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Posts Tagged ‘Musiques d’Orient’

Critique de disque. De sa voix exhalant des souffles ensorceleurs, Susheela nous fait sans cesse glisser des moiteurs tropicales aux brumes septentrionales, et inversement. Après Salt Rain et Love Trap, deux albums réalisés en SUSHEELA RAMAN « Music for crocodiles »Europe, la chanteuse s’est décidée à aller enregistrer la plupart des chansons en Inde, son pays d’origine – d’autres sessions ont eu lieu en Grande-Bretagne et en France, contrée où elle s’est acquis un public fidèle. Déjà fort bien établi, le style inventé par la Tamoule Susheela Raman et son compagnon, le guitariste britannique Sam Mills, prend de ce fait des couleurs encore plus singulières. Rappelons qu’à la base, il s’agit d’un mélange de folk anglo-saxon et de traditions du sud de l’Inde. Loin de jouer la carte de l’exotisme, le couple a préféré employer les compétences des musiciens de Chennai-Madras afin que, par petites touches, ceux-ci enrichissent ses compositions volatiles. Ces dernières échappent en effet à toute tentative de définition catégorique, ce qui fait en grande partie leur charme.

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Critique de disque. Ilham Al Madfai est une de ces grandes vedettes qui subjuguent le monde arabe. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on le sait peu par chez nous. L’anthologie présente, consacrée à ses récentes oeuvres devrait ILHAM AL MADFAI « The voice of Iraq »contribuer à corriger cette anomalie. Ce chanteur et guitariste irakien est un moderniste. Dès le début des années 1960, il forme les Twisters, un groupe qui électrifie des airs traditionnels de son pays et fait swinguer la jeunesse de Bagdad, au grand dam des autorités et de sa famille. A Londres, où il s’envole pour suivre des études d’architecture, il joue dans des clubs et épate les caïds de l’époque, McCartney et Donovan en tête. De retour au pays, il introduit des influences andalouses dans la musique locale au sein de 13 1/2, une nouvelle formation restée mythique sous ces latitudes. Condamné à l’exil, bien qu’il ait opéré plusieurs tentatives de retour en Irak, Ilham Al Madfai représente l’âme de ce pays pour tous ses compatriotes.

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Rue de VerneuilDossier. Les chanteurs et musiciens pop se nourrissent de leur environnement, des rumeurs de leur ville comme de la vie qu’ils y mènent. Aussi est-il passionnant d’aller sur leurs traces pour voir où ils ont passé leur enfance, fait leurs débuts, écrit tout ou partie de leur répertoire et, parfois, visiter les lieux où ils reposent. Ce dossier vous propose des parcours et une sélection de sites majeurs où vous avez de grandes chances de percevoir quelque chose de la magie qui émane ou émanait de stars mondialement célèbres telles qu’Elvis Presley, U2, Bruce Springsteen, Serge Gainsbourg ou Shakira. Nous vous indiquons également des musées qui sont dédiés à certaines d’entre elles, des Beatles à Oum Kalsoum en passant par Bob Marley et ABBA. Il y en a pour tous les goûts !

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Critique de disque. Ah ça ! Voici une formidable collection qui va nous tenir en haleine pendant longtemps. Éditée par Buda, label qui a déjà lancé quelques fameuses séries telles qu’Éthiopiques et Angola, Zanzibara se propose de faire découvrir les musiques populaires swahili de la côte orientale africaine, du moins celles qui se rapprochent le plus de la culture arabe. A l’évidence, c’est à Zanzibar que l’onZANZIBARA peut écouter les répertoires les plus manifestement influencés par les styles égyptiens. A coup de violon, d’oud, de qanun et d’accordéon, on y pratique entre autres le taarab, une musique voluptueuse qui mène à l’extase ou, plus modestement, réconforte ses auditeurs. L’un des orchestres de l’île qui défend le mieux ce style est l’Ikhwani Safaa Musical Club (le club musical de l’amicale fraternelle), celui-là même que l’on entend sur le volume 1 de la collection. Comme ce club existe depuis un siècle, il ne manque pas de chansons sublimes à nous offrir. On fond en dégustant quelques superbes morceaux de choix portés par des musiciens et des vocalistes, hommes et femmes, qui sont là juste pour leur plaisir – la musique n’est en général pas leur métier – et le notre.

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Critique de disque. Le luth à trois est une discipline non homologuée dans le monde musical arabe. Les jeunes frères Joubran innovent donc en réunissant leurs talents respectifs. D’entrée de jeu, on est captivé par leur colloque de virtuoses. Cependant, ils ne font pas partie de ces instrumentistes qui en TRIO JOUBRAN « Randana »imposent par de vaines prouesses. Leur propos est d’exprimer des sensations profondes le plus justement possible, pas d’épater la galerie. En pinçant les cordes de leurs ouds – l’oud est la forme arabe du luth -, ils expriment leur idée de la beauté et de la douceur, avec autant d’assurance que de sensibilité. La mise en place de Samir, Wissan et Adnan est époustouflante de précision. On a connu des frères moins unis ! Tous trois sont nés à Nazareth, ville palestinienne incluse dans l’État d’Israël – dont ils ont la nationalité – au sein d’une famille très musicienne – la mère chanta et le père est un luthier réputé. L’aventure scénique commence dans les années 1990 lorsque Samir, formé à Nazareth et au Caire, part sur les routes moyen-orientales, puis européennes. Partout, on le fête et, bien vite, il collabore avec des poètes – dont Mahmoud Darwish -, des cinéastes et des chorégraphes, notamment en France. Il est ensuite rejoint par Wissan pour former un duo, lui aussi très apprécié et enfin par Adnan.

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Critique de disque. Des pièces pour piano d’Erik Satie jouées par un orchestre oriental, il fallait y penser. Dépassant le stade de la bonne idée, les musiciens de l’ensemble Sarband parviennent à concrétiser leur projet sans commettre une quelconque faute de goût. Dès le premier titre, le GnossiennENSEMBLE SARBAND « Satie en Orient »e n° 1, on sent que la partie est gagnée. On se prend à songer que le compositeur français est allé trouver son inspiration en Ouzbékistan, où l’on pratique le noble art du maqâm, la hiératique musique savante du cru, au terme d’un long voyage à dos de chameau. Plus loin, les parfums d’Arabie ou de Grèce se font sentir… C’est pourtant à Paris et à Arcueil qu’Erik Satie (1866-1925) a vécu et travaillé. Cependant, on sait combien le fantasque et fantastique musicien eut l’esprit rêveur.

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Critique de disque. Rimitti est un phénomène. A 80 ans passés, cette grande dame du raï en remontre à la plupart des chebs et chebbas du moment en matière de feeling. Il faut dire qu’elle a largement dessiné les contours du genre. CHEIKHA RIMITTI « N’ta goudami »Ce n’est pas en vain qu’on qualifie de cheikha, c’est-à-dire « maîtresse », cette femme d’expérience qui a débuté sa carrière dans les années 1930 comme danseuse, puis chanteuse aussi bien lors de fêtes religieuses, de mariages que dans des lieux de perdition. Rimitti, son surnom, vient, rappelons-le du fait que dans les bars où elle se produisait, elle incitait les clients à remettre ça… Avec les musiciens et d’autres vocalistes de sa génération, Saâdia Bedief – c’est son vrai patronyme – a créé le raï, mélange de thèmes d’origine bédouine et de musique arabo-andalouse.

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