Feeds:
Articles
Commentaires

Posts Tagged ‘Trompette’

Interview. Airs populaires de tous les pays, unissez-vous ! L’interprétation jazzée de chansons provenant de diverses parties du monde à laquelle se livre le quartette formé de Yoann Loustalot (trompette, bugle), François Chesnel (piano), Frédéric Chiffoleau (contrebasse) et Christophe Marguet (batterie) est des plus pertinentes. Yoann Loustalot nous en dit plus sur ce beau projet, bien abouti.

÷

Comment vous est venu l’idée de jouer ces airs populaires ?

D’une manière imprévue. Lorsque des musiciens se réunissent pour essayer des choses, chacun apporte des matériaux musicaux divers. Un jour, j’ai joué un air traditionnel suédois que j’avais en tête, une superbe mélodie permettant de réaliser d’intéressantes improvisations. Chacun d’entre nous a ensuite choisi deux ou trois morceaux issus de folklores auxquels il était attaché, tous étant associés à une histoire : des souvenirs d’enfance ou de voyage, des coups de cœur discographiques, etc.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Haïtien de Montréal, New York et de Paris, l’insaisissable Jowee Omicil est un souffleur jouant de divers saxophones, flûtes, clarinettes, ou trompettes, qui propose une musique bigarrée échappant aux classifications simplistes. Rencontré à Montmartre, quartier qu’il apprécie particulièrement, ce phénomène nous éclaire sur sa pratique du jazz. Celle-ci emprunte à différents styles de musiques, lesquelles sont d’origines géographiques diverses, cite des compositeurs comme Monk ou Mozart…

÷

Vos morceaux ont l’air de patchworks…

Oui, différentes sortes de musiques cousues ensemble… J’aime bien cette image, d’autant plus que j’ai un père couturier ! Quand je compose un « pantalon », je ne pense pas à un style particulier. J’essaie beaucoup de mélanges. Tel titre suivra une gamme orientale tout en groovant façon afrobeat, ou hip hop, un autre sera free en faisant un clin d’œil à Monk ou Parker…

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Aïrés : c’est sous ce nom que la trompettiste Airelle Besson, le pianiste Édouard Ferlet et le contrebassiste Stéphane Kerecki nous offrent une œuvre commune en forme de passerelle entre les mondes jazz et classique. Ces formidables solistes ne commettent aucune fausse note tout au long d’un projet discographique aérien dont la version scénique est à découvrir ce soir. Airelle Besson se fait pour nous la porte-parole de ce trio.

÷

Votre trio a pour particularité d’être sans leader…

Ou bien d’être un trio avec trois leaders ! Chacun est venu avec ses idées de reprises de pièces classiques ou ses propres morceaux.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Impressionnante de maturité, la trompettiste Lucienne Renaudin Vary a 18 ans. En trois années de carrière scénique seulement, elle est parvenue à obtenir une Victoire de la musique classique, dans la catégorie « Révélation Soliste instrumental », et à enregistrer un premier album sous son nom. Il comprend des pièces des domaines baroques et classiques, dont des airs d’opéra, ainsi que des standards issus de comédies musicales qu’elle joue à la manière jazz, accompagnée d’un orchestre. Elle en donne des extraits ce soir, après avoir interprété le Concerto de Hummel.

÷

Vous faites souvent l’analogie entre la trompette et la voix humaine…

Pour moi en effet, l’une et l’autre sont très proches du point de vue de l’expressivité. J’interprète d’ailleurs souvent à la trompette des airs qui sont habituellement chantés.

(suite…)

Read Full Post »

Baptiste Trotignon par Franz GaloInterview. Nouvelle soirée de la série Jazz at the Philharmonie, « Trumpet Summit » est une splendide réunion de musiciens de différentes générations, nationalités et styles dont le directeur artistique est le pianiste Baptiste Trotignon. Sont au sommet ce soir Tom Harrell, Flavio Boltro, Stéphane Belmondo, Airelle Besson et Avishai Cohen, ainsi que Greg Hutchinson (batterie), Joe Sanders (contrebasse) et Trotignon lui-même, lequel nous souffle quelques indications sur ce qui va se passer.

÷

La trompette est une des pièces maîtresses de l’instrumentarium jazz…

Depuis que cette musique existe, oui, avec le piano, le saxophone ou la contrebasse, grâce notamment à des figures comme Louis Armstrong, Miles Davis ou Chet Baker.

(suite…)

Read Full Post »

THE AMAZING KEYSTONE BIG BAND 1Interview. Après avoir fait swinguer Pierre et le loup de Prokofiev, The Amazing Keystone Big Band s’empare joyeusement du Carnaval des animaux de Saint-Saëns, autre grande œuvre d’initiation à la musique classique… et présentement au jazz. Elle s’accompagne ici d’un conte inédit par Taï-Marc Le Thanh que dit ce jour Cyrille Eldin. Avec Bastien Ballaz, Jon Boutellier et Frédéric Nardin, le trompettiste David Enhco est l’un des leaders de l’orchestre. Il nous en dit plus.

÷

Comment cette aventure a-t-elle commencée ?

L’orchestre a d’abord été une réunion de jeunes musiciens qui se produisaient un lundi par mois à la Clé de Voûte [keystone en anglais], un club lyonnais. Rapidement, en 2011, le festival Jazz à Vienne nous a commandé un spectacle destiné aux enfants  qui, pour autant, ne déplairait pas à leurs accompagnateurs adultes. L’idée était de rendre accessible le jazz et les musiques improvisées. Ce projet nous a excité au plus haut point. Notre ligne directrice a été d’offrir quelque chose de qualité. Trop souvent, ce que l’on produit pour le jeune public est plutôt médiocre. Après Pierre et le loup… et le jazz, qui a obtenu un grand succès, nous avons voulu continuer sur notre lancée. C’est ainsi qu’est né le Carnaval jazz des animaux, créé aussi à Vienne.

(suite…)

Read Full Post »

ALEX TASSELInterview. Du jazz d’inspiration hard bop nous est servi par ce bugliste qui est ici accompagné de Laurent de Wilde (piano), Sylvain Beuf (saxophone), Diego Imbert (contrebasse) et Julien Charlet (batterie). Ce mirifique quintette vous laisse pantois. Tout est là : excellence des interprètes, compositions inspirées… Du pur jazz cinq étoiles !

÷

Qu’est-ce que représente le hard bop pour vous ?

C’est une musique fondamentale pour moi. J’y reviens toujours, c’est ma façon de garder un pied dans la tradition. Alors que je jouais du piano classique à mes débuts, je me suis peu à peu laissé séduire par cette forme que j’ai beaucoup travaillée. Elle est difficile à s’approprier car elle demande beaucoup de rigueur, notamment du point de vue rythmique et harmonique. Bien qu’elle ne soit pas démonstrative, elle permet de créer des émotions, des histoires… Ce que je fais avec la complicité des musiciens avec lesquels je forme ce quintette depuis longtemps. Nous essayons de l’aborder avec souplesse, à travers un matériau simple que j’apporte et que chacun s’approprie en studio puis sur scène. C’est ça qui est génial avec le jazz, la création est permanente. Pour notre plus grand plaisir et pour celui du public, du moins je l’espère !

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Revoici le trompettiste pour une nouvelle et superbe série d’airs jazz soumis aux vents bénéfiques d’autres musiques : rock, indienne, contemporaine… avec de beaux restes hip-hop et électro même si, comme le dit lui-même Truffaz, on ne peut plus réduire son travail à cette fusion électro-jazz dont il a été un des meilleurs représentants. On retrouve ce soir notre souffleur avec son groupe, auquel se joignent trois vocalistes : Nya, Ed Harcourt et, mais oui, le fragile et flamboyant Christophe !

÷

Vous effectuez un nouveau tournant, cette fois en direction de la chanson…

Une de mes motivations a été de ne plus être catalogué électro ou drum’n’bass. Mon envie de faire une musique différente a déjà pris corps précédemment, mais cette fois je me suis orienté vers la forme chanson, un thème que je trouve excitant. J’ai trouvé en Ed Harcourt, Christophe et Nya, avec qui j’ai déjà beaucoup travaillé, les artistes qui convenaient à ce projet.

(suite…)

Read Full Post »

Critique de disque. La trépidante cavalcade qui ouvre cet album annonce bien la couleur. Il s’agit d’une chanson mélangeant avec folie musiques klezmer et tzigane. Le carnaval auquel nous convie le trompettiste Frank London est une de ces « conspirations » qu’il affectionne. Cofondateur dans les années 1980 des Klezmatics, il contribue activement à la revitalisation du répertoire des juifs d’Europe de l’Est depuis New York, l’un des refuges de la culture yiddish. Mais, là ou d’autres cherchent légitimement à préserver la tradition, lui abat les barrières en invitant des artistes de toute origine à rejoindre sa fanfare – ici, ils sont quarante – et en empruntant des figures de styles dans de nombreuses musiques du monde.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. La musique que nous joue en ce moment ce trompettiste franco-libanais est exceptionnelle. Très mélodique et sensible, elle brasse de nombreuses influences tout en restant éminemment personnelle. On y entend des évocations de sonorités orientales, tsiganes, latino-américaines, classiques européennes, asiatiques ou hard rock… Et pourtant, c’est bien du jazz que l’on écoute là. Mais comment fait-il ?

÷

IbrahimMaalouf cDenisRouvreComment définissez-vous votre musique ?

Je ne sais pas… Je n’ai pas envie de la classer dans un genre particulier. Mais si l’on me dit que ce que je fais est du jazz, j’en suis très honoré. Pour l’enregistrement de mes disques Diasporas, Diachronism et Diagnostic, qui forment un triptyque, j’ai laissé parler mon âme à la manière gitane, comme un vagabond, sans calculer quoi que ce soit. Ma musique est instinctive, elle dit sans doute beaucoup de choses sur moi. Elle est auto-thérapeuthique en ce sens qu’elle m’aide à me libérer d’émotions refoulées, qu’elle m’apporte une certaine stabilité et rend ma vie meilleure.

(suite…)

Read Full Post »

Critique de disque. Buena Vista Social Club, suite… Sans fin, apparemment. Cette formation mythique comprenant tellement de formidables solistes de tout âge, la saga peut durer longtemps. On ne s’en plaindra pas. Cette fois, c’est le trompettiste Miguel « Guajiro » Mirabal qui mène la danse. Pour son premier disque enregistré sous son nom – à 71 ans ! -, il rend hommage à Arsenio Rodriguez, grand révolutionnaire de la musique cubaine des années 1940. C’est ce dernier qui a imposé les orchestres son de type conjunto, dans lesquels la conga, le piano et les trompettes tiennent un rôle très important. Adulé par ses pairs, le « merveilleux aveugle » quittera pourtant Cuba pour tenter sa chance aux États-Unis, où il ne rencontrera pas le succès escompté. Miguel Mirabal, lui, est resté au pays. Originaire de la campagne – d’où son surnom : guajiro signifie péquenot -, il s’est formé à la trompette au sein de la fanfare menée par son père à Melena del Sur. Jeune homme, il rejoint La Havane où il fera partie de nombreux orchestres. En cinquante ans, il a joué avec et pour tout le monde.

(suite…)

Read Full Post »

Critique de disque. Erik Truffaz est trompettiste, beaucoup le compare donc évidemment à Miles Davis. Mais loin de l’accabler, ce rapprochement signifie en général l’intérêt que l’on porte à ce musicien français qui s’est créé un univers très personnel, chaleureux et sensuel, digne de Blue Note, le label qui l’enregistre. Bien branché sur son époque, il donne sa version des musiques qui l’environnent. En partant du jazz, il fait fusionner be-bop, drum’n’bass, rap, funk, rock psychédélique en une formule très efficace – il fut l’un des premiers essayer ce mélange dans les années 1990. Il est excellemment entouré. Pour Saloua, en compagnie du vocaliste Nya (de tendance hip hop), du contrebassiste Michel Benita, du batteur Philippe Garcia et du guitariste Manu Codjia, le trompettiste s’aventure sur de nouvelles terres en compagnie du chanteur et joueur de bendir Mounir Troudi, un Tunisien rencontré lors d’un de ses nombreux voyages.

(suite…)

Read Full Post »

Critique de disque. Dans les années 1960, alors que nombre de jazzmen afro-américains rêvaient à un retour sur la terre de leurs ancêtres, de jeunes musiciens d’Afrique ne souhaitaient qu’une chose : s’envoler vers les États-Unis pour assouvir leur passion pour le jazz ! Parmi eux, Hugh Masekela. En 1964, il quitte l’Afrique du Sud et son régime d’apartheid pour suivre des études musicales à New York, dans l’espoir de devenir membre des Jazz Messengers ou de l’orchestre mené par Horace Silver. Le trompettiste essuie refus sur refus. Non pas parce que les maîtres auprès desquels il se présente le chassent avec mépris, mais en raison même de son talent particulier : « Fais ton truc à toi », lui disent-ils tous en substance, notamment Miles Davis… Stewart Levine, son producteur, raconte cette histoire croquignolette dans le livret qui accompagne une sélection de titres enregistrés entre 1966 et 1974. À la trompette, Hugh Masekela possède effectivement un style très spécial, instable, très vivant, ainsi qu’une voix non moins originale. Les genres en vigueur dans son pays ont bien entendu largement influencé sa musique, de même que les rythmes latino-américains et la bossa nova. Grâce à ce disque, on suit l’évolution du jazzman sud-africain, du hard bop de ses débuts au groove des années funky.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Au moment où est réédité Kind of Blue, le chef-d’œuvre du jazz de Miles Davis, le trompettiste Médéric Collignon célèbre le cinquantième anniversaire de cet enregistrement légendaire en compagnie de son groupe Jus de Bocse à l’invitation du Duc des Lombards. Deux saxophonistes le rejoignent : Pierrick Pedron le 16 et Géraldine Laurent le 17.

÷

Quelle forme va prendre votre interprétation d’un tel chef-d’œuvre ?
Nous allons jouer les titres de l’album en bousculant les repères, en nous référant notamment à la période électrique de Miles Davis. C’est le point de départ du projet, mais je suis ouvert à toutes les idées du groupe et des invités. J’ai envie d’être surpris, quitte à ce que ce qui va se faire s’éloigne de mes propres idées ! Ce sont des concerts proposés dans un esprit ludique.

(suite…)

Read Full Post »

Interview. Ce trompettiste de jazz est un phénomène : il remplit les salles et vend des disques comme un chanteur de rock ou de variétés à succès. Aussi bien en France qu’à l’étranger, et cela sans compromettre sa musique. Nourri depuis longtemps de sonorités issues du monde de l’électro, Erik Truffaz introduit à présent des éléments de musique tunisienne dans ses compositions, comme on peut l’entendre dans le disque Saloua.

÷

Le voyage tient-il une grande place dans votre vie ?

Beaucoup, de par mon travail de musicien, mais aussi parce que découvrir le monde est pour moi une passion. Quand j’étais enfant, je voulais devenir aventurier et musicien… Savoir que sur les trois quarts du globe on vit de mille et une façons différentes, ça ne m’attriste pas, ça me donne de l’espoir.

Qu’est-ce qui a déclenché cette envie précoce de voyage et de musique ?

Quand la télévision est arrivée à la maison vers 1967, cela a été un grand choc car elle m’a ouvert une fenêtre sur le monde… Mes premiers héros ont été des cow-boys de séries télé. Après, cela a été les musiciens de rock. A l’époque, je vivais près de la Suisse. On pouvait voir de nombreuses retransmissions de concerts du festival de Montreux. Led Zep’, Hendrix, Weather Report, des groupes très costauds. Le rock et le jazz m’ont permis de me démarquer de la musique de variétés que jouait professionnellement mon père.

(suite…)

Read Full Post »