Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Mali’

Critique de disque. Mamani Keita appartient à cette génération de vocalistes et musiciens africains établis en France dont le travail est sensiblement différent de celui que mènent leurs confrères restés au pays. Comme Rokia Traoré ou Fania, cette chanteuse élabore son propre style au contact de collègues français. Electro Bamako, un premier album réalisé avec Marc Minelli nous l’avait montrée très à l’aise dans un environnement sonore essentiellement conçu à partir de machines. Elle s’offre ici une aventure différente avec Nicolas Repac, une de ces figures inclassables qui abondent à présent sur la scène musicale française. En tant que guitariste et arrangeur, il est passé sans aucune gêne de la chanson (Arthur H) au jazz (Michel Portal), par exemple, et développe un univers personnel à travers des disques singuliers dont l’un se nomme malicieusement Lovni.

(suite…)

Read Full Post »

Critique de disque. Ah ! Ce que l’on aurait aimé être là quand ce disque a été enregistré ! Frédéric Galliano, le producteur, a installé son studio nomade à Farakala, village situé au sud du Mali. C’est donc à deux pas de la brousse environnante que se sont rTRILOK GURTU AND THE FRIKYIWA FAMILYetrouvés d’incroyablement bons musiciens. L’idée était de plonger Trilok Gurtu dans l’univers mandingue. Ce percussionniste indien n’est pas un novice en matière de mélange des cultures. On l’a entendu sur de nombreuses scènes jazz au côté d’expérimentateurs tels que John McLaughlin, Joe Zawinul, Jan Garbarek ou le regretté Don Cherry. Il a aussi collaboré avec cet autre maître des rythmes qu’est le Brésilien Nana Vasconcelos ou encore l’inclassable Neneh Cherry… Bref, lorsqu’il rencontre des camarades de jeu prêts à tout, il fonce. Ici, il a relevé un défi : n’employer que des instruments locaux tout en restant fondamentalement indien.

(suite…)

Read Full Post »

Critique de livre. L’un des auteurs est géographe, l’autre socio-anthropologue. Leur ouvrage est donc sérieux. Pour autant, le rêve a toute sa place dans cette évocation de la très ancienne histoire de Tombouctou. C’est même parce qu’elle a toujours fait fantasmer que cette ville, aujourd’hui malienne, continue de bénéficier d’une aura en tous points du globe. Il nous est ici rappelé que partout Tombouctou reste la destination mystérieuse absolue. Plus que Zanzibar ou l’Île de Pâques ! Benjaminsen et Berge adoptent le point de vue occidental pour rendre compte de cette fascination.

(suite…)

Read Full Post »

Critique de disque. C’est l’histoire d’une vedette du rock anglais, Damon Albarn, qui s’ennuyait un peu au faite de sa gloire. Pour changer d’air, le chanteur de Blur a mis en route deux projets plus qu’aboutis. Gorillaz, le premier, a frappé dans le mille : on s’est partout emballé pour ce disque en forme de brillant jeu de piste à travers les musiques en vogue du début des années 2000. Visiblement, Albarn bouillonne d’idées car, pour le second projet, il s’est envolé vers le Mali afin d’enregistrer des vocalistes et des instrumentistes, tels que le joueur de kora Toumani Diabaté, ainsi que leurs proches. L’un des intérêts de cette opération réside dans son impureté même. A l’évidence, Albarn n’est pas un spécialiste de la musique ouest-africaine. Mais c’est ce qui le rend libre d’aller au bout de sa démarche. Tout en respectant l’apport des artistes maliens, il se sert de leurs interventions pour créer un objet musical inédit et très personnel.

(suite…)

Read Full Post »

Critique de disque. S’étant complètement émancipé, Manu Chao a les moyens de faire exactement ce qui lui plaît. Tous les artistes qui possèdent cette chance n’en profitent pas. Mystère… Chao lui si. Après des années de vadrouille, le vagabond latino-parigot a passé un hiver dans sa ville natale, le temps d’enregistrer une flopée de nouvelles chansons. A son rythme, comme il les entendait et en cherchant à les présenter d’une manière inédite. Il en résulte un disque accompagné d’un livre signé avec le graphiste Woźniak. Les dites chansons rappellent celles des deux précédents albums studio de Chao, mais également certaines autres datant de l’époque de la Mano Negra. Dans les années 1980, nombre de groupes « alternatifs » ne rechignaient pas à pratiquer une sorte de rock musette. C’était souvent l’occasion de chanter Paris, ce qui est justement le sujet de cet album. Pas le Paris des rupins, bien sûr, mais celui des faubourgs, là où ça fait parfois froid dans le dos et souvent chaud au cœur.

(suite…)

Read Full Post »

Critique de disque. M’Bemba a été enregistré non loin du fleuve Niger, au Moffou, le studio-club de Salif Keita. Cet établissement se trouve à Kalabankourou, un quartier de Bamako, où, entouré des meilleurs instrumentistes du pays, l’artiste a maintenant toute liberté de produire la musique qu’il entend. Dans un tel contexte, le chanteur n’avait pas le droit de rater cet album. Eh bien, la partie est gagnée. Après Moffou, le précédent disque, Salif Keita continue ce travail de fond qui consiste à rétablir l’équilibre entre les deux piliers de son inspiration : la tradition mandingue et la pop internationale. Sûr de son fait, il tient fermement les rênes. Majoritairement acoustique, M’Bemba (Ancêtre) retrouve quelque chose du son de ces disques qu’enregistraient Keita et le guitariste Manfila Kanté, une fois de plus à ses côtés, lorsque tous deux captivaient les publics d’Afrique de l’ouest au sein des Ambassadeurs.

(suite…)

Read Full Post »

Critique de disque. Quelle vitalité ! Hadja Kouyaté et ses Guinéens nous offrent ici tout ce que l’on peut légitimement attendre d’un disque de musique mandingue. Et même plus. Une voix puissante, bien sûr, celle de la jeune femme, et des accompagnateurs qui font mieux que se mettre au service de leur chanteuse. Ces musiciens, bouillonnant de sève juvénile, forment un vrai groupe, donnant l’impression qu’ils jouent ensemble depuis des années et des années. Ça vrombit, ça bondit, ça fait déferler des cascades de notes précises, éclatantes et claquantes. C’est réjouissant au possible. L’orchestre et la vocaliste, ainsi que les choristes, se répondent en permanence tout au long de l’album, maintenant de cette façon une tension digne d’un groupe de rock ou de funk.

(suite…)

Read Full Post »

Older Posts »