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Posts Tagged ‘Musiques singulières’

Interview. Voici un printemps très florissant pour la pianiste Vanessa Wagner qui donne Inland, son nouveau projet en solo consacré à des œuvres minimalistes, retrouve son confrère violoniste Augustin Dumay pour une nouvelle conversation à deux, puis participe à un concert orchestral avec Les Solistes Français.

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Inland fait suite à Statea, programme également consacré à la musique qualifiée de minimaliste, réalisé avec le musicien électro Murcof…

Qui était constitué de pièces de compositeurs de Satie, Cage, ou Adams. Dans le même esprit, mais seule cette fois, j’explore ce répertoire très prolifique en mettant en avant des musiciens pour beaucoup peu connus comme Bryce Dessner, William Susman ou Nico Muhly, aux côtés de plus célèbres tels que Moondog, Philip Glass, Michael Nyman ou Wim Mertens. C’est une sorte de voyage au cours duquel s’enchaînent des atmosphères différentes, quoiqu’une certaine mélancolie se dégage de ces morceaux intimistes. Il n’y a pas si longtemps que j’ose jouer des œuvres de ce répertoire, même si j’en écoute depuis un bon moment. J’essaie de trouver un équilibre entre l’interprétation de ces pièces et d’autres, appartenant aux domaines classiques, de même que j’aime travailler avec des artistes de diverses disciplines, ou me produire dans des lieux inattendus. Sortir de sa zone de confort est une bonne chose.

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Interview. Pianiste aventurier, Wilhem Latchoumia propose un récital sur le thème du « silence dans le son » ! On sait que l’absence de son joue un rôle important en musique et c’est avec des œuvres de Cowell, Dubedout et Scelsi qu’il le démontre ce soir entre les murs d’une galerie d’art, cadre qui se prête bien à l’écoute attentive de cet artiste.

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Vous venez d’enregistrer un album dans lequel vous mélangez des pièces issues du Cendrillon de Prokofiev à d’autres de Henry Cowell, compositeur surprenant de la première moitié du 20e siècle, lequel est au programme de votre récital…

Ce qui fait cohabiter deux mondes féeriques, Cowell s’étant beaucoup penché sur des traditions irlandaises empreintes de magie, ainsi que de spiritualité. Pour le récital, j’associe quelques-unes de ses pièces à des œuvres de Scelsi et Dubedout ayant elles aussi des liens avec la spiritualité, hindou notamment.

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Interview. Une série de jeunes athlètes de la musique vont participer à un Bach Marathon, afin de confronter leur esprit créatif à celui du génial Jean-Sébastien. Sans prendre de grands risques, gageons que ce dernier comme ses lointains héritiers sortiront vainqueur de l’épreuve étant donné la qualité des artistes présents : Thomas Enhco (piano) et Vassilena Serafimova (marimba), Francesco Tristano (piano) et Federico Nitti (vidéo), Arandel (machines), ainsi que Electric Rescue (machines électroniques) et Gaspar Claus (violoncelle), lequel évoque pour nous sa contribution à cette très originale soirée.

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Qu’allez-vous jouer durant le Bach Marathon ?

Une pièce d’une trentaine de minutes intitulée « Variations », imaginée autour d’œuvres de Bach, comme le prélude de la Première Suite. L’idée était de les faire entrer en collision avec un autre type de musique, électronique en l’occurrence, de manière un peu punk mais tout en en restant admiratif. Cela peut être jugé blasphématoire, mais j’assume !

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nicolas-horvath-c-sakuya-okayasu-8Interview. Pour Nicolas Horvath le titre de la manifestation artistique Nuit blanche prend tout son sens ce 1er octobre. Durant plus de 12 heures, il va jouer tout l’œuvre pour piano du compositeur états-unien Philip Glass (né en 1937). Il n’en est pas à son coup d’essai. On l’a déjà vu accomplir cette prouesse dans différents lieux où il a donné ce programme ou Vexations de Satie.

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Pour qui ne connaît pas la musique de Philip Glass, pouvez-vous nous la définir ?

On la dit répétitive car elle donne l’impression de l’être. En fait, à chaque répétition d’une cellule, celle-ci est transformée de manière quasi imperceptible. Cette musique, comme celles qui sont composées par d’autres minimalistes de la même génération, est à rapprocher de ce qui se fait dans le domaine classique indien, notamment.

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Sylvain Rifflet - Photo Sylvain_Gripoix_Creation_manteau_Tiphaine_MartinInterview. Son jazz singulier est des plus envoûtants. En ouverture du Paris Jazz Festival, qui se déroule jusqu’au 31 juillet, le saxophoniste Sylvain Rifflet fait raisonner ses Mechanics dans le cadre bucolique du Parc floral. Comment a-t-il conçu ses superbes petites machineries musicales ? C’est ce qu’il nous explique.

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Mechanics : d’où vient ce titre ?

Je trouvais amusant d’évoquer la mécanique, au sens garagiste du terme, en intitulant de cette façon l’ensemble de mes nouveaux morceaux, alors que ces petites structures que nous avons élaborées n’ont en fait rien de prosaïque.

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UTE LEMPERInterview. Chanteuse et comédienne allemande, Ute Lemper interprète durant deux concerts des œuvres de Kurt Weill (1900-1950), la plupart écrites avec Bertolt Brecht, au cours d’une week-end Vienne et Berlin organisé par la Philharmonie de Paris. Le premier est consacré aux compositions pour orchestre, le second prend la forme d’un récital en trio.

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Qu’est-ce qui vous attire depuis si longtemps dans la musique de Kurt Weill ?

Il est vrai que l’enregistrement de mon premier disque qui lui était consacré remonte à 1985. L’exploration de son répertoire a constitué la base de mon travail scénique, lequel est passé aussi par la redécouverte continue de quantité d’artistes importants victimes des nazis, en particulier ceux qui étaient juifs. Pour moi, la musique de Weill est très associée à Brecht. Ensemble, ils ont écrit des œuvres émouvantes, expressionnistes et satiriques qui ont toujours la pêche. Avec eux, le rapport entre musique et texte est absolument formidable.

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ISABELLE OLIVIERInterview. La harpiste Isabelle Olivier joue dans le domaine du jazz et des musiques improvisées, mais elle s’aventure aussi du côté des mélodies celtiques, des répertoires classiques et d’autres univers encore… La voici qui nous présente la première étape d’un magnifique projet inspiré par le conte Le Baron perché d’Italo Calvino. Intitulé Don’t Worry, Be haRpy, il s’agit d’un opéra qui synthétise ses influences. Elle en donne ce soir une première version pour harpe, contrebasse, batterie, sons acoustiques et électroniques.

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Le titre de votre projet rappelle celui du succès de la chanson « Don’t Worry, Be Happy » de Bobby McFerrin qui, comme vous, part du jazz pour créer une musique inclassable…

C’est un musicien total, hors catégorie, dont je me sens proche de la démarche. J’ai exploré de nombreux univers musicaux sans savoir précisément dans quelle direction cela allait m’emmener.

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