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Posts Tagged ‘Reggae’

Dossier. Espaces où se concentrent et se brassent des populations venues de divers horizons, les villes sont des lieux propices à l’émergence de formes musicales originales. Issues de cultures locales, nourries d’influences extérieures, modernisées ou respectueuses de la tradition, elles sont devenues des emblèmes de ces cités, voire d’un pays tout entier. Les découvrir au cours d’un séjour fait partie des bonheurs que l’on peut s’offrir lors de ses voyages. Nous vous invitons dans ce dossier à suivre de belles partitions à travers le monde.

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Festival d’AvignonDossier. Chaque été, la France prouve qu’elle est une terre de festivals. Nous vous indiquons ici quelques-uns des plus importants rendez-vous. Ils sont au nombre de dix, mais une vingtaine d’autres événements ont été ajoutés, en bref. La liste aurait pu être encore beaucoup plus longue… Les formes musicales les plus actuelles sont dominantes, mais pas au point que le rock ou la chanson parviennent à éliminer tous les autres genres. Les aficionados de reggae, de jazz, d’électro, de musiques classique ou « world » ont également de quoi agrémenter leurs loisirs estivaux. Idem pour les amateurs de théâtre.

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james brownBlogpasblog 2 vous invite à découvrir des vidéos d’anthologies repérées sur les sites de partage.

Il suffit de cliquer sur les images figurant dans l’article pour qu’elles s’animent.

Pour l’heure, il s’agit de prestations in vivo ou de clips d’artistes remarquables par leur qualité et leur intensité.

Des scènes de films ou de séries et d’autres choses encore seront prochainement proposées.

Le choix est évidemment subjectif.

C’est ici : http://blogpasblog2.wordpress.com/

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Un violon sur le sableDossier. Envie d’écouter de la musique les pieds dans l’eau ? Cet été, plusieurs festivals français vous invitent à suivre tout ou partie de leur programme sur une plage, que celle-ci donne accès à la mer, un lac ou une rivière. Pour écouter aussi bien des musiques actuelles que du jazz ou du classique, avant d’aller piquer une tête…

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Critique de disque. « Inna de yard », cela signifie « dans la cour » en créole jamaïcain. C’est en plein air que ce disque a été enregistré durant une session mi-amicale mi-professionnelle. Tel est le principe de la collection sous le nom duquel il parait. Celle-ci, imaginée par les producteurs français du label Makasound, permet de découvrir le reggae d’une manière originale. Des ethnomusicologues non académiques comme l’ÉtaLINVAL THOMPSON Inna de yardts-unien Alan Lomax ou le Français Charles Duvelle ont procédé de façon identique pour leurs formidables captations sur le terrain, de même que Frédéric Galliano, plus récemment, dont le label Frikyiwa présente des artistes maliens jouant et chantant eux aussi dans leur cour. Le matériel dont on dispose à présent permet de ne rien perdre du travail des musiciens alors même que souffle le vent, passent les poules ou dansent les amis de passage. Ce volume est le troisième de la série. Le premier a été consacré au guitariste Earl « Chinna » Smith (membre du Soul Syndicate, des Wailers…), le deuxième au chanteur Kiddus I, deux personnages mythiques de la scène jamaïcaine roots. C’est maintenant au tour de Linval Thompson, chanteur également, et producteur de quelques belles choses durant les années 1970, période qui le vit revenir de Brooklyn où il s’était un temps installé.

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Rue de VerneuilDossier. Les chanteurs et musiciens pop se nourrissent de leur environnement, des rumeurs de leur ville comme de la vie qu’ils y mènent. Aussi est-il passionnant d’aller sur leurs traces pour voir où ils ont passé leur enfance, fait leurs débuts, écrit tout ou partie de leur répertoire et, parfois, visiter les lieux où ils reposent. Ce dossier vous propose des parcours et une sélection de sites majeurs où vous avez de grandes chances de percevoir quelque chose de la magie qui émane ou émanait de stars mondialement célèbres telles qu’Elvis Presley, U2, Bruce Springsteen, Serge Gainsbourg ou Shakira. Nous vous indiquons également des musées qui sont dédiés à certaines d’entre elles, des Beatles à Oum Kalsoum en passant par Bob Marley et ABBA. Il y en a pour tous les goûts !

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Critique de disque. Moussu T, c’est Tatou. Et Tatou, c’est une des langues bien pendues de Massilia Sound System, collectif dont ce Parisien d’origine est le cofondateur. Ce qu’il nous propose dans ce disque se situe dans la lignée de ce que son groupe nous offre habituellement, bien que sa Mademoiselle Marseille ait des atours taillés sur mesure. Le reggae est toujours à la base de nombreux morceaux, mais de façon plus discrète. Il s’efface quelque peu au MOUSSU T E LEI JOVENTS  « Mademoiselle Marseille »profit d’une sorte de blues provençal. Pour constituer Moussu T e lei Jovents, Tatou s’est joint à Blu, guitariste de Massilia et Oai Star qui joue ici de plusieurs sortes d’instruments à cordes pincées, et au percussionniste brésilien Jamilson da Silva, lequel a collaboré avec DJ Dolores, l’Orchestra Santa Massa, Massilia et les Troublemakers. Banjo, le récit de l’écrivain jamaïcain Claude McKay a largement inspiré Tatou pour cet album (ouvrage édité par le Marseillais André Dimanche).

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Critique de disque. La chanteuse semble en avoir vraiment terminé avec les obligations du show business. Elle donne à présent libre cours aux projets qui lui tiennent à cœur. Après SeanNós Nua, beau recueil d’airs traditionnels de son pays, l’Irlande, elle se tourne vers les classiques du reggae jamaïcain. Pas ces SINEAD O’CONNOR « Throw down your arms »chansons que l’on enregistre depuis des décennies afin d’animer les pistes de danse de l’île des Caraïbes, mais celles qui sont nées à l’issue de profondes méditations d’inspiration rastafarienne. Grande mystique, Sinéad O’Connor les interprète avec ferveur, de cette voix si prenante qu’on lui connaît. Même si l’on est franchement athée, il est difficile de ne pas être saisi par les reprises de « Door Peep », « Jah no Dead », « He Prayed » et autres titres écrits par Burning Spear alias Winston Rodney qui constituent la majeure partie de l’album. On y trouve aussi des airs d’Israel Vibration, Lee Perry et Bob Marley. Irlande et Jamaïque, deux îles, deux anciennes colonies britanniques, deux peuples à la forte spiritualité. La rencontre était inévitable entre la Celte chauve et les Afros nattés. Dirigée par Sly & Robbie, génial tandem rythmique de Kingston, l’équipe de musiciens qui entoure Sinéad O’Connor assure impeccablement sa mission.

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MONTY ALEXANDER 2Interview. À l’occasion du festival Jazz à Saint-Germain-des-Prés Paris, le pianiste Monty Alexander nous offre un survol de ses cinquante années de carrière et, en forme d’itinéraire bis, un florilège du répertoire empreint de reggae avec lequel ce Jamaïquain nous charme depuis deux décennies.

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Vous avez déclaré : « Quoi que je joue, de dois l’épicer »

Je veux dire par là que je tiens à mettre avant tout de la passion et du feeling dans mon jeu. Ce que mon cœur et mon âme ressentent doit s’exprimer pleinement… Bref, il faut que ce soit vivant ! Sinon, à quoi bon ? Quand je joue, je me sens si bien, si heureux, que je ne peux pas faire autrement.

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Critique de disque. Le reggae se déchaîne sur la terre du bagne ! Cet album montre à quel point la scène guyanaise est vive. On y retrouve l’écho de plusieurs styles bien connus des amateurs. L’influence de Third World, Steel Pulse, Chaka Demus & Pliers et d’autres est patente sur les titres d’un certain nombre d’artistes ici sélectionnés. D’ailleurs, pas mal d’entre eux ont été enregistrés en Jamaïque  avec la complicité de musiciens de studio renommés. Mais qui dit influence ne dit pas forcément copie servile.

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Critique de disque. Il est des albums apparemment fragiles qui, finalement, libèrent une puissance phénoménale. Avec sa voix quasi enfantine et ses arrangements minimaux, Koloni ne se met pas en situation de rivaliser avec les productions les plus spectaculaires que l’on trouve au rayon reggae. Il n’est ni Introducing Prince Koloniglamour, ni hardcore, juste roots et de la plus belle des manières. Ce chanteur guyanais retrouve sans se forcer tout ce qui faisait du reggae des années 1960 et 1970 une très grande musique populaire. Ce qu’il nous donne là est chaloupé, sensuel, à la fois doux et percutant comme il se doit. Mais ce n’est pas tout, car sa voix porte en elle ce supplément d’âme sans lequel on ne fait que plagier servilement le fameux rythme jamaïquain – ça, tout le monde en est capable. Sa voix nous rappelle celles d’Horace Andy, de Freddy McKay et de quantité d’autres chantres des ghettos de Kingston. Écorchée, plaintive, pathétique, elle l’est, mais pas seulement. Elle chante aussi la joie d’être, malgré tout, et l’espoir en des jours meilleurs.

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THE BEAT 2Biographie. Ranking Roger (chant), David Wakeling (chant), Andy Cox (guitare), David Steele (basse), Everett Moreton (batterie), Saxa (saxophone).

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Formé en 1978 à Birmingham, The Beat est avec Specials et Madness un pionnier du renouveau ska en Grande-Bretagne. Appelé auparavant The Bodysnatchers, le groupe adapte l’ancêtre du reggae en y injectant une énergie punk. Immédiatement, sa reprise amphétaminée de « Tears of a Clown » (de Smokey Robinson) fait mouche. En 1980, le titre « Mirror in the Bathroom » issu de son premier album (I Just Can’t Stop It) le fait connaître du grand public. Wha’ppen ?, son deuxième album ralentit le tempo, sous influence africaine.

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Critique de disque. Vingt ans après ses débuts discographiques, le rayonnant Alpha irradie toujours tous ceux qui ont capté son onde bénéfique. Et ils sont nombreux, en Afrique d’abord, mais aussi partout où ce charismatique chanteur est allé porter sa bonne parole. Prêchant l’amour, ce pacifique mystique n’a pas pour autant sa langue dans sa poche : « L’argent ne fait pas le bonheur. Qui a dit ça ? », demande-t-il en introduction de cette collection d’hymnes possibles, destinés à mettre du baume au cœur même si l’on enrage. Parsemé de sentences directes (« Mal en pis, les choses vont de mal en pis, quel que soit ce qu’on leur dit, ces abrutis n’ont rien compris », lance-t-il dans « Politruc »).

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Critique de disque. Symptôme éclatant de l’implantation réussie du reggae sur les terres de France, le groupe Sinsemilia aligne ici une dizaine de chansons que l’on ne peut attribuer à personne d’autre qu’à lui-même. Ce n’est pas le cas de tous les reggaemen œuvrant dans l’Hexagone. Son style s’inspire de la musique jamaïquaine, certes, mais plus des travaux de groupes et chanteurs britanniques comme Aswad, LKJ ou Steel Pulse, ainsi que des rockers qui acclimatèrent le célèbre rythme à leur univers, que du pur roots ou du ragga de Kingston. L’influence de la chanson française est également présente dans le répertoire de cette formation. Chez Sinsemilia, on soigne ses textes : des chroniques sur la vie, ici et maintenant, qui mettent en avant des points de vue aussi pacifiques que radicaux. Guitares acoustiques et électriques, envolées de cuivres et section rythmique tournant rond, se côtoient dans ce disque fait de cavalcades et de ballades.

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Critique de disque. Du reggae incandescent, hérissé de mots incisifs, telle est la « formule » trouvée par Tiken Jah Fakoly. Si le pseudonyme « Javelot brûlant » n’avait pas déjà été pris par le Jamaïquain Winston Rodney (Burning Spear), l’un de ses héros, Moussa Doumbia aurait mérité de l’adopter. Mais c’est sous le nom de Tiken Jah Fakoly que cet Ivoirien s’est fait connaître. Tiken, cela signifie à peu près « petit gars ». Jah, c’est le nom de Dieu pour les rastas. Quant à Fakoly, il s’agit d’une référence à un ancêtre du chanteur, qui fut un chef de guerre mandingue au XIIIe siècle. Coup de gueule est le digne successeur des albums précédents de cet artiste qui s’est imposé comme l’incarnation des espoirs et désespoirs des jeunes ouest-africains. Eux qui forment la majorité des populations de cette région du monde sont plongés dans une incertitude de tous les instants. Tiken Jah Fakoly exprime leur impatience.

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Critique de disque. Faisant le joint entre les styles reggae crooner et ragga, Nuttea joue sur tous les tableaux et cela lui réussit. Il suit ainsi l’exemple de son modèle Dennis Brown, grande figure du reggae qui se fit autant charmeur que lutteur. Après le succès conséquent de son précédent album, Un signe du temps, le « diplômé de la Street Academy » écrit une nouvelle et belle page de l’histoire du reggae à la française. Son équipe est au point. On y trouve Handel Tucker à la production, le collectif Street Fab, Beres Hammond, Oxmo Puccino, Tiwony et Fefe Typical pour des collaborations diverses et bienvenues. Nuttea mène bien son affaire, alternant les coups de gueule bien sentis (« Même si le combat était perdu d’avance / Il ne faudrait pas baisser les bras / Car je souhaite autre chose à la France / Que ceux qui veulent la faire marcher au pas ») et les touchantes chansons d’amour, ou plutôt de désamour (« Je ne suis pas le prince charmant, ni toi la belle au bois dormant / Alors s’il te plaît réveille toi / Baby je ne t’aime pas »).

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Liste des critiques de disques publiées sur ce blog.

Avec liens.

Classées de A à Z .

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Critique de disque. Little Axe est une bande de francs-tireurs, de ceux que l’on retrouve toujours aux avant-postes quand il s’agit d’ouvrir de nouvelles voies. En l’occurrence, ils caracolent en terres reggae, portant bien haut les couleurs du blues. À la tête du bataillon se trouve le guitariste américain Skip McDonald. Ancien membre du Sugarhill Gang – celui-là même qui propulsa le rap dans la sono mondiale à la veille des années 1980 avec le premier tube du genre, « Rapper’s Delight », ainsi que « The Message » de Grand Master Flash -, il a depuis mené une carrière de mercenaire, sans jamais oublier ses propres rêves de conquête. On l’a notamment retrouvé au côté de Bim Sherman, chanteur jamaïquain qui a donné un des disques les plus étonnants de l’histoire du reggae – où la batterie est remplacée par des tablas ! -, le bien nommé Miracle. Ce disque a paru sur le label On-U-Sound du Britannique Adrian Sherwood, lequel coproduit Champagne & Grits. Constitué de chansons belles et profondes, c’est le troisième album à paraître sous la bannière de Little Axe, collectif épisodique formé en 1994, dans la continuation de Tackhead, groupe précurseur en matière de mélange des genres.

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Critique de disque. Voix majeure du reggae, Toots Hibberts chante depuis plus de quatre décennies. Le très impressionnant disque que voici indique l’importance du monsieur. Il réunit en effet un nombre invraisemblable de célébrités du show business anglo-saxon venues en studio afin de rendre hommage à un artiste qui a su préserver sa singularité en restant toujours très proche de ses principales sources d’inspiration. Son enfance passée près d’un père prêcheur adventiste a laissé des traces. Toots est en effet le plus gospel des reggaemen. Et cette influence l’a rapproché des chanteurs soul nord-américains. On a souvent comparé sa voix à celle d’Otis Redding. On trouvera cependant également des similitudes avec le style d’Al Green dans les intonations d’Hibberts qui semblent mêler joie et plainte. L’auteur de « 54-46 Was My Number » (son numéro de prisonnier quand il purgea une peine pour avoir fumé une certaine herbe) a accompagné toutes les évolutions de la musique jamaïquaine.

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Critique de disque. Les bobos sont les nouveaux champions du reggae. Les bobos Ashanti s’entend, pas les bourgeois bohèmes des cités babyloniennes ! Jah Mason fait partie de cette confrérie rasta. Héritiers de Prince Emmanuel, prophète jamaïquain des années 1950, ils se font remarquer par leur mode de pensée plutôt fondamentaliste et leur tendance au millénarisme. Ils portent turban et un certain nombre d’entre eux logent à la David House, la fondation de Capleton et Moses I que l’on trouve dans le quartier de Papine à Kingston. C’est là que Jah Mason, aux côtés d’autres jeunes apprentis hérauts, a trouvé sa voix et peaufiné son style. Son reggae a fière allure. Pour preuve ce Never Give Up qui illustre très bien le repositionnement en cours dans les studios de Kingston. Les machines sont toujours utilisées, mais avec plus de discernement que durant la décennie 1990. Place, de nouveau, aux instruments électriques et acoustiques.

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Critique de disque. « Avant le reggae il y avait le rocksteady ; avant le rocksteady il y avait le ska ; avant le ska il y avait le mento… » : on ne peut pas dire mieux. Aussi, nous reprenons les propres mots de Steve Barrow et Paul Coote, les deux maîtres d’œuvre de cette très solaire anthologie consacrée à l’un des styles musicaux les plus sympathiques des îles Caraïbes. Grâce au succès qu’a connu le disque de Stanley Beckford sorti en 2002, le mento n’est plus un inconnu. Et grâce à cet album, nous pouvons découvrir des facettes inédites d’un genre typique de la Jamaïque, mariage de calypso et de biguine rythmé par ce contretemps magique que le reggae rendra fameux. Les titres figurant dans Mento Madness proviennent des archives du label de Stanley Motta, premier producteur local à avoir ouvert un studio en Jamaïque.

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Critique de disque. Ça s’est passé à un moment charnière de l’histoire du reggae. Si les productions de Joe Gibbs se sont répandues dans les sound systems pendant plusieurs décennies, ce disque se cantonne à la période 1977-1982, durant laquelle le style roots, alors dominant dans la musique jamaïquaine, vit ses derniers temps forts, avant de céder la place au dancehall. L’anthologie présente, que publie le label britannique Soul Jazz, met en perspective les deux genres devenus par la suite antagonistes. De grands noms sont passés par les studios de l’homme d’affaires Joe Gibbs – ici, on entend les voix de Culture, Mighty Diamonds, Dennis Brown, Trinity, Nigger Kojak, Althea, etc. -, ainsi que de fameuses équipes techniques et artistiques aux sens aiguisés. Après avoir travaillé avec Lee Perry et Niney the Observer, Joe Gibbs a rencontré Errol Thompson, un ex de Studio One, un de ces ingénieurs du son hyper créatifs qui ont largement contribué à la gloire du reggae. Tous deux deviendront d’ailleurs indissociables et se feront appeler The Mighty Two.

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Critique de disque. « C’est l’exode du vingt-et-unième siècle ! » L’exode dont il est question dans la cavalcade sonique qui ouvre l’album d’Asian Dub Foundation, c’est celui des parias des années 2000 qui frappent aux portes de la « Fortress Europe ». Les mots d’ADF sont crachés comme des boules de feu : pas d’arrangements, pas de grimaces, comme dirait Zebda, le groupe cousin de ce collectif britannique. Comme les Toulousains, les membres d’ADF passent par le rock, le reggae, le hip hop et les musiques de leurs pays d’origine – ce sont des enfants d’émigrés du sous-continent indien installés dans le Royaume plus ou moins Uni – pour exprimer leurs points de vue. Mais ils le font avec nettement plus de brutalité que les Français. Depuis 1993, se situant dans le droit fil d’une lignée Clash – Specials – Basement 5 – Public Enemy, ADF perpétue plus une manière d’être qu’un genre musical.

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film « Studio One Story » 2Critique de disque et de film. Il y a à voir et à écouter dans cette passionnante  Studio One Story qui comporte un cd et un dvd. Ce dernier supporte un film documentaire dont le personnage principal est Clement « Coxsone » Dodd, mythique parrain de la scène musicale de Kingston-Jamaïca et patron de Studio One – nom qui qualifie aussi bien un lieu d’enregistrement qu’un label et qui, finalement, à son énoncé, a le pouvoir d’une formule magique chez les passionnés de reggae. Voici donc ce fameux Mr Dodd qui, durant près de trois décennies – grosso modo de 1960 à 1985 – a fait travailler tous les musiciens, chanteurs et arrangeurs ayant compté en matière de ska, rocksteady et reggae roots. Pendant quatre heures, « Coxsone » et quelques-uns des acteurs majeurs de cette aventure (artistes, techniciens, clients des sound systems…) racontent aussi bien les temps forts de l’histoire du reggae que des anecdotes, quelques images d’archives en sus.

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Critique de disque. C’est un paradoxe : Massilia Sound System est l’un des meilleurs groupes de reggae de France, mais il n’entend pas se situer dans cette catégorie. Il est vrai qu’en ce pays où chaque style inventé ailleurs a eu ses zélés imitateurs – soyons charitables, ne citons pas de noms… -, on n’a pas envie d’être classé dans la famille des caméléons quand on réussit à tracer son propre sillon. Chez MSS, le reggae est le point de départ d’une démarche très originale. Il s’agit pour ces troubadours des temps modernes de colporter une vision du monde différente du modèle dominant. Jah n’a rien à faire chez eux, ni la Bonne Mère d’ailleurs. D’esprit libertaire, la tchatche de ces mécréants incite à ouvrir les yeux sur ce qui nous entoure et à tendre la main à ses voisins en refusant toute autorité illégitime, ferment du centralisme honni. Cherchons à vivre en bonne entente au niveau local et, par contagion, cela ira bien mieux au-delà.

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Critique de disque. Le reggae roots est devenue une forme classique, au même titre que le rock’n’roll ou le jazz be-bop. Israel Vibration est de ceux qui persistent à emprunter cette voie sans donner l’impression de réchauffer quelques beaux restes. Pour cela, il est nécessaire d’avoir de bonnes chansons à se mettre sous le palais, au lieu de ressasser des figures de style épuisées par la pop internationale depuis une trentaine d’années. Ce disque regorge de mélodies au charme évident, élaborées selon la formule chant + harmonies vocales + rythmique implacable et chaloupée + cuivres toniques. Il est également indispensable de soigner la mise en sons. Ce qui est le cas. Soutenu à ses débuts par les meilleurs – notamment l’équipe de Bob Marley -, le trio vocal devenu duo continue de bénéficier du talent de musiciens gigantesques tels que le batteur Sly Dunbar, le bassiste Flabba Holt ou le saxophoniste Dean Fraser ; pour ne citer que ceux-là.

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Critique de disque. Il est presque étrange que les brigands de Thievery Corporation soient citoyens des États-Unis. On les imagine plutôt européens, tant leur musique cool et serpentine est ouverte à toutes les influences possibles. Il faut dire que cette Société des Voleurs est établie à Washington, la capitale fédérale de l’Empire où l’on croise facilement nombre de résidents de contrées fort disparates. En conséquence, Eric Hilton et Rob Garza, les deux mandrins en chef se sont laissés contaminés par les musiques du monde – Hilton a d’ailleurs animé des soirées bigarrées dans des lounge bars de la ville. À l’instar des Canadiens de Bran Van 3000, Thievery Corporation brouille les pistes. Sa musique peut être qualifiée d’électro, mais elle sonne organique. Chaque titre de cet album a sa couleur bien définie (funk, reggae, latino, bossa nova, indienne, etc.), mais l’ensemble trouve sa cohérence dans cette diversité.

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Critique de disque. Dans cette île prodigieusement créative qu’est la Jamaïque, le mento fut la musique à la mode, avant que ne déferlent le ska, puis le reggae. Après avoir presque disparu, il revient peu à peu à la lumière. Il ne se joue plus seulement dans les bars d’hôtel : des festivals permettent aux anciens et nouveaux interprètes du genre de s’exprimer, alors que règne toujours le brutal dancehall digital dans l’île – on ne peut concevoir deux styles aussi opposés, même si le fameux contretemps jamaïquain reste leur base commune. Harry Belafonte en fut l’un des plus célèbres propagateurs : c’est maintenant au tour de Stanley Beckford de redonner ses lettres de noblesse au mento. Point n’est besoin d’être fou de reggae pour apprécier son chant bon enfant. En revanche, il ne faut pas être allergique au calypso et à toutes les variantes de ce dernier.

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Critique de disque. Partout dans le monde, on trouve des musiciens qui suivent la droite ligne indiquée par le show business et d’autres qui préfèrent les chemins buissonniers – lesquels, ironie de l’histoire, deviennent souvent d’excellents produits du point de vue industriel… En France, par exemple, on a eu Les Négresses Vertes ou Mano Negra, deux groupes que l’on ne cite pas ici par hasard car Los de Abajo (Ceux d’en bas) sont à une dizaine d’années de distance leurs correspondants mexicains. Issu de la scène alternative chilanga (autrement dit de Mexico Ciudad), ce collectif a commencé sa carrière en offrant une frénétique réplique du ska jamaïquain. Le présent disque, édité par le label de David Byrne, démontre que sa palette sonore s’est élargie.

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reggae-selectorDossier. Il y a plusieurs portes dans la maison du reggae. Ouvrons-en quelques-unes. Point par point, vous trouverez dans ce dossier les principales étapes de l’évolution de la musique jamaïquaine depuis les années 1960. Au terme de ce parcours, vous est proposée une liste de disques hautement recommandables, enregistrés par les plus importants artistes.

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Critique de livre. C’est à Trench Town qu’a grandi Bob Marley. Il avait quitté sa campagne et était venu rejoindre sa mère dans ce quartier de Kingston Ouest. Hélène Lee connaît très bien la capitale de la Jamaïque, de même que ces ghettos qui font fantasmer pas mal de fans de reggae à travers le monde. Elle aurait pu écrire un bouquin racoleur afin de contenter ce public-là. Elle a fait mieux : une enquête, une vraie, dans laquelle elle s’implique à la manière des reporters au long cours tels qu’Albert Londres. L’histoire qu’elle raconte est donc celle de Trench Town, un quartier d’habitat social fondé dans les années 1930 qui est devenu, malgré ses habitants et comme d’autres quartiers, le théâtre de règlements de compte meurtriers.

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Critique de disque. Si vous rencontrez les Big Men présentés sur ce disque, attendez-vous à recevoir une grosse claque. Des champions de raï et de reggae s’y mesurent avec panache. Les genres musicaux en question ont beaucoup de points communs : tous deux sont issus de traditions africaines métissées et nés de la pauvreté des faubourgs. Ayant longtemps souffert d’une mauvaise réputation, ils ont finalement abattu les murailles qui les enfermaient pour enchanter le monde entier. Mais, réussir la fusion nécessitait un chimiste de premier plan. Martin Meissonnier était l’homme de la situation. Producteur pionnier en matière de musiques du monde (Fela, King Sunny Adé, Khaled…), ainsi que journaliste émérite (le magazine sono mondiale Megamix d’Arte), ce metteur en son nous offre quatorze titres sans faute. Il faut dire que la distribution est époustouflante.

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Critique de disque. C’était en 1973 et le reggae allait enflammer le monde. Un disque, dont la pochette habilement conçue prenait la forme d’un briquet Zippo, offrait une collection de chansons dont les interprètes n’étaient connus que des seuls amateurs de ska et de rocksteady. Réédité à l’occasion du vingtième anniversaire de la disparition matérielle de Bob Marley, cet album est accompagné de son jumeau. Ce dernier contient les mêmes titres, mais sans les effets pop imaginés par le producteur Chris Blackwell dans le but de rendre les chansons plus acceptables par le jeune public vivant au cœur de Babylone. C’est évidemment cet enregistrement inédit qui attire notre attention. On y retrouve la fraîcheur d’un genre musical naissant, celle-là même qui comble d’aise les connaisseurs.

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Critique de disque. Une cigarette bizarre au bec, le DJ jamaïquain nous scrute avec cet air qu’affectionnent les rude boys du monde entier, à la fois cool et tough, serein et prêt à en découdre. Anthony B est un de ces tchatcheurs rastas apparus à la fin des années 1990 sur la scène raggamuffin avec la volonté de relever le niveau de ce genre qui s’est étriqué au fur et à mesure des années. Comme les anciens de la décennie 1970, ces DJ du nouveau siècle se veulent conscients des problèmes de leur île et racontent le quotidien des ghettos. Les mots comme police, violence ou gun abondent…: les choses ne se sont pas arrangées en Jamaïque depuis les cris d’alarme lancés par Bob Marley et ses congénères. Eructeur aux inflexions plaintives, Anthony B offre ici un disque de combat des plus revigorants, même si l’on ne partage forcément tous les points de vue de ce rasta de tendance bobo – rien à voir avec le mode vie bourgeois-bohème !

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Tiken Jah Fakoly 2.jpgInterview. Des artistes de cette trempe, on n’en rencontre pas tous les jours. Connu dans toute l’Afrique de l’Ouest comme celui qui combat toutes les injustices, l’Ivoirien Tiken Jah Fakoly chante des textes forts, soutenus par des mélodies reggae roots d’excellente facture. Nous l’avons interrogé à l’occasion du lancement de son disque Coup de gueule.

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« J’ai la chance de pouvoir parler à haute voix, pour que tout le monde puisse m’entendre »

Votre Coup de gueule est très fort. On ne peut s’empêcher d’avoir peur pour vous…
Je suis fâché, comme des millions de personnes à travers le monde aujourd’hui. En ce qui me concerne, je suis en colère par rapport à ce qui se passe en Côte d’Ivoire, en Irak, en Tchétchénie… J’ai la chance de pouvoir parler à haute voix, pour que tout le monde puisse m’entendre. Il aurait été regrettable que je ne le fasse pas.

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Interview. C’est une belle histoire que celle du groupe Sinsemilia qui, depuis plus d’une décennie, réunit une dizaine de musiciens autour de leur amour commun pour le reggae. Ces Grenoblois font souffler un vent de fraîcheur dans la chanson d’expression française avec des titres comme « Tout le bonheur du monde ». Contrairement à d’autres, ils ne sont pas obsédés par la Jamaïque. C’est vers l’Afrique qu’ils tournent volontiers leur esprit. Voilà ce que nous raconte Mike, le porte-parole du collectif, à l’occasion de la sortie de l’album Debout, les yeux ouverts.

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« Le voyage qui nous a le plus marqués, c’est celui que nous avons fait au Ségal »

Vous avez la réputation d’être un groupe qui se trouve constamment sur la route…
Nous tournons essentiellement en France, pays que nous avons écumé dans tous les sens, ainsi qu’en Suisse, en Belgique, un peu en Hollande et en Allemagne. Et puis nous sommes allés à La Réunion et nous partons bientôt pour Tahiti et Nouméa.

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Interview. Jeune vétéran de la scène reggae française, Nuttea a tout ce qu’il faut pour séduire au-delà des seuls fans du genre : une belle voix, du punch et de bonnes chansons. Il va sans dire que lorsqu’on évoque avec lui ses voyages, on est certain que le mot magique va être prononcé : Jamaïque !

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Voyagez-vous beaucoup ?

Oui, je suis quelqu’un qui aime bien voyager, entre potes ou en famille. J’essaie d’emmener les enfants à droite et à gauche pour qu’ils voient du pays. Comme je suis quelqu’un des îles, mes destinations préférées sont la Guadeloupe, la Martinique, Sainte-Lucie, Saint-Martin, la Réunion, Maurice, les Seychelles… Sinon je suis allé un peu partout en Europe, en Afrique, en Océanie…

Où logez-vous ?

Quand je suis à la Guadeloupe, je prends une petite chambre d’hôtel pour ne déranger personne, même si j’ai de la famille là-bas. J’aime bien avoir un petit coin à moi. J’apprécie beaucoup les hôtels, les tout simple comme ceux qui ont plein d’étoiles où je vais surtout quand je ne connais pas le pays. Le bungalow, je n’aime pas trop parce qu’il faut cuisiner, tout faire soi-même. Les vacances c’est les vacances. Moi, je fais tous les jours à manger à mes enfants, alors je n’ai pas envie de me mettre derrière les fourneaux.

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Interview. Insaisissable, Martin Meissonnier est à la fois journaliste, réalisateur, musicien, agent, tourneur et producteur. Côté médias, on a lu, entendu et vu ses travaux dans Libération, sur France Musique, Arte (Megamix), Canal + (La Guerre radioactive secrète), La Cinquième (Paroles de juges), etc. Pour la musique, Don Cherry, Fela, King Sunny Adé, Khaled, Papa Wemba, Amina, Arthur H, Alan Stivell et quantité d’autres ont été ses heureux comparses. Un sacré palmarès pour ce musicien qui a, en son nom, obtenu de beaux succès (spectacle de Decouflé pour l’ouverture des J. O. d’Albertville, générique des Guignols, musiques de film…). Voilà comment on peut tenter de cerner les activités de cet artiste éclectique qui fut, et reste, à la pointe de l’innovation en matière de world music. Par exemple, grâce à lui, les Nigérians Fela et Sunny Adé ont grandement élargi leur audience. Ce fut aussi le cas de Khaled, dont l’album enregistré avec Safy Boutella est d’ailleurs historique – avec Kutché, le raï s’est définitivement ouvert au monde. En 2001, il n’est pas surprenant de retrouver notre inlassable passeur en tant que concepteur d’un ébouriffant disque qui opère une synthèse parfaite entre reggae et raï. La sortie de ce disque intitulé Big Men, qui marque le grand retour de Meissonnier à la production, nous donne l’occasion d’aller voir cet impénitent nomade dans son home studio pour qu’il nous raconte comment il associe deux de ses passions : la musique et les voyages.

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Interview. Cela fait plus d’une dizaine d’années que Massilia Sound System fait monter l’aïoli. À l’écoute du verbe simple et riche de ce collectif haut en couleur qui se censure très peu, parlant de la vie quotidienne et des grands problèmes, beaucoup en viennent à se sentir Marseillais, qu’ils soient de Provence ou d’ailleurs. L’autre grand atout de MSS est de réussir à lier un reggae solide à des modes musicaux hérités du chatoyant répertoire provençal. Tatou (alias Moussu T), l’un de ses membres, nous en dit plus ci-dessous à l’occasion de la sortie de l’album Occitanista. Aïoli !

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« Sortir de chez toi, c’est toujours bien, c’est même quelque chose qui t’aide à être de chez toi »

Quels ont été vos voyages les plus marquants ?

L’Inde et le Brésil, des pays dans lesquels tu as l’impression de te déplacer à la fois dans le temps et dans l’espace. Nous sommes friands de folklore, donc nous préférons les endroits où le truc est vivant, où les pratiques existent, où il y a de vrais troubadours. Là, l’intérêt musical est évident, mais tous les voyages sont intéressants. Sortir de chez toi, c’est toujours bien, c’est même quelque chose qui t’aide à être de chez toi. Voilà : les voyages marquants c’est quand tu te confrontes à des choses complètement différentes et qu’elles te donnent des petites solutions pour chez toi.

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Interview. Journaliste depuis un quart de siècle, Hélène Lee a largement contribué à faire connaître le reggae et les musiques d’Afrique en France. Dans Voir Trench Town et mourir, elle enquête sur le quartier de Kingston où vécut Bob Marley. Un périmètre dans lequel se concentrent la misère, les meurtres « politiques » et mafieux depuis trois décennies. Émergent de cet enfer quelques belles figures de sages rastas.

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« Au départ, les rastas sont des voyageurs, des libres penseurs, des apatrides, des anti-nationalistes »

Votre enquête a-t-elle été difficile ?

Elle a surtout été désespérante parce que c’est une histoire épouvantable et sanglante. Je voulais écrire la suite du Premier rasta [biographie de Leonard Howell, Flammarion, 1999]. Où était passé le mouvement rasta ? À Trench Town et Back O’Wall… Finalement, je suis tombée sur une histoire de politique et de meurtre, un génocide. Cette enquête m’a donné l’occasion de découvrir que l’on peut devenir accro au sang, au mystère, au secret. Tout le temps que j’ai écrit ce livre, je me suis battue contre l’horreur et la fascination. C’est donc un livre très sombre. Il faut le lire en écoutant de la musique…

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Alpha Blondy 10Interview. La musique africaine compte pas mal de stars dans ses rangs. Mais une superstar comme Alpha Blondy, il n’y en a pas beaucoup. Depuis « Brigadier Sabari », la chanson qui l’a fait connaître, ce magnifique chanteur est demandé partout dans le monde. Les nombreux voyages effectués par le rasta ivoirien n’ont pas fait changé d’un iota son point de vue sur l’Homme. One Earth, one Love !

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« Le monde est très petit et les gens se ressemblent tous »

Comment voyez-vous le monde, après toutes ces années de voyage ?

Le monde est très petit et les gens se ressemblent tous. La seule différence, ce sont les frontières. C’est tout. Partout il y a les nantis, les moins nantis et les marginaux. Les voyages m’ont instruit, ils m’ont permis d’essayer de trouver les voies et moyens de m’en sortir sans pleurer sur mon sort, you know. Il faut pleurer un peu et se lever, se retrousser les manches. J’ai aussi appris que les actes des gouvernements n’engagent aucunement les peuples. Avant de voyager, on te dit des choses sur les pays. Tu arrives avec ces idées préconçues et puis tu découvres des gens qui n’ont rien à voir avec les stéréotypes – partout il y a des bons et des cons ; il faut toujours laisser la porte ouverte.

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