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Posts Tagged ‘Percussions’

THE PARIS REUNION compInterview. Trois vieux complices se retrouvent pour célébrer l’amitié franco-américaine à la manière jazz ! Ce faisant, les virtuoses Joe Lovano (saxophone), Henri Texier (contrebasse) et Aldo Romano (batterie) clôturent avec classe le festival Nous n’irons pas à New York du Duc des Lombards, un club où l’on apprécie d’être au plus près des musiciens. Aldo Romano nous en dit plus.

Pourquoi votre trio se nomme-t-il Paris Reunion ?

C’est Joe qui en a eu l’idée. Nous avons joué souvent tous les trois ensemble lors de tournées et de festivals, mais très rarement à Paris. Nous allons interpréter des thèmes de chacun d’entre nous, plus des standards, sans doute de Monk par exemple, dont les compositions s’adaptent bien à notre forme de trio.

Pouvez-vous caractériser la personnalité de chacun d’entre vous ?

Joe Lovano est un maître du saxophone ténor qui a fait école depuis les années 1980. Son style est bien particulier. Il possède un son très rond, son jeu est volontiers lyrique. Henri Texier est quant à lui quelqu’un qui s’inspire beaucoup des musiques du monde. C’est un voyageur. Plus que moi qui suis un ancien guitariste passionné par la chanson. Je suis un coloriste qui privilégie l’aspect harmonique de la musique, au contraire d’autres batteurs qui sont obsédés par la technique.

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Critique de disque. Au cœur d’Istanbul se situe Kapali Çarsi, autrement dit le Grand Bazar, l’un des marchés couverts les plus vastes qui soient dans le monde. Le percussionniste stambouliote Burhan Öçal en trace le portrait à sa manière dans cet album aussi vivant et coloré que son modèle. Les compositions sont toutes inspirées par la tradition classique ottomane. Cela noBURHAN ÖÇAL & ISTANBUL ORIENTAL ENSEMBLE « Grand Bazaar »us vaut sur la plupart des titres des cavalcades exaltantes. Cordes et percussions paraissent se poursuivre en bondissant, n’arrêtant leur course effrénée que pour laisser à quelques instruments le temps de prendre des solos bienvenus. Violon, clarinette, kanun, oud, guitare affinent alors le trait, figurant tel ou tel aspect de la vie observé dans le haut lieu du commerce d’Istanbul. Si dans ses grandes lignes la musique d’Öçal est proche de la tradition, elle contient de ci de là de discrets échos provenant d’autres genres.

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Critique de disque. Incontournable personnalité de la musique latino-américaine, il était aussi grand par sa taille que par son talent. Surplombant ses congas du haut de son mètre quatre-vingt-dix, Ray Barretto frappait celles-ci avec une finesse dont peu de percussionnistes sont capables. Cette anthologie RAY BARRETTO « A man and his music - Que viva la musica »rend hommage à l’artiste, quelques mois après sa disparition. Né en 1929 à New York, ce fils de Portoricains est un pur produit de Spanish Harlem. Il commence sa carrière de conguero après avoir donné ses premiers coups – sur son instrument – dans les clubs de jazz de… Munich, où il était soldat. À son retour, il fait partie d’orchestres de musiques afro-cubaines (José Curbelo, Tito Puente…) et jazz (Art Blakey, Dizzy Gillespie…). Le double cd présent commence l’histoire en 1963, à partir d’« El watusi », le premier hit solo de Barretto. Mis à part quelques titres des débuts, les airs réunis ont été enregistrés à partir de 1967 sous le fanion de la Fania, label dont le musicien sera un des nombreux héros durant un quart de siècle.

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Critique de disque. Prenant pour base la vénérable tradition du gamelan, les jeunes Indonésiens de SambaSunda proposent une musique aussi éruptive que l’île de Java, celle-là même qui les a vu naître. Ils font en effet groover les fameux métallophones et les gongs qui servent habituellement à nous plonger dans de profondes méditations. A ces instruments s’ajoutent des tambours et vents locaux, ainsi qu’un violon occidental, des percussions africaines et latino-américaines. L’album se partage entre instrumentaux épiques et doux airs chantés par la délicieuse Rita Tila. L’idée était excellente de marier des sonorités venues d’ailleurs à des pièces traditionnelles, tout en ne trahissant pas l’esprit de celles-ci. Sa concrétisation est parfaite. C’est au milieu des années 1990 qu’Ismet Ruchimat a formé ce groupe de dix-sept instrumentistes.

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Critique de disque. Ah ! Ce que l’on aurait aimé être là quand ce disque a été enregistré ! Frédéric Galliano, le producteur, a installé son studio nomade à Farakala, village situé au sud du Mali. C’est donc à deux pas de la brousse environnante que se sont rTRILOK GURTU AND THE FRIKYIWA FAMILYetrouvés d’incroyablement bons musiciens. L’idée était de plonger Trilok Gurtu dans l’univers mandingue. Ce percussionniste indien n’est pas un novice en matière de mélange des cultures. On l’a entendu sur de nombreuses scènes jazz au côté d’expérimentateurs tels que John McLaughlin, Joe Zawinul, Jan Garbarek ou le regretté Don Cherry. Il a aussi collaboré avec cet autre maître des rythmes qu’est le Brésilien Nana Vasconcelos ou encore l’inclassable Neneh Cherry… Bref, lorsqu’il rencontre des camarades de jeu prêts à tout, il fonce. Ici, il a relevé un défi : n’employer que des instruments locaux tout en restant fondamentalement indien.

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Critique de disque. Percussionniste cubain, Miguel « Angá » Diaz frappe un grand coup avec cet album, son premier en solo. Connu pour avoir joué au sein des ensembles Opus 13, Irakere, Afro-Cuban All Stars, puis avec plusieurs membres du Buena Vista Social Club (Rubén González, Ibrahim Ferrer, Ry Cooder et Manuel Galban, Omara Portuondo, Cachaito López…), ce musicien est donc un crac dans la catégorie « afro-cubain ». Mais pas seulement. En venant vivre à Paris, il a collaboré avec les jazzmen états-uniens Steve Coleman et Roy Hargrove, tous deux à la recherche de rythmes aussi puissants que raffinés. C’est en France, également, qu’il s’est lié à quelques-uns des interprètes présents sur son disque : le DJ Dee Nasty, le flûtiste Malik Mezzadri, le multi-instrumentiste malien Baba Sissoko.

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Interview. Joue-t-il avec des pinceaux, peint-il avec des baguettes ? On ne sait plus tant les talents en musique comme en peinture du subtil Daniel Humair sont indissociables. Cet artiste au plein sens du terme célèbre son jubilé au théâtre du Châtelet en compagnie de plusieurs camarades de jeu réunis en trois formations. Nous allons à coup sûr participer ce soir à une magnifique fête du jazz.

Quel effet cela fait-il de célébrer son jubilé ?

Je fête mon demi-siècle de music-hall ! Venant de Suisse, je suis arrivé à Paris voilà cinq décennies à l’âge de 20 ans… En fait, qualifier cette soirée de jubilé est une idée du Châtelet. Moi, je fais mon travail sans faire attention aux dates. Mais enfin, s’il faut faire un bilan, je dirais que j’ai eu une très belle vie et que j’espère que cela va continuer car je m’amuse énormément ! Je travaille beaucoup avec des musiciens dont je pourrais être le grand-père et c’est très stimulant car nous n’avons pas les mêmes concepts. Je trouve que, par rapport à la génération dont je fais partie, ils sont plus professionnels, plus forts et plus organisés que nous l’étions. Mais reste une idée partagée : la musique de jazz, c’est une conversation qui se pratique le plus librement possible.

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