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Posts Tagged ‘Moyen Age’

Bois-le-Duc 1Reportage. Les Pays-Bas ne se résument pas à Amsterdam ! Le royaume a pour autres trésors des petites cités charmantes qui valent le coup de s’aventurer à l’intérieur de ses basses terres. Bois-le-Duc, alias ‘s-Hertogenbosch, est l’une d’elles. Cette jolie ville est d’autant plus attractive qu’elle est le berceau du grand peintre Jérôme Bosch, célébré ici durant l’année 2016 à l’occasion du 500e anniversaire de sa mort. Parmi divers événements figure une exceptionnelle exposition rétrospective consacrée à cet artiste apprécié d’un large public.

Bois-le-Duc et Bosch
Bois-le-Duc est une traduction en français du nom néerlandais de la ville, qui est ‘s-Hertogenbosch ou familièrement Den Bosch. Donc, attention : sur les horaires des trains ou les panneaux routiers locaux, on ne connaît pas « Bois-le-Duc » ! Cette appellation vient de la courte période durant laquelle le pays a été annexé par la France, sous Napoléon Ier. Aujourd’hui capitale de la province du Brabant septentrional, Bois-le-Duc était alors la préfecture du département des Bouches-du-Rhin…
BoschC’est là qu’est né Jheronimus van Aken vers 1450. Il prendra le nom qu’on lui connaît (Jheronimus ou Jeroen ou Hiëronymus Bosch) en référence à cette ville où il vécut jusqu’à sa mort en 1516. De l’existence de ce peintre singulier issu d’une famille d’artistes, on sait peu de choses. En revanche, ses œuvres en disent beaucoup sur son environnement (postures ou vêtements des personnages, décors…), son époque (fin du Moyen Age) et son imaginaire.

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Interview. Très importante formation de musique dite « ancienne », la Boston Camerata a été créée voilà 60 ans. Elle est aujourd’hui dirigée par la soprano française Anne Azéma, laquelle nous présente le programme du concert anniversaire donné au Théâtre de la Ville. Il s’agit d’un chef-d’œuvre du répertoire médiéval, les Carmina Burana.

Le titre Carmina Burana est attribué à deux œuvres distinctes…

La Anne Azémaplus connue, parce qu’abondamment utilisée, notamment en illustration de spots publicitaires, c’est celle de Carl Orff. Ce musicien allemand l’a composée dans les années 1930 à l’époque où son pays était en recherche d’identité, laquelle a donné des résultats qui font peu honneur à l’humanité… Il s’est inspiré d’une collection de poèmes et de musiques du 13e siècle conservée dans un monastère de Munich, celle-là même dont nous allons jouer des extraits. A l’opposé de la version spectaculaire de Orff, avec orchestre et chœurs, les Carmina Burana originels prennent la forme d’une sorte de conversation entre des chanteurs et un petit groupe de musiciens.

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Patrick HUCHET « Les pèlerins de Compostelle » Éditions Ouest-FranceCritique de livre. Destination : Santiago de Compostela ! Faisant preuve d’esprit de synthèse, l’érudit Patrick Huchet nous raconte plus de mille ans de pérégrinations à travers l’Europe. Tout débute au IXe siècle, lorsque est annoncée la découverte dans un champ du tombeau de saint Jacques, apôtre qui aurait migré dans la région après la mort du Christ. Les pèlerins commencent alors à affluer en Espagne, mais c’est grâce à l’action de l’évêque Diego Gelmirez que ce nouveau lieu saint devient célébrissime dans le monde chrétien au XIIe siècle.

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Critique de disque. La chanteuse semble en avoir vraiment terminé avec les obligations du show business. Elle donne à présent libre cours aux projets qui lui tiennent à cœur. Après SeanNós Nua, beau recueil d’airs traditionnels de son pays, l’Irlande, elle se tourne vers les classiques du reggae jamaïcain. Pas ces SINEAD O’CONNOR « Throw down your arms »chansons que l’on enregistre depuis des décennies afin d’animer les pistes de danse de l’île des Caraïbes, mais celles qui sont nées à l’issue de profondes méditations d’inspiration rastafarienne. Grande mystique, Sinéad O’Connor les interprète avec ferveur, de cette voix si prenante qu’on lui connaît. Même si l’on est franchement athée, il est difficile de ne pas être saisi par les reprises de « Door Peep », « Jah no Dead », « He Prayed » et autres titres écrits par Burning Spear alias Winston Rodney qui constituent la majeure partie de l’album. On y trouve aussi des airs d’Israel Vibration, Lee Perry et Bob Marley. Irlande et Jamaïque, deux îles, deux anciennes colonies britanniques, deux peuples à la forte spiritualité. La rencontre était inévitable entre la Celte chauve et les afros nattés. Dirigée par Sly & Robbie, génial tandem rythmique de Kingston, l’équipe de musiciens qui entoure Sinéad O’Connor assure impeccablement sa mission.

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Critique de disque. Les estampies, délicates compositions anonymes recueillies par les esthètes florentins du treizième siècle médiéval, font partie d’un pot commun à tous les pays européens et aux contrées du pourtour méditerranéen. On en trouve la trace un peu partout, dans des versions souvent très différentes les unes des autres. C’est ce flou artistique qui a séduit le maître es cordes pincées qu’est Agnel, musicien au parcours digne d’un troubadour. Français du Maroc, surnommé « pied rouge » comme tous ceux qui sont restés dans le pays après l’indépendance du royaume, il a est initié à la musique classique occidentale par ses parents en même temps qu’il découvre toutes les formes musicales arabes et berbères. Arrivé en France dans les années soixante-dix, il est l’un des pionniers du renouveau de la musique dite ancienne. Il joue également avec les plus ouverts des musiciens contemporains et des jazzmen. Depuis ce temps, il a approfondi sa connaissance des registres orientaux en travaillant, notamment, en compagnie d’artistes tels qu’Angélique Ionatos ou Houria Aïchi… Ce qui nous ramène à ce disque dans lequel Agnel donne sa lecture des airs florentins du Trecento.

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Dame à La Licorne - A mon seul désirDécouverte au début du XIXe siècle dans le château de Boussac (Creuse), la tenture « turque » dite de La Dame à la licorne date de la fin du XVe siècle. Elle illustre les cinq sens – le goût, l’ouïe, le toucher, la vue, l’odorat – et comporte  une sixième partie intitulée « À mon seul désir » dont l’interprétation reste incertaine. Cette œuvre est aujourd’hui présentée dans une salle du musée national du Moyen Age.

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Interview. Formidable ensemble de musique médiévale, Micrologus présente un spectacle intitulé Noces italiennes – chants et musiques de l’Ombrie dans le cadre du festival d’Île-de-France. Sa conceptrice, la chanteuse Patrizia Bovi, nous détaille le menu de la soirée qui se déroule sur la scène du joli théâtre du Garde-Chasse des Lilas avec le renfort d’une autre vocaliste, Barbara Bucci.

Que va-t-il se passer durant ces Noces italiennes ?
Le festival d’Île-de-France est dédié cette année aux nourritures terrestres et spirituelles. Mon idée était de mettre en valeur un ensemble de chants et de musiques liés à la production, la récolte et la vente de denrées alimentaires, ainsi qu’aux rituels associés à leur dégustation, notamment au cours de banquets de noces. Le programme est élaboré à partir des partitions écrites au cours des XVe et XVe siècles et de pratiques populaires des campagnes d’aujourd’hui qui ont conservé des caractéristiques très anciennes, en particulier en Ombrie. Tous ces chants évoquent la chasse, la pêche, la fabrication de fromage, les moissons, la récolte des olives, ou encore les cris des marchands. Les chants de noces sont particulièrement savoureux car ils possèdent un double sens. Ils posent des questions comme : « Qu’est-ce que va manger la mariée ? »

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