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Posts Tagged ‘Musiques d’Extrême-Orient’

Dossier. Espaces où se concentrent et se brassent des populations venues de divers horizons, les villes sont des lieux propices à l’émergence de formes musicales originales. Issues de cultures locales, nourries d’influences extérieures, modernisées ou respectueuses de la tradition, elles sont devenues des emblèmes de ces cités, voire d’un pays tout entier. Les découvrir au cours d’un séjour fait partie des bonheurs que l’on peut s’offrir lors de ses voyages. Nous vous invitons dans ce dossier à suivre de belles partitions à travers le monde.

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Rue de VerneuilDossier. Les chanteurs et musiciens pop se nourrissent de leur environnement, des rumeurs de leur ville comme de la vie qu’ils y mènent. Aussi est-il passionnant d’aller sur leurs traces pour voir où ils ont passé leur enfance, fait leurs débuts, écrit tout ou partie de leur répertoire et, parfois, visiter les lieux où ils reposent. Ce dossier vous propose des parcours et une sélection de sites majeurs où vous avez de grandes chances de percevoir quelque chose de la magie qui émane ou émanait de stars mondialement célèbres telles qu’Elvis Presley, U2, Bruce Springsteen, Serge Gainsbourg ou Shakira. Nous vous indiquons également des musées qui sont dédiés à certaines d’entre elles, des Beatles à Oum Kalsoum en passant par Bob Marley et ABBA. Il y en a pour tous les goûts !

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Critique de disque. Désert, steppes, montagnes… L’environnement dans lequel vivent les Mongols ne fait pas dans la demi-mesure. Leurs chants et musiques « collent » parfaitement aux paysages dans lesquels ils sont nés et où ils évoluent sans cesse (la moitié de la population est nomade). Ce disque, qui MUSIQUES DE MONGOLIE (Buda)propose un survol des traditions en vigueur dans la Mongolie d’aujourd’hui, est très bien organisé. Il débute par des chants épiques, dont une prenante ode à Gengis Khan. Ils sont principalement accompagnés d’un morin xuur (vièle à deux cordes) et d’un tobsuur (petit luth). Les chanteurs glissent aisément du rauque à l’aigu, laissant échapper d’étranges sonorités doubles. Ils emploient la technique xöömij qui permet de produire des sons diphoniques. Autrement dit, le vocaliste chante et « siffle » en même temps. L’effet est saisissant. Cet aspect de l’art vocal mongol est également répandu chez des peuples voisins, notamment ceux qui sont implantés au Sud de la Sibérie.

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Critique de disque. Pour trouver la tribu des T’boli, ce n’est pas compliqué. Rendez-vous sur l’île philippine de Mindanao, puis rejoignez la province montagneuse du South Cotabato. Là, il suffit de gagner le lac Sebu. Certes, il est nécessaire de traverser la jungle pour arriver jusque sur les terres verdoyantes FINGGUY FLANG & LUMING TUANde nos amis, mais la rencontre avec ce peuple aborigène vaut la peine que l’on se donne. Sa musique est en effet des plus intéressantes. Elle se joue notamment grâce au luth hegelung, instrument de forme oblongue dont Fingguy Flang et Luming Tuan sont des virtuoses. Avec seulement deux cordes, elles interprètent une sorte de blues rural, tel qu’on en a inventé ailleurs dans le monde, du Mississippi au Mali, en passant par les steppes d’Asie centrale.

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Critique de disque. On sait que les cultures se mélangent dans les îles du Sud-est asiatique. Mais à ce point-là ! Ce disque qui réunit des pièces musicales captées en Malaisie ne peut que ravir les amateurs de sonorités nouvelles. Enfin, si elles apparaissent comme nouvelles, c’est que le marché français ignore encore largement les musiques malaisiennes (un pays de vingt-cinq millions d’habitants d’habitants quand même !). Coup de chance, l’album présent nous offre une balade passionnante à travers les différents registres en vigueur dans cette contrée équatoriale. On a le sentiment que toute l’Asie s’y est donnée rendez-vous. Ce que c’est que les terres tournées vers la mer !

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Critique de disque. Prenant pour base la vénérable tradition du gamelan, les jeunes Indonésiens de SambaSunda proposent une musique aussi éruptive que l’île de Java, celle-là même qui les a vu naître. Ils font en effet groover les fameux métallophones et les gongs qui servent habituellement à nous plonger dans de profondes méditations. A ces instruments s’ajoutent des tambours et vents locaux, ainsi qu’un violon occidental, des percussions africaines et latino-américaines. L’album se partage entre instrumentaux épiques et doux airs chantés par la délicieuse Rita Tila. L’idée était excellente de marier des sonorités venues d’ailleurs à des pièces traditionnelles, tout en ne trahissant pas l’esprit de celles-ci. Sa concrétisation est parfaite. C’est au milieu des années 1990 qu’Ismet Ruchimat a formé ce groupe de dix-sept instrumentistes.

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Critique de disque. Audio film : tel est l’intitulé choisi par ses éditeurs pour qualifier une collection d’albums constitués d’enregistrements de sons et de musiques pris sur le vif dans une ville. Après Venise, Buenos Aires, Bâle, La Havane et d’autres, voici le réalisateur Stefan Winter à Shanghai. Le parti pris ici est de retrouver les traces du « Paris of the East ». C’est ainsi que durant la première moitié du vingtième siècle on surnommait le port chinois alors largement soumis à l’influence culturelle occidentale via les concessions française et anglo-américaine. On déambule avec Winter dans les rues de la mégalopole et on tend l’oreille aux échos du passé à travers l’atmosphère du présent. Chaque étape de cette flânerie musicale est ponctuée par un air caractéristique.

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