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Posts Tagged ‘Littérature’

Géraldine Pailhas - Mobile EtoileInterview. La comédienne Géraldine Pailhas est à l’affiche de plusieurs productions ce printemps. Le moins que l’on puisse dire est que sa palette de jeu est étendue car les rôles qu’elle tient sont tous très différents les uns des autres. Avant Mobile étoile (photo ci-dessus) sort le 9 mars Céline ! – Deux clowns pour une catastrophe de Emmanuel Bourdieu où elle est impressionnante (photo ci-dessous). Elle évoque pour Paris Capitale le rôle qu’elle y tient, ainsi que sa vie parisienne partagée entre gastronomie japonaise, salles de cinéma, art… et foot.

En 1948, l’écrivain Céline est en exil au Danemark. Plein d’enthousiasme, le jeune universitaire américain et juif Milton Hindus vient le visiter… Il se trouve alors jeté dans les griffes du romancier et de sa compagne Lucette qui espèrent tous deux que cet admirateur va les aider à revenir en France, où l’homme de lettres est considéré à juste titre comme un collaborateur des nazis. Tel un agneau pénétrant l’antre du loup, l’innocent Hindus (Philip Desmeules) prend peu à peu la mesure de l’antisémitisme qui ronge l’esprit tourmenté de son héros. Adapté de l’ouvrage de l’essayiste, mis en scène avec sobriété et efficacité, le film ne dédouane nullement Céline, lequel est magistralement incarné par Denis Lavant. Tout à la fois maternelle, séductrice, dompteuse, Lucette pose un regard scrutateur sur les deux hommes.

Lucette est un personnage très ambigu…

Son rôle est d’être vigilante, de limiter les excès voire les explosions de son compagnon. Je la vois comme quelqu’un de bonne foi, qui cherche à ce que les choses s’arrangent. Mais il n’en reste pas moins qu’elle forme un couple infernal avec Céline.

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Ex-libris Der Des DersInterview. Durant l’hiver 1920 à Paris, les fantômes de la Grande Guerre n’en finissent plus de hanter les personnages de Le Der des ders, roman écrit par Didier Daeninckx que Jacques Tardi a adapté sous forme de bandes dessinées. Les deux auteurs nous expliquent comment ce travail s’est effectué.

Ces deux-là devaient se rencontrer. En 1984, à la lecture du Der des ders, roman de Didier Daeninckx paru dans la Série noire, le dessinateur de bandes dessinées et illustrateur Jacques Tardi se passionne pour son intrigue et le contexte dans lequel elle se déroule. En 1920, un détective privé parisien recherche des poilus disparus pour le compte d’épouses qui veulent refaire leur vie. Le coup de fil d’un « héroïque » colonel va l’entraîner dans une sombre histoire où se croisent un magouilleur américain, une bourgeoise frivole, des anarchistes précurseurs de Droit au logement et un maître chanteur. Il y avait là effectivement de quoi faire saliver Jacques Tardi. « Tu ne l’as pas écrit pour moi ? » demande-t-il à son camarade au cours de l’entretien qu’il nous a accordé. « Non ! répond Daeninckx. Quand j’écris des romans, à aucun moment je pense à des adaptations. J’ai déjà assez de difficulté à sortir du piège dans lequel je me suis fourré tout à fait volontairement. » Pourtant, après son coup de cœur, « L’idée a fait son chemin, raconte Tardi. J’avais d’autres projets, le temps a passé, les questions de rachats de droits ont posé des problèmes aux éditeurs. Et puis à un moment, cela s’est précipité. »

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Felicity LottInterview. La soprano anglaise Felicity Lott nous reçoit dans le Grand salon du musée Jacquemart-André pour deux soirées conjuguant la prose de Marcel Proust et la musique de Reynaldo Hahn, lesquels furent très liés. Comprenant une visite du musée et la dégustation d’une coupe de champagne, le programme se constitue d’extraits de Un amour de Swann lus par le comédien Alain Carré et de mélodies chantées par Dame Felicity, qui sait être aussi émouvante que malicieuse. Elle est accompagnée au piano par Jacqueline Bourges-Maunoury.

Êtes-vous une proustienne chevronnée ?

Oh, j’aimerais bien. Mais, comme pas mal de gens, j’ai commencé à lire son œuvre sans jamais le terminer. Il faut beaucoup de temps et de quiétude pour cela. Or, je suis toujours en train de courir ! Cela dit, j’ai suffisamment lu de romans et de lettres de Proust pour apprécier sa merveilleuse écriture, en particulier son humour. Sa façon de décrire sa société ne suscite pas des éclats de rire, mais elle fait naître de grands sourires sur les visages de ses lecteurs.

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jardin de l'école Du BreuilDossier. Chaque année, au printemps, de nombreux événements permettent de (re)découvrir de merveilleux jardins, en particulier à Paris et dans ses environs.

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JEAN ROLIN « L’explosion de la durite » (P.O.L.)Critique de livre. La durite est un tuyau en caoutchouc qui fait le lien entre les différentes parties d’un moteur à explosion. Quand cette pièce lâche, on se trouve en rade. C’est ce qui arrive à Jean Rolin, écrivain et reporter à ses heures, sur une route du Congo. Mais qu’est-il venu faire dans cette galère ? Un livre, forcément. L’Explosion de la durite est le récit d’une aventure moderne : l’acheminement d’une automobile de Paris à Kinshasa. Il y a un côté Pieds Nickelés dans cette histoire. Aussi préparé à cette entreprise qu’un pingouin pour la traversée du Sahara, Rolin a au départ l’intention de venir en aide à l’un de ses amis, un ex-colonel de l’armée zaïroise de Mobutu devenu vigile dans un fast-food.

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BERNARD GIRAUDEAU « Cher amour »Critique de livre. Et le petit miracle se reproduit. Le comédien et réalisateur Bernard Giraudeau est devenu sur le tard un de ces écrivains qu’on est heureux de retrouver régulièrement en librairie. C’est un ami dont on aime lire le récit des dernières aventures. Chacun de ses ouvrages est un recueil d’histoires vécues par lui-même ou glanées au cours de ses voyages.

La structure de Cher amour rappelle celle du Marin à l’ancre, ouvrage constitué de missives envoyées à un ami immobilisé par la maladie. Dans ce livre, il s’adresse à une belle inconnue, songe fait femme. Le sentiment d’amour traverse l’intégralité des textes.

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Gracianne HASTOY « Squelettes en sucre » SéguierCritique de livre. Le Mexique est une terre bénie pour les amateurs d’histoires corsées. Le fantastique B. Traven, par exemple, en a rassemblé et imaginé de nombreuses dans plusieurs ouvrages. Journaliste et écrivaine française, Gracianne Hastoy prend en quelque sorte le relais de son illustre aîné dans ce recueil de récits glanés auprès de gens du peuple qu’elle a rencontrés dans la province de Oaxaca où elle s’est installée. Le titre de son ouvrage fait référence aux friandises que l’on vend lors de la fête des Morts. Il est bien choisi dans la mesure où, si la mort rode à travers les dix-sept nouvelles du recueil, ces dernières possèdent toutes une touche de fantaisie qui les rend délicieuses à lire.

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