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Posts Tagged ‘Moyen Age et Renaissance’

Interview. « Léonard de Vinci – La musique secrète » est le titre d’un concert de l’ensemble Doulce Mémoire donné à l’auditorium du Louvre, musée qui consacre comme on le sait une exposition événement au peintre de « La Joconde », tableau star de l’institution. On doit le beau programme de la soirée à Denis Raisin Dadre, flutiste et directeur de cet ensemble instrumental et vocal spécialisé dans la musique de la Renaissance. Il a mené avec passion de fructueuses recherches afin de retrouver les airs que Léonard de Vinci a pu interpréter.

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Peut-on suivre l’exposition en écoutant les enregistrements figurant sur votre disque ?

Absolument, je pense même que cela peut être très intéressant.

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Reportage. En juin 2018 a été rouverte la Bibliothèque Humaniste, après une rénovation qui l’a rendue joliment attractive. C’est l’un des joyaux de Sélestat, éminente cité qui est riche d’un remarquable patrimoine architectural ancien. Elle s’avère être une destination de choix pour un petit ou grand week-end de découverte de l’Alsace, car elle se situe en son centre.

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Dossier. Ça s’est passé là… La France abonde en sites historiques, certains d’entre eux étant des lieux où des événements importants se sont déroulés. Il est impossible de tous les mentionner. Alors, allons à l’essentiel et partons à la découverte de ceux qui restent les plus marquants, là où l’on peut sentir le souffle de l’histoire, même si parfois le décor a parfois quelque peu changé. Nous indiquons dans les pages qui suivent 20 sites incontournables, auxquels nous avons ajoutés d’autres qui leur sont étroitement associés.

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Bois-le-Duc 1Reportage. Les Pays-Bas ne se résument pas à Amsterdam ! Le royaume a pour autres trésors des petites cités charmantes qui valent le coup de s’aventurer à l’intérieur de ses basses terres. Bois-le-Duc, alias ‘s-Hertogenbosch, est l’une d’elles. Cette jolie ville est d’autant plus attractive qu’elle est le berceau du grand peintre Jérôme Bosch, célébré ici durant l’année 2016 à l’occasion du 500e anniversaire de sa mort. Parmi divers événements figure une exceptionnelle exposition rétrospective consacrée à cet artiste apprécié d’un large public.

Bois-le-Duc et Bosch
Bois-le-Duc est une traduction en français du nom néerlandais de la ville, qui est ‘s-Hertogenbosch ou familièrement Den Bosch. Donc, attention : sur les horaires des trains ou les panneaux routiers locaux, on ne connaît pas « Bois-le-Duc » ! Cette appellation vient de la courte période durant laquelle le pays a été annexé par la France, sous Napoléon Ier. Aujourd’hui capitale de la province du Brabant septentrional, Bois-le-Duc était alors la préfecture du département des Bouches-du-Rhin…
C’est là qu’est né Jheronimus van Aken vers 1450. Il prendra le nom qu’on lui connaît (Jheronimus ou Jeroen ou Hiëronymus Bosch) en référence à cette ville où il vécut jusqu’à sa mort en 1516. De l’existence de ce peintre singulier issu d’une famille d’artistes, on sait peu de choses. En revanche, ses œuvres en disent beaucoup sur son environnement (postures ou vêtements des personnages, décors…), son époque (fin du Moyen Age) et son imaginaire.

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Interview. Très importante formation de musique dite « ancienne », la Boston Camerata a été créée voilà 60 ans. Elle est aujourd’hui dirigée par la soprano française Anne Azéma, laquelle nous présente le programme du concert anniversaire donné au Théâtre de la Ville. Il s’agit d’un chef-d’œuvre du répertoire médiéval, les Carmina Burana.

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Le titre Carmina Burana est attribué à deux œuvres distinctes…

La Anne Azémaplus connue, parce qu’abondamment utilisée, notamment en illustration de spots publicitaires, c’est celle de Carl Orff. Ce musicien allemand l’a composée dans les années 1930 à l’époque où son pays était en recherche d’identité, laquelle a donné des résultats qui font peu honneur à l’humanité… Il s’est inspiré d’une collection de poèmes et de musiques du 13e siècle conservée dans un monastère de Munich, celle-là même dont nous allons jouer des extraits. À l’opposé de la version spectaculaire de Orff, avec orchestre et chœurs, les Carmina Burana originels prennent la forme d’une sorte de conversation entre des chanteurs et un petit groupe de musiciens.

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Patrick HUCHET « Les pèlerins de Compostelle » Éditions Ouest-FranceCritique de livre. Destination : Santiago de Compostela ! Faisant preuve d’esprit de synthèse, l’érudit Patrick Huchet nous raconte plus de mille ans de pérégrinations à travers l’Europe. Tout débute au IXe siècle, lorsque est annoncée la découverte dans un champ du tombeau de saint Jacques, apôtre qui aurait migré dans la région après la mort du Christ. Les pèlerins commencent alors à affluer en Espagne, mais c’est grâce à l’action de l’évêque Diego Gelmirez que ce nouveau lieu saint devient célébrissime dans le monde chrétien au XIIe siècle.

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Critique de disque. La chanteuse semble en avoir vraiment terminé avec les obligations du show business. Elle donne à présent libre cours aux projets qui lui tiennent à cœur. Après SeanNós Nua, beau recueil d’airs traditionnels de son pays, l’Irlande, elle se tourne vers les classiques du reggae jamaïcain. Pas ces SINEAD O’CONNOR « Throw down your arms »chansons que l’on enregistre depuis des décennies afin d’animer les pistes de danse de l’île des Caraïbes, mais celles qui sont nées à l’issue de profondes méditations d’inspiration rastafarienne. Grande mystique, Sinéad O’Connor les interprète avec ferveur, de cette voix si prenante qu’on lui connaît. Même si l’on est franchement athée, il est difficile de ne pas être saisi par les reprises de « Door Peep », « Jah no Dead », « He Prayed » et autres titres écrits par Burning Spear alias Winston Rodney qui constituent la majeure partie de l’album. On y trouve aussi des airs d’Israel Vibration, Lee Perry et Bob Marley. Irlande et Jamaïque, deux îles, deux anciennes colonies britanniques, deux peuples à la forte spiritualité. La rencontre était inévitable entre la Celte chauve et les Afros nattés. Dirigée par Sly & Robbie, génial tandem rythmique de Kingston, l’équipe de musiciens qui entoure Sinéad O’Connor assure impeccablement sa mission.

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Critique de disque. Les estampies, délicates compositions anonymes recueillies par les esthètes florentins du treizième siècle médiéval, font partie d’un pot commun à tous les pays européens et aux contrées du pourtour méditerranéen. On en trouve la trace un peu partout, dans des versions souvent très différentes les unes des autres. C’est ce flou artistique qui a séduit le maître es cordes pincées qu’est Agnel, musicien au parcours digne d’un troubadour. Français du Maroc, surnommé « pied rouge » comme tous ceux qui sont restés dans le pays après l’indépendance du royaume, il a est initié à la musique classique occidentale par ses parents en même temps qu’il découvre toutes les formes musicales arabes et berbères. Arrivé en France dans les années soixante-dix, il est l’un des pionniers du renouveau de la musique dite ancienne. Il joue également avec les plus ouverts des musiciens contemporains et des jazzmen. Depuis ce temps, il a approfondi sa connaissance des registres orientaux en travaillant, notamment, en compagnie d’artistes tels qu’Angélique Ionatos ou Houria Aïchi… Ce qui nous ramène à ce disque dans lequel Agnel donne sa lecture des airs florentins du Trecento.

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Dame à La Licorne - A mon seul désirDécouverte au début du XIXe siècle dans le château de Boussac (Creuse), la tenture « turque » dite de La Dame à la licorne date de la fin du XVe siècle. Elle illustre les cinq sens – le goût, l’ouïe, le toucher, la vue, l’odorat – et comporte  une sixième partie intitulée « À mon seul désir » dont l’interprétation reste incertaine. Cette œuvre est aujourd’hui présentée dans une salle du musée national du Moyen Age.

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Interview. Formidable ensemble de musique médiévale, Micrologus présente un spectacle intitulé Noces italiennes – chants et musiques de l’Ombrie dans le cadre du festival d’Île-de-France. Sa conceptrice, la chanteuse Patrizia Bovi, nous détaille le menu de la soirée qui se déroule sur la scène du joli théâtre du Garde-Chasse des Lilas avec le renfort d’une autre vocaliste, Barbara Bucci.

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Que va-t-il se passer durant ces Noces italiennes ?
Le festival d’Île-de-France est dédié cette année aux nourritures terrestres et spirituelles. Mon idée était de mettre en valeur un ensemble de chants et de musiques liés à la production, la récolte et la vente de denrées alimentaires, ainsi qu’aux rituels associés à leur dégustation, notamment au cours de banquets de noces. Le programme est élaboré à partir des partitions écrites au cours des XVe et XVe siècles et de pratiques populaires des campagnes d’aujourd’hui qui ont conservé des caractéristiques très anciennes, en particulier en Ombrie. Tous ces chants évoquent la chasse, la pêche, la fabrication de fromage, les moissons, la récolte des olives, ou encore les cris des marchands. Les chants de noces sont particulièrement savoureux car ils possèdent un double sens. Ils posent des questions comme : « Qu’est-ce que va manger la mariée ? »

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Interview. L’ensemble Diabolus in Musica donne pour la première fois à Paris son spectacle Mazaher – Flors Aiglentina, composé d’airs arabo-andalous et de chants de troubadours et trouvères des XIIe et XIIIe siècles. Pour cela, il est rejoint par le contre ténor marocain Rachid Ben Abdeslam accompagné de musiciens de son ensemble Zéphyr al Andalous. Directeur de Diabolus in Musica depuis sa fondation en 1992, le harpiste Antoine Guerber nous en dit plus.

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Quels sont les points communs et les différences notables existant entre musiques médiévales françaises et arabes des XIIe et XIIIe siècles ?
Dans les deux répertoires figurent des monodies, des chansons très simples qui parlent d’amour et de croisades. Elles sont très voisines quoiqu’on ne puisse pas dire qu’elles sont identiques. Ce qui les différencie, c’est notamment la manière de les interpréter. Du côté arabe, on pratique l’ornementation, on n’hésite pas à être exubérant, tandis que chez les Français, on est plus direct, on fait plus appel à la puissance.

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Dossier.  Chargées d’histoire, riches en découvertes, un grand nombre de routes françaises ont acquis une renommée mondiale. C’est le cas de la nationale 7 ou de celle des châteaux de la Loire. D’autres, presque oubliées au fil du temps, connaissent une renaissance. Ainsi la via Domitia romaine et la voie Regordane médiévale. Enfin, à la faveur de l’expansion du tourisme, des itinéraires ont été inventés au XXe siècle. Ils sont destinés à mettre en valeur un patrimoine naturel, telle la route des Grandes Alpes, ou historique comme la route Napoléon et le circuit du souvenir qui traverse les champs de bataille de la Grande Guerre dans la Somme. En guise d’invitation au voyage, ce dossier vous propose de (re)découvrir ces routes célèbres.

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Reportage. Un nouveau centre culturel va ouvrir ses portes le 15 septembre, après avoir reçu la visite du pape Benoît XVI trois jours auparavant. D’obédience catholique, le Collège des Bernardins est destiné à accueillir des expositions, des concerts, des projections de film, des rencontres, des cours de théologie… Ses activités s’adressent à tous, dans un esprit de dialogue entre les religions et, d’une manière générale, tout simplement entre les Hommes.

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C’est une incroyable découverte que vont faire bon nombre de Parisiens en passant par la rue de Poissy, située entre la rue des Écoles et le boulevard Saint-Germain, près de la faculté de Jussieu. Un vaste navire de pierre médiéval a comme surgit de terre ! Datant du XIIIe siècle, le Collège des Bernardins était jusqu’à peu caché par un grand mur aujourd’hui disparu. Entièrement rénové, ce vestige des bâtiments scolaires du vieux Quartier Latin est constitué à sa base d’une superbe grande nef gothique dotée de colonnes et d’ogives, ainsi que, dans ses sous-sols et étages, de salles de réunion et d’un auditorium. À gauche du parvis a été créé un petit jardin.

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Interview. Pèlerins et randonneurs sont aujourd’hui nombreux à marcher sur les pas des pieux voyageurs médiévaux qui se rendaient à Saint-Jacques de Compostelle. Là, dans la cathédrale, ces derniers se recueillaient à l’écoute de chants sacrés dont l’ensemble vocal Discantus dirigé par Brigitte Lesne nous offre un florilège durant deux concerts. Ils sont donnés dans le cadre magique du musée national du Moyen Âge.

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Quelles sont les principales caractéristiques des chants que vous allez interpréter ?
Ils font partie du codex Calixtinus, lequel est entièrement dédié à saint Jacques, et étaient destinés à être chantés dans la cathédrale ; ils ont été copiés au XIIe siècle dans un document qui comportait également une partie « guide pratique » pour les pèlerins. Ce sont des monodies et des polyphonies magnifiques, très ornées, riches en vocalises.

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Critique de disque. L’envie de voyage naît souvent d’une idée. Celle des six musiciens réunis sous la bannière des Troubadours United est de prendre comme point de départ les schémas mélodiques laissés par les troubadours occitans et les minnesänger germains du Moyen Age et d’aller voir ce qui les rapprochent de la « soul music » des soufis arabes et des Indiens de la même époque. Venus d’Allemagne, de France, de Turquie et d’Inde, les Troubadours United mettent donc leurs pas dans ceux de leurs lointains confrères – une démarche proche de celle que mène Radio Tarifa. Personne ne peut aujourd’hui dire avec certitude de quelle manière on interprétait ces pièces dansantes ou méditatives que semaient les saltimbanques et poètes le long des routes, d’Occident en Orient et du nord au sud. C’est un problème. Mais c’est justement l’impossibilité de résoudre ce problème qui offre un beau terrain d’aventures à des musiciens dont l’érudition n’empêche pas le plaisir de jouer.

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Critique de disque. Voilà un disque tout simple, d’une clarté qui fait songer à la lumière d’une matinée ensoleillée. Il contient des romanceiros, ballades traditionnelles qui, pour certaines, courent à travers la péninsule ibérique depuis le Moyen Age. José Barros et ses musiciens ont choisi d’interpréter ces pièces d’or selon leur envie. Il ne s’agit donc pas d’un album cherchant à retrouver les sons d’autrefois, ni d’une entreprise moderniste, mais juste d’une sélection de belles chansons transfigurées par la voix chaude et émouvante de José Barros. Cet artiste portugais explore le répertoire ancien de son pays depuis les années 1980 avec, successivement, les groupes Bago de Milho, Romanças, Ronde dos Quatro Caminhos et enfin Navigante.

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Critique de livre. Ramón Chao se pose d’emblée une question de bon sens : « Qu’est-ce qui pousse à l’aventure un type comme moi d’âge antédiluvien, ni Énée, ni Marco Polo, avec ce scooter d’occasion ? Défi lancé à moi-même, recherche du surnaturel, impulsion tellurique… Rien de tout cela. On voyage sans destination, pour le plaisir de changer. Le jour où j’arriverai quelque part le rideau tombera, motus, point final ; et du nord au sud, par-ci, par-là, tant que je bouge je vis, je divague… » Eh bien, cher don Ramón, sachez que c’est avec grand bonheur que l’on vous suit sur votre pétrolette, lors de votre poursuite d’un incertain fantôme, celui de Priscillien, évêque hérétique et martyr des débuts du christianisme espagnol. 

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Critique de disque. Parcourant depuis des décennies les campagnes italiennes, Giovanna Marini est devenue l’une des plus grandes spécialistes de l’art polyphonique populaire de son pays. Musicologue et chanteuse elle-même, elle créée des spectacles et enregistre des disques dans les registres folk, contemporain ou médiéval. Avec son quartetto, elle est ici accompagnée par l’ensemble Micrologus pour faire rejaillir en fontaine des chants d’une puissance estomaquante.

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Interview. Longtemps journaliste pour Radio France Internationale, collaborateur du Monde et du Monde diplomatique, Ramón Chao est aussi écrivain. Espagnol de Galice, il est l’auteur de plusieurs ouvrages évoquant sa région natale, notamment Priscillien de Compostelle, récit d’un pèlerinage entrepris aux manettes d’un scooter sur les traces d’un évêque hérétique du Ve siècle. Écrit sous forme de roman picaresque, il comporte un personnage prénommé Oscar, surnom d’un certain Manu C…

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« En Galice, le panthéisme est la religion naturelle »

Pourquoi ce livre sur Priscillien ?
Parce que je suis Galicien. Il se trouve que je revendique les figures de cette région, comme la Belle Otero [chanteuse et demi-mondaine du Paris de la Belle Époque], au sujet de laquelle je viens de faire un livre, ou la comédienne Maria Casarès – je pense d’ailleurs écrire quelque chose sur elle aussi. En Galice, Priscillien était un personnage dont on me parlait tout le temps chez moi quand j’étais petit : mon père, les curés des alentours… Ces derniers étaient tous des priscillianistes sans le savoir. Par exemple, ils avaient des femmes, évidemment.

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Événement. Si tous les chemins mènent à Rome, il y en a aussi un bon nombre qui vous permettent d’atteindre Saint-Jacques de Compostelle. Les pèlerins et les randonneurs aguerris les connaissent bien : ils les pratiquent à pied, selon la coutume. D’autres choisissent la voiture ou la moto. 2010 est une année spéciale sur les chemins de Compostelle : l’année jacquaire, au cours de laquelle d’importantes manifestations ont lieu dans les hauts lieux du patrimoine compostellan.

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