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Posts Tagged ‘Opéra’

Interview. L’Opéra-comique va rouvrir ses portes en mars après travaux, mais son premier spectacle est donné au Châtelet, salle qui va elle-même ensuite fermer afin que soient effectués d’autres travaux… Vous suivez ? Donc, voici Fantasio, une œuvre d’Offenbach qui renaît 150 ans après sa création, grâce à un minutieux travail de reconstitution de sa version originale. Le thème : le jeune Fantasio se fait passer pour un bouffon défunt qu’aimait une princesse. C’est Laurent Campellone qui dirige cet opéra.

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En quoi consiste la reconstitution de cet opéra ?

Cela fait une vingtaine d’années que Jean-Christophe Keck travaille sur les partitions d’Offenbach. Ce qu’il a reconstitué, c’est l’œuvre originale créée à Paris en 1872, dont la partition fut partiellement détruite lors d’un incendie. Ce fut un échec public, son compositeur étant victime du succès phénoménal qu’il avait connu durant le Second Empire, régime qui venait juste de disparaître. Offenbach modifia ensuite sa partition, notamment en confiant le rôle-titre à un ténor au lieu d’une mezzo, son choix initial.

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Interview. Les opéras baroques permettent souvent de produire des spectacles féeriques. C’est le cas de Didon et Énée, chef-d’œuvre de l’Anglais Henry Purcell datant de 1689. La production présentée à Versailles, qui est mise en scène par Cécile Roussat et Julien Lübek, se compose notamment de danses, de mimes, d’acrobaties et d’effets spéciaux théâtraux. En ce qui concerne la musique, c’est Vincent Dumestre qui tient la baguette à la tête de son ensemble, le Poème Harmonique. L’intrigue : les amours contrariées de Didon, reine de Carthage, et d’Énée, prince de Troie.

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Quelle place tient Didon et Énée dans l’histoire de la musique ?

C’est le seul opéra qu’a composé Purcell. Il a pour particularité d’être très court, d’une grande densité. On ne s’y perd pas en histoires secondaires comme c’est souvent le cas dans d’autres œuvres lyriques. Le livret de Nahum Tate et la musique font preuve de force et de simplicité. Amour, devoir, fatalité… Ses thèmes nous parlent encore aujourd’hui.

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Interview. La grande mezzo Karine Deshayes nous plonge dans l’histoire de l’opéra à travers des airs exposant différents types d’héroïnes. Elle est accompagnée pour cela de sa consœur Delphine Haidan, du pianiste Dimitris Saroglou et du journaliste Jean-Michel Dhuez, de Radio Classique, qui apporte un éclairage sur les morceaux interprétés.

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karine-deshayes-c-aymeric-giraudelEst-ce que l’on peut qualifier ce spectacle de récréation pour vous qui vous produisez dans de grandes productions d’opéra ?

Pourquoi pas, à ceci près qu’il est préparé avec autant de sérieux qu’une prise de rôle ! Ce spectacle, comme tous ceux que je réalise avec Delphine Haidan est conçu pour nous rapprocher du public, notamment des gens qui n’osent pas aller à l’opéra. Nous leur disons en quelque sorte : venez nous écouter comme vous allez à une exposition, vous n’avez pas forcément besoin de tout connaître des œuvres présentées pour les apprécier.

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Béatrice Uria-Monzon 2Interview. Radio Classique organise une grande fête en l’honneur de Jacques Offenbach, compositeur du 19e siècle qui reste très populaire. Diverses facettes de son œuvre sont présentées avec la complicité de ces vocalistes de grand talent que sont Amélie Robins (soprano), Florian Laconi (ténor), Florian Sempey (baryton), Karine Deshayes et Béatrice Uria-Monzon (mezzo-soprano). Cette dernière nous confie en quelle estime elle tient ce musicien.

Quels sont les mots qui vous viennent à l’esprit quand on évoque le nom d’Offenbach ?

Joie, légèreté… C’est un compositeur de musique enlevée, agréable à chanter, qui a porté un regard critique sur sa société tout en étant le plus souvent d’une gaieté folle.

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SALZBOURG 1Salzbourg compte parmi les villes autrichiennes les plus touristiques. À juste titre, étant donné ses trésors architecturaux, ses musées ou encore ses festivals. Durant l’année 2016, elle célèbre plusieurs jubilés riches en événements, dont les plus importants se rapportent au rattachement de cette cité à l’Autriche et à la mémoire de Mozart qui y a passé son enfance.

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Amel Brahim DjelloulInterview. La fascination des Occidentaux pour l’Orient s’est notamment manifestée au XIXe siècle et au début du XXe dans le domaine de la musique. Inaugurant le cycle de quatre concerts « Désirs de l’Orient », la lumineuse soprano Amel Brahim-Djelloul le prouve en donnant des pièces de Delage, Saint-Saëns, Caplet, Pierné, Massenet, Pillois et Stravinsky au cours de concerts intitulés « L’invitation au voyage ».

Tous les airs que vous allez chanter évoquent des contrées lointaines…

Ils ont été écrits sous l’inspiration de voyages ou de récits de voyage. Touchés par un souffle venu d’ailleurs, leurs compositeurs y abordent des langages musicaux différents de ce qui se pratiquait en Occident. Ils restent très énigmatiques. On y entend souvent de petites phrases en suspens qui se résument parfois juste à une idée. J’aime beaucoup ce répertoire qui est à la fois impressionniste, charmant et ludique.

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MAX EMANUEL CENČIĆ - Photo Anna HoffmannInterview. Le contre-ténor croate a le chic pour nous faire presque oublier que les airs qu’il chante datent de l’époque baroque, tant ses interprétations sont vivantes. La souplesse de sa voix y est pour beaucoup. Le concert de ce soir est consacré à des extraits d’opéras napolitains du XVIIIe siècle formidablement bien choisis, certains étant rarement interprétés de nos jours.

Qu’est-ce que les airs de votre programme ont de particulier ?

L’Italie, et singulièrement Naples, est au début du XVIIIe siècle une terre des plus fructueuses sur le plan de la musique. Ces airs sont très modernes pour leur époque, celle des castrats triomphants. Bien sûr, la musique a beaucoup évolué depuis ce temps, mais il faut réaliser qu’ils étaient extrêmement novateurs. Jusqu’alors, on n’avait pas entendu d’airs permettant aux artistes de combiner diverses manières de chanter (aigu, colorature…) et une expressivité dramatique à ce point élevée. Pour les interpréter, et on peut dire cela d’une façon générale au sujet de la musique baroque, il faut être très vigilant sur le plan technique, que la voix soit flexible, mais il est aussi nécessaire de se laisser pénétrer par les émotions intenses qu’ils expriment. Cela prend des années pour obtenir un tel résultat et demande un travail constant si l’on veut continuer ensuite sur cette voie.

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