas un hommage world à la musique traditionnelle rurale. Sans qu’il s’agisse d’un trip identitaire, c’était aussi l’occasion pour moi de réfléchir sur mes origines béninoises, ce que j’ai commencé à faire après avoir rencontré tardivement mon père. Les clichés sont exclus de ce projet qui veut donner une vision de l’Afrique moderne, pleine de potentiel, d’énergie, de fraîcheur…

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Dossier. Rock, électro, chanson, jazz, opéra… D’importants festivals rassemblent à travers la planète des centaines de milliers de mélomanes addicts aux sons des plus renommés artistes du moment. Pour vous aider à trouver la manifestation qui se trouvera sur votre route cet été, à moins qu’elle soit votre destination principale, routard.com vous invite à découvrir les programmes de 25 festivals incontournables. Ils le sont d’autant plus qu’ils se déroulent la plupart du temps sur ou tout près de sites remarquables : mer, montagne, nature, ville majeure… Pas étonnant que ces festivals soient des locomotives pour le tourisme !

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Interview. Une chanteuse de jazz française qui se produit accompagnée d’un orchestre symphonique, cela n’est pas courant. Anne Ducros frappe un grand coup avec Brother Brother !, un nouveau et beau projet discographique consacré à des interprétations de morceaux issus des répertoires soul, pop et chanson française (Sting, Stevie Wonder, Joe Cocker, Juliette Gréco, Etta James…) arrangés pour elle par Giuseppe Emmanuele. Elle le présente sur scène en y ajoutant des titres d’Ella Fitzgerald, l’une de ses héroïnes.

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« Brother Brother ! » est une exclamation issue de la chanson « What’s going on » de Marvin Gaye que vous reprenez. Le titre de votre projet évoque aussi autre chose…

Oui, la disparition de mon frère l’an dernier, dont j’étais très proche. Le projet s’est construit à partir des chansons qu’il aimait le plus.

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Interview. Yoann Kempst swingue et groove en douceur quand il ne déclenche pas des éclairs avec sa guitare électrique au gré de morceaux délicieusement instables. Ils relèvent a priori du genre fusion, mais ce serait très réducteur de les circonscrire à ce dernier. Ce musicien sans carcan joue ce soir en trio avec le bassiste Guillaume Marin et le batteur Francis Arnaud.

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Votre musique entre difficilement dans une catégorie…

Ma démarche consiste à créer des morceaux à tiroir qui procèdent de quelque chose s’approchant de l’artisanat, de la cuisine… Je mets les mains dans la matière. À charge pour l’auditeur de deviner quels en sont les ingrédients.

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Interview. Fondé par le flûtiste Joce Mienniel et le saxophoniste Sylvain Rifflet, l’ensemble Art Sonic est un quintette à vent, type de formation plutôt rare dans le jazz. Avec l’accordéoniste Didier Ithursarry, il rend hommage à un très beau répertoire, celui du musette et de la chanson populaire française. Intitulé Le Bal perdu, ce programme se constitue de morceaux, datant pour les plus récents d’il y a un demi-siècle, qui ont été arrangés de façon à la fois respectueuse et audacieuse. Joce Mienniel nous explique pour quelles raisons Art Sonic redonne vie à ces délicieuses ritournelles.

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Quel a été l’événement déclencheur de ce projet ?

Déjà, à la base, il faut dire que je suis curieux de nature, c’est une nécessité intérieure pour moi. J’ai besoin de m’exprimer dans différents genres. Récemment, j’ai réalisé un travail autour de l’œuvre du guitariste malien Ali Farka Touré, par exemple. C’est quelque chose que je partage avec Sylvain Rifflet qui, comme moi, aime explorer les domaines des musiques populaires. Plus précisément, c’est en écoutant la chanson « C’était bien (Au petit bal perdu) » de Bourvil que j’ai eu un flash. Cette merveille m’a amené à faire des recherches sur tout un univers.

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Interview. Il multiplie sans cesse des projets originaux en quête de nouvelles expériences, du côté de l’électro, du rap, de la chanson, du théâtre, de la radio, du cinéma documentaire… Mais ce pianiste revient toujours vers la forme trio, son « refuge » comme il dit. Avec Jérôme Regard (contrebasse) et Donald Kontomanou (batterie), le voici qui se consacre entièrement à la musique de Thelonious Monk (1917-1982), génie du jazz auquel il a jadis consacré une biographie exemplaire.

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Votre formation se nomme Monk Trio, ce qui ne laisse aucun doute sur ce que vous proposez au public…

Ce sont en effet des reprises de titres de Monk, arrangés à ma manière. Il m’a fallu 20 ans pour me lancer. Je pense que c’est le bon moment car je suis très en phase avec les musiciens de ce trio, avec lesquels je joue depuis quelque temps, notamment lors du spectacle que nous donnons régulièrement avec le comédien Jacques Gamblin, Ce que le djazz fait à ma djambe. Et puis parce qu’en 2017, on va célébrer le centenaire de Monk.

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olivier-hutman-1Interview. Pour son nouvel album, le pianiste Olivier Hutman a composé de superbes et subtiles chansons qu’interprète parfaitement l’Italienne Alice Ricciardi. Fondamentalement jazz, elles possèdent de belles couleurs soul, folk ou pop, ce qui contribue à les rendre immédiatement séduisantes. Elles sont à découvrir in vivo au New Morning.

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Tout au long de votre carrière, vous avez accompagné des vocalistes comme Jon Hendricks, Mark Murphy, Dee Dee Bridgewater ou Sheila Jordan et vous écrivez vous-même des chansons…

Pour moi, il n’y a pas d’instrument plus beau que la voix. J’aime aussi la forme chanson car elle recèle en elle un défi pour ses auteurs : elle les oblige à être concis s’ils ne veulent pas se planter. J’adore les contraintes quand elles sont d’ordre artistique. Par exemple, j’ai fait beaucoup de musiques pour l’audiovisuel, notamment pour des publicités. On ne peut faire mieux dans le genre concis !

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daniel-zimmermann-photo-gripoixInterview. Jazz, blues, rock, funk… Le tromboniste Daniel Zimmermann mélange diverses influences pour créer une musique qui n’appartient qu’à lui. Il confirme ce talent au gré de nouveaux titres réunis sous un titre évocateur, Montagnes russes. Ils vous font passer d’une ambiance à l’autre avec aisance, tous étant dotés d’une force remarquable.

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La variété des couleurs de vos morceaux est des plus riches…

Ce sont des compositions qui font appel à la spontanéité. Le seul projet que j’avais au départ était de laisser une grande liberté aux musiciens qui jouent avec moi, afin d’obtenir le plus d’émotions possibles.

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natalia-m-kingInterview. Pour son nouveau projet, la guitariste américaine Natalia M. King chante le blues à la manière jazz, dans un style qu’elle nomme blazz. Exprimant diverses émotions, sa superbe voix vous prend le cœur et le fait palpiter.

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Ce que vous chantez actuellement est à la fois profondément blues et profondément jazz…

J’essaie de créer une forme de relation intime entre ces deux musiques cousines, en prenant garde de ne pas aller trop d’un côté ou de l’autre. J’appelle blazz ce qui résulte de cette démarche.

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ray-lema-headbug-1Interview. Inclassable, Ray Lema joue toutes sortes de musiques depuis longtemps. C’est ainsi qu’il a créé la sienne propre, au gré de ses pérégrinations entre son Congo natal, divers autres pays africains, les États-Unis, le Brésil ou la France où il s’est établi. Excellent pianiste et chanteur, il emprunte en ce moment les voies du jazz, résolument, mais à sa manière, à la fois grave et joyeuse, très abordable et sophistiquée.

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Reprenant un propos de Miles Davis, vous dites souvent « Le jazz n’est pas une musique, c’est une attitude »

C’est une phrase très importante pour moi. Pendant longtemps, j’ai été intimidé par le jazz, une musique très réglementée qui s’apprend à l’école ou dans un conservatoire, qui possède une dimension quasiment scientifique. Moi qui n’ai pas fréquenté ces institutions, quand je suis tombé sur ce propos, je me suis dit « pourquoi pas moi ? » et j’ai sauté le pas.

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RICHARD BONA - photo Rebecca_MeekInterview. Richard Bona a passé son enfance au Cameroun, tenté sa chance en Europe, notamment à Paris puis, contraint de partir pour des raisons administratives, s’est installé à New York où il a joué avec George Benson, Herbie Hancock, Pat Metheny, Michael Brecker… Bassiste et chanteur, il y a développé son propre style, toujours subtil et élégant, en n’oubliant jamais ses origines africaines. Le voici qui fait le lien entre ces dernières et les musiques cubaines dans un esprit latin jazz qui lui est propre, en compagnie du groupe Mandekan Cubano.

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Votre nouveau projet s’intitule Heritage

Il évoque les cinq siècles d’histoire des musiques cubaines. Très souvent, on a une vision plutôt vague de ce qu’est cet univers. C’est un mélange d’apports autochtones, espagnols, africains, chinois, une sorte de melting pot. La façon même dont ces musiques sont jouées rappelle cette histoire : le piano, le violon ou la trompette sont européens, les maracas amérindiens, les tambours africains… J’ai ressenti un puissant besoin de raconter cette histoire.

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Sylvain Rifflet - Photo Sylvain_Gripoix_Creation_manteau_Tiphaine_MartinInterview. Son jazz singulier est des plus envoûtants. En ouverture du Paris Jazz Festival, qui se déroule jusqu’au 31 juillet, le saxophoniste Sylvain Rifflet fait raisonner ses Mechanics dans le cadre bucolique du Parc floral. Comment a-t-il conçu ses superbes petites machineries musicales ? C’est ce qu’il nous explique.

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Mechanics : d’où vient ce titre ?

Je trouvais amusant d’évoquer la mécanique, au sens garagiste du terme, en intitulant de cette façon l’ensemble de mes nouveaux morceaux, alors que ces petites structures que nous avons élaborées n’ont en fait rien de prosaïque.

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Baptiste Trotignon par Franz GaloInterview. Nouvelle soirée de la série Jazz at the Philharmonie, « Trumpet Summit » est une splendide réunion de musiciens de différentes générations, nationalités et styles dont le directeur artistique est le pianiste Baptiste Trotignon. Sont au sommet ce soir Tom Harrell, Flavio Boltro, Stéphane Belmondo, Airelle Besson et Avishai Cohen, ainsi que Greg Hutchinson (batterie), Joe Sanders (contrebasse) et Trotignon lui-même, lequel nous souffle quelques indications sur ce qui va se passer.

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La trompette est une des pièces maîtresses de l’instrumentarium jazz…

Depuis que cette musique existe, oui, avec le piano, le saxophone ou la contrebasse, grâce notamment à des figures comme Louis Armstrong, Miles Davis ou Chet Baker.

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THE AMAZING KEYSTONE BIG BAND 1Interview. Après avoir fait swinguer Pierre et le loup de Prokofiev, The Amazing Keystone Big Band s’empare joyeusement du Carnaval des animaux de Saint-Saëns, autre grande œuvre d’initiation à la musique classique… et présentement au jazz. Elle s’accompagne ici d’un conte inédit par Taï-Marc Le Thanh que dit ce jour Cyrille Eldin. Avec Bastien Ballaz, Jon Boutellier et Frédéric Nardin, le trompettiste David Enhco est l’un des leaders de l’orchestre. Il nous en dit plus.

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Comment cette aventure a-t-elle commencée ?

L’orchestre a d’abord été une réunion de jeunes musiciens qui se produisaient un lundi par mois à la Clé de Voûte [keystone en anglais], un club lyonnais. Rapidement, en 2011, le festival Jazz à Vienne nous a commandé un spectacle destiné aux enfants  qui, pour autant, ne déplairait pas à leurs accompagnateurs adultes. L’idée était de rendre accessible le jazz et les musiques improvisées. Ce projet nous a excité au plus haut point. Notre ligne directrice a été d’offrir quelque chose de qualité. Trop souvent, ce que l’on produit pour le jeune public est plutôt médiocre. Après Pierre et le loup… et le jazz, qui a obtenu un grand succès, nous avons voulu continuer sur notre lancée. C’est ainsi qu’est né le Carnaval jazz des animaux, créé aussi à Vienne.

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France.Paris.09/2013.Avishai Cohen.Basse.bass.Israel.Interview. Le contrebassiste et vocaliste Avishai Cohen est de ces musiciens qui aiment explorer différentes voies. Trois d’entre elles font chacune l’objet d’un concert spécifique au cours d’un programme que consacre la Philharmonie de Paris à cet artiste israélien. On le retrouve d’abord en trio avec un orchestre symphonique, puis en sextette et enfin de nouveau en trio pour une soirée flamenco jazz.

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Qu’allez-vous jouer au cours de la soirée symphonique ?

Je travaille sur ce projet depuis quelque temps avec l’orchestrateur et compositeur Robert Sadin. Le programme va raconter une histoire dans laquelle le jazz et des chansons traditionnelles joueront un grand rôle.

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TÉREZ MONTCALM 1Interview. De sa voix un peu voilée, mais qui est aussi capable de s’envoler, la Québécoise Térez Montcalm interprète joliment une série de chansons françaises à la manière jazz. Elles ont été créées par des artistes proches de ce genre musical comme Legrand, Gainsbourg, Distel, Trenet ou encore Nougaro. Ce à quoi s’ajoutent des compositions originales. Vous pouvez les écouter sur un nouveau disque, Quand on s’aime, et ce soir sur la scène du New Morning.

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Jusqu’à présent, on vous a surtout entendu dans des répertoires anglophones…

J’ai toujours chanté des titres en français, mais si j’ai consacré un album entier à ce répertoire, c’est que la demande autour de moi a été forte. Le choix s’est porté sur des morceaux qui sont pour la plupart bien connus du public. Avec Gil Goldstein, nous avons fait en sorte qu’elles sonnent vraiment jazz.

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Yom-photo-Framboise-EstebanInterview. Du klezmer blues, folk ou blue grass : c’est ainsi que l’on peut définir le genre hybride que le clarinettiste Guillaume Humery, dit Yom, invente à travers son projet Songs for the Old Man. Ce dernier est une évocation des jeunes années de son père, lequel fut adopté par un médecin états-unien. Son quintette fait la part belle aux guitares de toute sorte pour que se mélange à merveille les cultures Far East et Far West !

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Qu’est-ce que la musique klezmer ?

C’est la musique traditionnelle des juifs d’Europe centrale et orientale. Destinée à être jouée durant les mariages par des artistes itinérants, elle est instrumentale, la clarinette faisant office de vocaliste. Elle est extrêmement communicative, il est difficile de ne pas être touché quand on en écoute.

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Interview. Des mélodies, de l’énergie, beaucoup de swing et de groove : le trio RP3 du pianiste Rémi Panossian suscite un enthousiasme mérité depuis sa création voilà cinq ans. On peut comparer la musique de ce groupe à celle de EST ou de The Bad Plus, ainsi qu’à certaines créations de Brad Mehldau, tout en précisant qu’il possède sa propre identité.

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Comment s’élabore votre musique ?

Rémi Panossian trioNous l’écrivons ensemble, tous les trois. Chacun apporte des ébauches de morceaux à partir de ses propres influences : be-bop, rock, funk, musiques du monde… Et nous procédons à des essais. Un titre peut naître en une journée ou en six mois. Nous formons un groupe d’amis. C’est important à souligner car le fait que nous nous connaissons très bien établit une confiance mutuelle qui nous stimule : l’envie de se surprendre les uns les autres est permanente. De plus, c’est génial d’entreprendre des tournées quand on est potes. À condition de s’accorder des pauses, car être 24h sur 24 ensemble, ça peut devenir très pesant.

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Interview. Le tempétueux saxophoniste Guillaume Perret et les musiciens de son groupe, le bien nommé Electric Epic, nous invitent à voyager en direction de la mythique GUILLAUME PERRETcité de l’Atlantide. Les accompagne dans cette aventure un des maîtres actuels de la BD, Benjamin Flao, lequel va créer des œuvres en direct durant un « concert dessiné » qui s’annonce fascinant. Des interventions du vidéaste Cyril Raymond sont également prévues.

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Qui a eu l’idée d’organiser une telle rencontre ?

C’est le festival d’Île-de-France car Benjamin Flao et moi nous ne nous connaissions pas. Coup de chance, nous avons constaté qu’il y avait un vrai feeling entre nous. J’aime beaucoup ses dessins, que l’on peut rapprocher de ceux d’Hugo Pratt.

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Rene URTREGER3/2010-moisson© ANDREU/ DALLEInterview. Au Japon, on qualifie de « Trésor national vivant » les personnes qui portent en elles une part de la culture de leur pays. 60 ans après ses débuts, le pianiste René Urtreger mériterait ce titre ! Quand on évoque sa carrière, le plus difficile n’est pas de lui demander quel grand musicien a croisé sa route, mais avec qui il n’a pas joué. Il livre la quintessence de son art cet été, durant deux soirées en trio.

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Enfant, vous avez commencé à étudier le piano classique…

Oui, avant la guerre. Étant donné mes origines, ma vie a ensuite été chaotique pendant l’Occupation : ma famille n’a pas cessé de déménager car nous étions pourchassés. J’ai repris mes études à la Libération, mais c’était trop tard.

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