Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Musiques du monde’

Dossier. Espaces où se concentrent et se brassent des populations venues de divers horizons, les villes sont des lieux propices à l’émergence de formes musicales originales. Issues de cultures locales, nourries d’influences extérieures, modernisées ou respectueuses de la tradition, elles sont devenues des emblèmes de ces cités, voire d’un pays tout entier. Les découvrir au cours d’un séjour fait partie des bonheurs que l’on peut s’offrir lors de ses voyages. Nous vous invitons dans ce dossier à suivre de belles partitions à travers le monde.

(suite…)

Read Full Post »

Festival d’AvignonDossier. Chaque été, la France prouve qu’elle est une terre de festivals. Nous vous indiquons ici quelques-uns des plus importants rendez-vous. Ils sont au nombre de dix, mais une vingtaine d’autres événements ont été ajoutés, en bref. La liste aurait pu être encore beaucoup plus longue… Les formes musicales les plus actuelles sont dominantes, mais pas au point que le rock ou la chanson parviennent à éliminer tous les autres genres. Les aficionados de reggae, de jazz, d’électro, de musiques classique ou « world » ont également de quoi agrémenter leurs loisirs estivaux. Idem pour les amateurs de théâtre.

(suite…)

Read Full Post »

festival de carcassonneDossier. Un excellent programme qui se décline dans un lieu hors du commun : tels sont les deux critères retenus dans la sélection de festivals estivaux français que routard.com vous propose ci-dessous. Au plaisir d’écouter de la bonne musique ou de voir évoluer des comédiens remarquables s’y ajoute le spectacle qu’offre un site d’une beauté exceptionnelle.

(suite…)

Read Full Post »

Hadouk QuartetInterview. Formation très originale créée voilà dix-sept ans, le Hadouk Trio se métamorphose en quartette. Son jazz est unique, nourri qu’il est par une excellente connaissance des musiques orientales tout autant que par l’imagination débridée de ses membres fondateurs, Loy Ehrlich et Didier Malherbe. Ce dernier évoque pour nous l’évolution de son groupe, ainsi que son demi siècle d’expérimentations musicales.

÷

Qu’est-ce qui vous a amené à vous intéresser aux musiques extra-européennes ?

À la fin des années 1950, j’étudiais à la Sorbonne tout en étant saxophoniste dans les clubs de jazz. C’est un voyage en Inde, en 1962, qui a changé le cours de ma vie. J’y suis allé par intérêt pour la spiritualité de ce pays et j’y ai découvert un univers musical qui m’a passionné. Et cette passion pour les musiques d’ailleurs, orientales notamment, ne m’a jamais quitté, y compris lors de mon travail au sein de Gong dans les années 1970.

(suite…)

Read Full Post »

Rue de VerneuilDossier. Les chanteurs et musiciens pop se nourrissent de leur environnement, des rumeurs de leur ville comme de la vie qu’ils y mènent. Aussi est-il passionnant d’aller sur leurs traces pour voir où ils ont passé leur enfance, fait leurs débuts, écrit tout ou partie de leur répertoire et, parfois, visiter les lieux où ils reposent. Ce dossier vous propose des parcours et une sélection de sites majeurs où vous avez de grandes chances de percevoir quelque chose de la magie qui émane ou émanait de stars mondialement célèbres telles qu’Elvis Presley, U2, Bruce Springsteen, Serge Gainsbourg ou Shakira. Nous vous indiquons également des musées qui sont dédiés à certaines d’entre elles, des Beatles à Oum Kalsoum en passant par Bob Marley et ABBA. Il y en a pour tous les goûts !

(suite…)

Read Full Post »

Dossier. La Bretagne est une terre bénie pour les voyageurs épris de découvertes musicales. Les festivals y abondent en effet chaque été. Voici une sélection de quelques grands rendez-vous aptes à satisfaire les amateurs de rock, de rap, d’électro, de chanson ou de « musiques du monde », à commencer bien sûr par celles qui viennent de Bretagne ! Ce qui les unit : la qualité des artistes programmés et les efforts engagés pour que règne une bonne ambiance durant chacun d’eux.

(suite…)

Read Full Post »

Liste des critiques de disques publiées sur ce blog.

Avec liens.

Classées de A à Z .

(suite…)

Read Full Post »

Dossier. Swinguer à la tsigane ou à l’afro, planer à l’indienne ou à la japonaise, danser du ventre ou collé-serré : à Paris, rien n’est impossible ! Chaque jour, des artistes venus de tous les continents proposent leurs musiques à un public qui a soif de découvertes. Quelle chance de pouvoir entreprendre un tour du monde sans même quitter l’Île-de-France !

÷

Les Parisiens le savent-ils ? Leur cité est depuis plus d’un siècle un important carrefour des musiques du monde. La « Ville lumière » a en effet attiré nombre d’artistes en tout genre cherchant le moyen de Etats généraux des musiques du monde Zone France et Mondomixvivre de leur talent – les premiers, d’ailleurs, furent les tsiganes. D’autres, incompris ou rejetés dans leur pays ont trouvé sur les bords de Seine un refuge (plus ou moins) bienveillant. Et puis, accompagnant les vagues successives d’immigration, des chanteurs et instrumentistes se sont installés à Paris et en périphérie. Un ouvrage de plusieurs milliers de pages suffirait à peine à détailler les rencontres et les échanges qu’a permis ce brassage permanent.
(suite…)

Read Full Post »

Critique de disque. Un nouvel album de Crumb ? Oui, mais pas de bandes dessinées. Le fameux créateur de Fritz the Cat n’est pas que graphiste. C’est aussi un collectionneur compulsif de 78 tours – doublé d’un musicien, joueur de banjo, notamment au sein des Primitifs du Futur : mais ceci est une autre histoire. Avec cet album, il nous fait un cadeau exceptionnel : vingt-quatre enregistrements de chanteuses extraits de sa prodigieuse collection. Toutes sont originaires de pays chauds, d’où le titre choisi pour son anthologie – lequel est aussi un clin d’œil aux personnages que Crumb dessine depuis plusieurs décennies, au grand plaisir des amateurs de formes féminines rebondies. Le disque démarre en Louisiane et se conclut à Tahiti. Entre ces deux étapes, suivant un parcours géographiquement cohérent, on passe en Amérique latine, dans les Caraïbes, en Europe méditerranéenne, au Maghreb, en Afrique centrale, à Madagascar et en Asie ! Bien que l’on saute évidemment d’un style musical à l’autre, le choix effectué donne l’impression d’entendre un ensemble unique de vocalistes dont le répertoire serait très large. Voilà un authentique disque de musique – sans « s » – du monde.

(suite…)

Read Full Post »

reggae-selectorDossier. Il y a plusieurs portes dans la maison du reggae. Ouvrons-en quelques-unes. Point par point, vous trouverez dans ce dossier les principales étapes de l’évolution de la musique jamaïquaine depuis les années 1960. Au terme de ce parcours, vous est proposée une liste de disques hautement recommandables, enregistrés par les plus importants artistes.

(suite…)

Read Full Post »

Dossier. Ce dossier couvre mille ans d’histoire de la musique ! Des troubadours à Manu Chao, Musiques du mondeles échanges entre musiciens de toutes les cultures furent et restent très importants. Toujours, les mélomanes ont apprécié les sons nouveaux… Lesquels, en fait, sont souvent anciens, qu’ils viennent d’ici ou de là-bas. Le point de vue se fait depuis la France pour que chaque lecteur puisse retrouver ses repères les plus familiers au cours de ce voyage à travers le temps et le monde.

(suite…)

Read Full Post »

Dossier. À 100 ans bien sonnés, le tango est en pleine santé. À la fois danse et musique, il continue de passionner des millions d’aficionados à travers le monde. Partout, on apprécie tout autant ses formes les plus anciennes que ses résurgences modernistes.

÷

le tango, René Gruau, 1910Voilà soixante-dix ans, une étonnante rencontre a eu lieu entre deux immenses figures de la musique argentine. On est à New York, un jeune bandéoniste de 13 ans joue devant le chanteur Carlos Gardel, un ami de ses parents. Le petit Astor Piazzolla ignore presque tout du tango et a à peine conscience d’avoir devant lui une grande vedette. Séduit par le talent du muchacho, Gardel l’embauche pour figurer dans son prochain film, El día que me quieras. Et surtout, il lui propose de participer à sa prochaine grande tournée qui va bientôt démarrer. Piazzolla est retenu à New York et regrette de ne pas avoir rejoint l’orchestre de Gardel. Pourtant, c’est durant ce périple que l’avion du chanteur s’écrase avec ses musiciens le 23 juin 1935 sur l’aéroport de Medellin, en Colombie…

Aujourd’hui, personne ne les a oubliés. Ni l’un, ni l’autre. Signe supplémentaire que le tango n’a pas fini de nous faire danser et de nous émouvoir.

(suite…)

Read Full Post »

bahiaDossier. Ne dites plus : « J’aime – ou je déteste – LA musique brésilienne ». C’est en effet un non-sens, car LES musiques du Brésil sont d’une grande variété. Chaque région, chaque ville, chaque époque possède ses genres, styles et artistes originaux. Ce dossier tente de donner quelques clés pour ne pas se perdre dans cette jungle qu’habitent d’innombrables musiciens et chanteurs, qu’ils soient simples troubadours ou superstars.

÷

Dans ce pays dont la population, et donc les cultures, se croisent ou se mêlent, tout est bon pour faire de la musique, chanter et danser : fêtes privées et publiques, célébration d’un saint, exécution d’un rite animiste… Cela fait cliché, n’est-ce pas ? Mais, c’est que les clichés ont parfois un fond de vérité ! Tenez, prenez celui qui nous donne à penser que le carnaval est l’un des grands temps forts de la vie brésilienne, et cela en tous points du territoire. Et bien, il est conforme à la réalité car, tous les ans en février, le pays connaît des jours de folie. C’est lors de ces défilés colorés que sont testés bon nombre d’airs qui deviendront des tubes dans le pays et parfois au-delà.

La vitalité des musiques du Brésil est époustouflante, les talents se renouvellent sans cesse et permettent au show-business local de rester dynamique face aux déferlantes anglo-saxonnes. Alors que l’on célèbre l’année du Brésil en France, l’occasion était excellente pour que routard.com se penche et tombe dans la marmite bouillonnante des musiques du pays aux mille rythmes !

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Excellent batteur, Manu Katché a joué avec la plupart des vedettes françaises et pour un certain nombre de stars anglo-saxonnes telles que Sting et Peter Gabriel. Passant d’un univers musical à l’autre, il n’en a pas oublié pour autant le sien. Avec de passionnants jazzmen européens, il a enregistré Neighbourhood, un bel album conçu comme une invitation au voyage.

÷

« J’ai d’abord fait pas mal de photos, puis j’ai laissé tomber pour juste regarder »

Quelle place prend le voyage dans votre vie de musicien ?
Je pense qu’à ses débuts, tout jeune musicien cherche à être connu et entendu, bien sûr, mais aussi à voyager. Et quand ça marche, si tu as cette chance, c’est très agréable. J’ai fait plusieurs fois le tour de la planète avec des artistes différents. C’est génialissime, parce que dans ce cas, tu voyages dans des conditions optimum. Tu es chouchouté : transporté en vol commercial, parfois en vol privé, tu arrives dans des hôtels extrêmement confortables, avec souvent un ou deux jours pour te promener. En plus, quand les gens savent que tu es en ville, plein de musiciens viennent te voir pour te faire écouter leur disque, discuter avec toi devant un café. C’est une porte d’entrée formidable parce qu’ils te proposent de t’emmener là où ils habitent. Tu as alors accès directement au cœur même d’une ville ou d’un pays.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Ancien membre du groupe folk Malicorne, Hughes de Courson a surpris son monde en concrétisant à plusieurs reprises une idée folle : marier les musiques d’un compositeur classique à celles d’homologues populaires. Grâce à lui, Bach est allé en Afrique, Vivaldi en Irlande et Mozart en Égypte. Il nous confie son intérêt pour les musiques traditionnelles et ses coups de cœur pour des villes comme Le Caire et Sofia où a été principalement enregistré le second volume de Mozart l’Égyptien.

÷

D’ vient votre grand intét pour les musiques du monde ?
Cela remonte à longtemps. J’ai grandi en Espagne et la première musique qui m’a ébloui, c’est le flamenco, un genre hybride. Après avoir joué un peu de rock, j’ai fait partie de Malicorne avec Gabriel Yacoub, groupe qui était théoriquement versé dans le folklore français. En fait, nous l’avons en quelque sorte réinventé en nous inspirant notamment des polyphonies sardes et bulgares. À cette époque, dans les années 1970, nous étions quelques-uns à nous passionner pour les musiques d’ailleurs, à collectionner des disques et à rapporter de nos pérégrinations des instruments, ainsi que des adresses de musiciens.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. I Muvrini (Les Mouflons) se sont regroupés à la fin des années 1970 sur la crête du mouvement folk alors florissant. C’était aussi le temps du renouveau autonomiste et nationaliste corse. Leurs chants polyphoniques, bientôt arrangés dans un style pop, ont séduit au-delà du public insulaire. Très vite, leur renommée les a fait devenir de grosses vedettes dans le genre world music. Que font les Mouflons quand ils quittent leurs montagnes ? Jean-François Bernardini, leur chanteur leader, raconte ci-dessous quelques souvenirs d’escapade à l’occasion de la sortie de l’album Umani.

÷

« C’est toujours émouvant et très gratifiant de voyager avec sa musique »

Qu’est-ce que le voyage pour vous ?

Nous tournons beaucoup, ce qui n’est pas exactement la même chose que se déplacer pour le plaisir. Cela dit, c’est toujours émouvant et très gratifiant de voyager avec sa musique. Nous revenons de Roumanie, c’était un pays dans lequel nous n’étions jamais allé. Nous avons chanté place de la Révolution à Bucarest à l’occasion de la Fête de la Musique. Cela a été une rencontre très très belle avec un peuple, un pays, une terre que l’on croit étrangère et qui ne l’est pas autant que cela – nos langues ne sont pas si lointaines. La musique nous offre ce privilège de rentrer dans des ailleurs où l’on trouve immédiatement l’hospitalité et l’écoute de l’autre.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Insaisissable, Martin Meissonnier est à la fois journaliste, réalisateur, musicien, agent, tourneur et producteur. Côté médias, on a lu, entendu et vu ses travaux dans Libération, sur France Musique, Arte (Megamix), Canal + (La Guerre radioactive secrète), La Cinquième (Paroles de juges), etc. Pour la musique, Don Cherry, Fela, King Sunny Adé, Khaled, Papa Wemba, Amina, Arthur H, Alan Stivell et quantité d’autres ont été ses heureux comparses. Un sacré palmarès pour ce musicien qui a, en son nom, obtenu de beaux succès (spectacle de Decouflé pour l’ouverture des J. O. d’Albertville, générique des Guignols, musiques de film…). Voilà comment on peut tenter de cerner les activités de cet artiste éclectique qui fut, et reste, à la pointe de l’innovation en matière de world music. Par exemple, grâce à lui, les Nigérians Fela et Sunny Adé ont grandement élargi leur audience. Ce fut aussi le cas de Khaled, dont l’album enregistré avec Safy Boutella est d’ailleurs historique – avec Kutché, le raï s’est définitivement ouvert au monde. En 2001, il n’est pas surprenant de retrouver notre inlassable passeur en tant que concepteur d’un ébouriffant disque qui opère une synthèse parfaite entre reggae et raï. La sortie de ce disque intitulé Big Men, qui marque le grand retour de Meissonnier à la production, nous donne l’occasion d’aller voir cet impénitent nomade dans son home studio pour qu’il nous raconte comment il associe deux de ses passions : la musique et les voyages.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Fondateur du très renommé label discographique Ocora, Charles Duvelle enregistre depuis quarante ans des musiciens traditionnels partout dans le monde, qu’ils soient professionnels ou pas. Après avoir quitté Ocora, il s’est consacré à la composition, puis est revenu à l’édition de disques avec la collection Prophet. Alors que cette dernière se boucle avec un quarantième volume, Duvelle, électron libre de l’ethnomusicologie, nous raconte son aventure.

÷

« J’ai eu, je pense, un choc comparable à celui des peintres du début du vingtième siècle, lorsqu’ils ont été confrontés aux arts dits primitifs »

Peut-on dire que vous êtes un ethnomusicologue ?

Être ethnomusicologue, c’est faire un peu d’ethnologie, d’ethnographie et de musicologie. Moi, je suis avant tout pianiste et compositeur. C’est donc en tant que musicien que j’ai voyagé et enregistré des musiques traditionnelles. J’ai cherché à les aborder le mieux possible, sans préjugé. Pas à les comprendre ou à les expliquer, car je ne pense pas que l’on puisse avoir cette prétention. Quitte à choisir une étiquette, je préfère le terme de musicologue. On devrait appeler ethnomusicologues les gens qui s’occupent d’une petite chose de la musicologie. Or ce qui est censé être de l’ethnomusicologie, c’est l’étude des musiques pratiquées par 95% de l’humanité, tandis que ce que l’on nomme musicologie est consacré aux œuvres des 5% qui restent. Berlioz, par exemple, relève plus de l’ethnomusicologie que l’étude de la musique chinoise. Cette dernière représente un grand pan de l’humanité, alors que Berlioz est un microphénomène de la musique du monde.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Depuis 1989, grâce à Philippe Conrath, un vent chaud souffle sur la région parisienne durant la période de Noël. Africolor, le festival qu’il organise avec une petite équipe, réunit chaque année de nombreux spectateurs français et africains venus assister aux concerts donnés par d’excellents artistes du continent noir. Ils se déroulent dans plusieurs salles à taille humaine disséminées dans la Seine-Saint-Denis – dont le TGP, berceau d’Africolor. Durant ses années de journalisme à Actuel et Libération, Philippe Conrath a contribué à l’émergence des musiques africaines dans le paysage sonore français. Le festival et les tournées Africolor, ainsi que le label spécialisé Cobalt qu’il dirige, poursuivent cette belle histoire d’amour. Tout a commencé lorsqu’un jeune routard, attiré par une musique envoûtante, a posé son sac pour comprendre d’où elle venait…

÷

« Ce sont à la fois les artistes et le public qui m’ont fait comprendre les musiques africaines »

Vous souvenez-vous du moment où vous êtes tombé sous le charme des musiques africaines ?

C’était en 1975, j’avais 25 ans et je faisais le tour de l’Afrique de l’ouest à pied et en camion. Je suis tombé sur un concert de l’Ensemble instrumental du Mali à Sikaso. Cela a été un choc énorme. C’était une musique que j’entendais partout sur des cassettes ; mais quand j’ai vu ces 30 musiciens et chanteurs, je me suis rendu compte que cette musique essentiellement présentée comme rythmique était en fait une musique symphonique employant des gammes inédites. Elle avait un charme et une force extraordinaires. J’ai eu envie d’en savoir plus.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. C’est l’un de ces journalistes qui, depuis le début des années 1980, ont accompagné et suscité l’émergence des « musiques du monde » en France. À coup d’enquêtes, de reportages, d’interviews et de critiques de disques, ils ont méthodiquement défriché un terrain méconnu, en commençant par l’Afrique. Le Guide Totem – Les Musiques du Monde, que François Bensignor a dirigé et largement rédigé pour les éditions Larousse, est la somme de vingt années de découvertes.

÷

Que signifie le terme « musiques du monde » ?

Il désigne un ensemble très hétéroclite de musiques ayant pour spécificité d’avoir une relation avec des racines culturelles. En fait, il s’agit d’un terme marketing. Il sert à regrouper des pièces de traditions orales attachées à un répertoire particulier, des pièces de collectage d’ethnomusicologues, des œuvres des grands répertoires de musique savante non occidentale, des productions contemporaines de musiques populaires plébiscitées dans leur pays d’origine, ainsi que des musiques actuelles issues de métissages, des fusions et des rencontres entre musiciens de différentes cultures.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Chanteur amoureux des musiques brésiliennes, Pierre Barouh a pu, grâce au succès de la musique du film Un homme et une femme et à travers son label Saravah, réaliser des disques à la fois libres, beaux et novateurs, dans lesquels se mélangent souvent la chanson française, les musiques du monde et le jazz. Nous le rencontrons à l’occasion de l’édition en dvd de Saravah, un carnet de voyage musical filmé que Barouh a réalisé au Brésil en 1969 et 1998.

÷

« C’est comme ça que je me suis retrouvé sur un cargo à laver des assiettes »

Comment est né votre amour pour les musiques brésiliennes ?

En 1959, je suis parti à Lisbonne, guitare à l’épaule. J’y ai d’abord vécu chez une famille de pêcheurs qui m’avait adopté. Puis, grâce à des jeunes avec lesquels j’avais joué au volley-ball sur la plage – j’avais un très bon niveau à l’époque -, j’ai décroché un job d’entraîneur pour le lycée français ainsi qu’une petite piaule. Ce qui m’a permis de faire mon trou, de connaître les réseaux souterrains, de me faire des copains comme Mario Alberto, un peintre anar que j’adorais. Grâce à lui, j’ai commencé à chanter dans un restau italien, le Sorrenzo. Un jour débarque Sivuca, un musicien noir albinos, mythique au Brésil. C’est par lui que je suis devenu fou de musique brésilienne, car il m’en a fait découvrir la richesse.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Devenu une grosse vedette en très peu de temps, au milieu des années 1970 (« Bruxelles » a été et reste un énorme tube), Dick Annegarn a rompu net avec le show business au bout de quelques années. Et en le faisant savoir, attitude extrêmement rare et lourde de conséquences. Installé dans une péniche sur les bords de Marne à Noisy-le-Grand, il a tenté de concilier ses aspirations politiques, sociales et artistiques en fondant un lieu d’échanges libertaire ouvert sur la cité et les cités. Quand il est revenu à la chanson, le folk urbain de ses débuts s’est mué en un blues jazz très personnel qui met en valeur des lyrics toujours surprenants. Nous rencontrons ce Hollandais francophone alors que sort Un’ombre, disque dans lequel on trouve beaucoup de références à des choses vues au cours de voyages, singulièrement au Maroc où il passe chaque année plusieurs mois dans un village situé dans les terres, à 30 kilomètres d’Essaouira. L’artiste qui avoue se chercher « une famille imaginaire » s’est lié d’amitié avec la tribu de Mohand, un troubadour berbère en qui le « commerçant » hollandais a trouvé un frère avec qui tenir parole.

÷

« Je vais quasiment toujours dans les mêmes pays, en pensant m’y installer, peut-être »

Qu’est-ce que le voyage pour vous ?

Dans le voyage il y a une notion de vacance, donc de vide : on va ailleurs, sans destination. Ce qui n’est pas vraiment mon cas, car depuis dix ans, je vais quasiment toujours dans les mêmes pays, en pensant m’y installer, peut-être. Il y en a de très poétiques comme la Hongrie, la Tchécoslovaquie ou le Cambodge, où je pensais ouvrir un studio et un atelier de couture. J’ai une douzaine de projets inaboutis chez moi. Mes voyages sont des quêtes dont la finalité se détermine avant ou après. Comme mes chansons, qui sont des voyages poétiques : je me donne un sujet, je l’étudie et ensuite j’écris.

(suite…)

Read Full Post »

Événement. Chaque année, entre été et automne, le Festival d’Île-de-France concilie deux formes de découvertes, celle de musiques passionnantes et celle de superbes sites du patrimoine architectural de la région parisienne. Le programme, toujours riche en surprises, vous fait lors de cette édition vous balader autour de la capitale entre le 5 septembre et le 12 octobre 2008 sur des routes vous menant en fait aux bouts du monde…

(suite…)

Read Full Post »

Dossier. 2La Lettre du Musicien0 fiches rédigées à l’occasion du 20e anniversaire du salon MUSICORA et de la revue LA LETTRE DU MUSICIEN.

÷

Sommaire

Édition musicale • Éducation nationale • Musicora 2004Enseignement spécialisé • Événements • Festivals & Concerts • Formation professionnelle & Concours • Gestion des droits & Aides • Gouvernement de la musique • Instruments • Jazz • Mécénat • Médias • Musique baroque • Musique contemporaine • Musique enregistrée • Musiques traditionnelles et du monde • Nouvelles tendances • Orchestres • Pratique musicale amateur • Salles, création & rénovation

(suite…)

Read Full Post »