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Posts Tagged ‘Musiques d’Amérique latine’

RICHARD BONA - photo Rebecca_MeekInterview. Richard Bona a passé son enfance au Cameroun, tenté sa chance en Europe, notamment à Paris puis, contraint de partir pour des raisons administratives, s’est installé à New York où il a joué avec George Benson, Herbie Hancock, Pat Metheny, Michael Brecker… Bassiste et chanteur, il y a développé son propre style, toujours subtil et élégant, en n’oubliant jamais ses origines africaines. Le voici qui fait le lien entre ces dernières et les musiques cubaines dans un esprit latin jazz qui lui est propre, en compagnie du groupe Mandekan Cubano.

Votre nouveau projet s’intitule « Heritage »…

Il évoque les cinq siècles d’histoire des musiques cubaines. Très souvent, on a une vision plutôt vague de ce qu’est cet univers. C’est un mélange d’apports autochtones, espagnols, africains, chinois, une sorte de melting pot. La façon même dont ces musiques sont jouées rappelle cette histoire : le piano, le violon ou la trompette sont européens, les maracas amérindiens, les tambours africains… J’ai ressenti un puissant besoin de raconter cette histoire.

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Critique de disque. Voulez-vous danser le boogaloo ? Mélange de musiques afro-cubaines et de soul, auquel on a ajouté une belle rasade de jazz et une pincée de rock psychédélique, ce genre a connu son heure de gloire à la fin des années Boogaloo1960 du côté de Nueva York. Apparu après la grande époque du mambo et du cha-cha-cha et juste avant celle de la salsa, le boogaloo disparut assez vite. Comme d’autres micromouvements musicaux, tels que le rocksteady jamaïcain ou le glam rock britannique, il ne jouit d’une renommée qu’au sein de cercles restreints de connaisseurs. Et c’est bien dommage ! Cette anthologie est une parfaite initiation pour qui veut succomber aux sortilèges boogalesques. Certains des artistes qui y figurent sont fameux : Tito Puente, Ray Barretto, Willie Colon, Bobby Valentin en sont, ainsi que la diva Celia Cruz, qui nous chante Tumbaloflesicodelicomicoso. Comme le titre de cet air l’indique, le boogaloo est principalement fait pour s’amuser et danser.

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Critique de disque. Le Chávez Ravine n’existe plus. Ou plutôt, cet ensemble de quartiers de Los Angeles Est a subi une telle mutation que ses premiers habitants ne peuvent plus le reconnaître. Aujourd’hui, le stade des Dodgers a remplacé les rues et sentiers de ce secteur semi-urbain où s’étaient établies des familles de RY COODER « Chávez Ravine »chicanos, ces émigrants mexicains installés en Californie. C’est le souvenir de ce lieu que ravive Ry Cooder dans un disque singulier. Rappelons aux étourdis que ce guitariste et chanteur est une figure à part dans le show business américain. Épris de toutes les formes de musique, il a exploré avec succès – public et critique – tous les registres existant aux États-Unis, puis ceux d’autres contrées : Inde (avec V. M. Bhatt), Mali (avec Ali Farka Touré) ou Cuba (avec Manuel Galbán et le Buena Vista Social Club). Ici, il s’inspire des musiques que l’on pouvait écouter à l’époque où les citoyens de Chávez Ravine, du moins certains d’entre eux, s’élevèrent contre leur expropriation, dans les années 1950. Rock tex-mex, rhythm’n’blues, conjunto, country et jazz sont au programme, le tout étant agrémenté de touches reggae et électro. Un vrai festival !

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Critique de disque. Tisser des liens entre toutes les formes de tango inventées depuis cent ans, voilà ce à quoi Marcelo Mercadante parvient sans difficulté apparente dans ce disque envoûtant. Ce joueur de bandonéon argentin a été MARCELO MERCADANTE  « Con un taladro en el corazón »formé à Buenos Aires, notamment auprès de Juan José Mosalini que l’on connaît bien en France. Mais c’est à Barcelone qu’il vit et travaille, en particulier au sein du Quintito Porteño qui l’accompagne ici. La capitale argentine ainsi que Montevideo, ces deux cités qui se font face de chaque côté du Rio de la Plata, continuent de donner le la en matière de tango, c’est entendu. On sait aussi que Paris reste un grand pôle créatif en la matière – sans oublier Helsinki où la musique argentine passionne nombre de Finlandais. Mais, et l’Espagne ? On ne parle guère de ces artistes locaux ou émigrés argentins qui y font vivre une scène intéressante, en procédant par exemple à des mélanges entre tango et musiques ibères.

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Rue de VerneuilDossier. Les chanteurs et musiciens pop se nourrissent de leur environnement, des rumeurs de leur ville comme de la vie qu’ils y mènent. Aussi est-il passionnant d’aller sur leurs traces pour voir où ils ont passé leur enfance, fait leurs débuts, écrit tout ou partie de leur répertoire et, parfois, visiter les lieux où ils reposent. Ce dossier vous propose des parcours et une sélection de sites majeurs où vous avez de grandes chances de percevoir quelque chose de la magie qui émane ou émanait de stars mondialement célèbres telles qu’Elvis Presley, U2, Bruce Springsteen, Serge Gainsbourg ou Shakira. Nous vous indiquons également des musées qui sont dédiés à certaines d’entre elles, des Beatles à Oum Kalsoum en passant par Bob Marley et ABBA. Il y en a pour tous les goûts !

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Critique de disque. Le Venezuela jouit d’une position enviable du point de vue musical. Ce pays se situe en effet au carrefour de nombreuses cultures : afro-caraïbéennes, andines, brésiliennes, ce qui, si l’on ajoute les traditions purement locales, est susceptible de donner de sacrés mélanges. C’est ce que l’on entend d’un bout à l’autre de cette anthologie si réussie qu’elle en est emballante. VENEZUELA (World Music Network)Le groupe qui l’inaugure est emblématique. Un Solo Pueblo synthétise en effet toutes les influences susnommées sous des couleurs modernes en deux titres : Caracas, Caracas et leur grand succès Viva Venezuela. Le style criolla, lui aussi, combine plusieurs sons, mais à l’ancienne. On y sent particulièrement présents les esprits des ancêtres indiens. Mario Suárez et le Quinto Criollo le défendent à merveille. La salsa a également ses pratiquants au Venezuela, comme nous le prouvent Guaco, Dimension Latina et Oscar D’León – ce dernier étant une énorme vedette du genre. Alberto Naranjo y su Trabuco mêlent de leur côté salsa et calypso. Cocktail explosif s’il en est ! Pour sa part, d’inspiration rumba, Maracaibo 15 rappelle l’influence gitane sur les musiques latino-américaines. Quant à la veine africaine, elle est exploitée par Tambur Urbano, Grupo Barlovento, Vasallos del Sol et Raíces de Chuspa.

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Critique de disque. Genre international parti de New York dans les années 1970, la salsa s’est particulièrement bien implantée en Colombie où elle a fusionné avec de nombreux rythmes locaux comme la cumbia. L’opération n’était pas difficile à réussir étant donné ses origines afro-cubaines. Les cultures des îles et côtes hispanophones de la mer des SALSA COLOMBIACaraïbes sont très proches les unes des autres. L’anthologie présente souligne très bien les spécificités du style colombien – d’autant plus qu’elle est l’œuvre d’une compilatrice qui connaît aussi bien le pays que sa musique, Sandra Alayon-Stanton. La totalité des titres sélectionnés provient du catalogue des Discos Fuentes de Medellin, cité malheureusement plus connue pour son cartel que pour son label. Ce dernier est le plus important du pays et réunit des artistes de toutes les régions. Se dégage de l’anthologie présente une impression de vivacité extrême. Par exemple, le Bongo bongo de la bien nommée Sonora Dinamita résonne comme un défi aux danseurs les plus sveltes !

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